CHARLES MALINAS, EX-AMBASSADEUR FRANCAIS EN RCA

Jeudi 30 Nov. 2017 : 09H59

 CHARLES MALINAS, EX-AMBASSADEUR FRANCAIS EN RCA QUI A SEME LE VENT, VA RECOLTER LA TEMPETE

L’ex-ambassadeur français en République Centrafricaine, Charles Malinas a été formellement mis en cause par la justice de son pays d’avoir délivré des passeports et visas, favorisant ainsi  l’entrée des rebelles et des terroristes sur le territoire français. L’affaire est encore pendante à  la justice. Au cas où les charges seront suffisantes, Charles Malinas sera jugé et encourra la peine de prison. « Qui sème le vent, récolte la tempête », déclare la Bible.

L’ex-ambassadeur français en République Centrafricaine, Charles Malinas a été à maintes reprises accusé à tort ou à raison par la population de manipuler les Centrafricains à s’entretue. Les compatriotes centrafricains des 3ème et 5ème arrondissements de la ville de Bangui en savent quelque chose de la manipulation des groupes armés par l’opération Sangaris sous les yeux de l’ancien ambassadeur français Charles Malinas.

Pour vous rafraîchir la mémoire, Charles Malinas a été humilié et chassé sous forte escorte au km 5 lors du lancement officiel des opérations de recensement électoral. « Traître », c’est l’expression que les malfrats ont utilisé pour qualifier Charles Malinas et ces metteurs en scène, ce jour-là au km 5. Le mot traître utilisé par les malfrats a plusieurs sens. Il peut s’agir d’une personne dont le rôle est de trahir ou d’une personne qui est nuisible sans le faire  paraître. C’est la preuve que l’ancien ambassadeur français en RCA, Charles Malinas pourrait être  impliqué dans plusieurs cas des massacres et exactions commis par les groupes armés sur la population civile centrafricaine.

La justice est lente, mais finit toujours par triompher sur les criminels, les hors la loi et leurs complices. Si les Nations Unies font réellement  leur travail sur les principes de l’impartialité et de la neutralité, plusieurs hautes personnalités tant nationales qu’internationales vont passer devant la justice afin de répondre de leurs actes. Les déclarations fracassantes de feu Joseph Zoundéko, paix à son âme et Azor Khalid, citant nommément certaines autorités centrafricaines et certains responsables des Nations Unies de soutenir les groupes rebelles en disent long sur les massacres et autres crimes commis sur la population civile.

La justice française a fermé les yeux sur des cas graves de viols et d’abus sexuels commis par l’opération Sangaris sur des mineurs centrafricains. Et pourtant Charles Malinas, ambassadeur à l’époque, était bien au courant de ces violations graves des Droits de l’Homme. Les victimes sont encore vivantes. Il suffit de se rapprocher d’eux pour recueillir leurs témoignages qui peuvent servir de preuves. Malheureusement, la justice française a classé l’affaire au motif qu’il n’y a pas de preuves. Une politique de deux poids, deux mesures appliquée par les autorités judiciaires françaises vis-à-vis des mineurs centrafricains.

Le rapport « Mapping », rendu public par les Nations Unies s’est focalisé uniquement sur les cas de crimes et autres exactions commis par les groupes armés et les forces de la Misca. Alors que l’opération Sangaris a été soupçonnée d’être auteur de plusieurs cas de viols et abus sexuels. De quelle impunité parlent les responsables des Nations Unies qui ferment les yeux sur certaines exactions et crimes commis non seulement par les milices armées, mais aussi par les forces internationales (Sangaris et Minusca) ?

« Il n’ya pas de secret dans le monde », dit-on. Tous ceux qui ont soutenu les groupes armés à massacrer la population civile centrafricaine seront connus un de ces quatre matins. Charles Malinas pensait être le plus malin. Mais aujourd’hui, le voile se lève peu à peu sur ces manœuvres machiavéliques. Son dossier se trouve en ce moment devant la justice pour qu’il réponde de ses actes. Et il est certes vrai que « nul n’est au dessus de la loi ».

La Cour Pénale Spéciale est un signal fort lancé aux auteurs, co-auteurs et complices des plus graves violations des Droits de l’Homme et du droit International Humanitaire commises sur le territoire de la République Centrafricaine non seulement par les groupes armés, mais aussi par certaines personnalités centrafricaines et étrangères. Qui vivra, verra  !

 

Bénistant MBALLA

 

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