ALKHATIM ET SES HOMMES ONT COMMIS UN CRIME CONTRE L'HUM...

Vendredi 14 Octobre 2016 : 09h42

ALKHATIM ET SES HOMMES ONT COMMIS UN CRIME CONTRE L’HUMANITE : LE BILAN AVANCE NE CORRESPOND PAS AUX ATROCITES, PORTE PAR PORTE

 Alkhatim 1La Minusca est témoin oculaire de la pire des atrocités commises en RCA, ce mercredi 12 octobre 2016. Les ennemis de la République et de la paix ont frappé dur, décimant la population civile. Kaga-Bandoro était couverte d’épaisses fumées. Les tueries, les incendies des maisons avec les occupants à l’intérieur calcinés, cela dépasse tout entendement humain. La communauté internationale qui prive la RCA de ses moyens de défense, de son instrument de souveraineté, doit prendre ses responsabilités pour garantir la sécurité de la population civile, en proie aux criminels de la pire espèce. Un tel degré d’atrocité ne peut demeurer impuni. Après les tueries de Ndomété, aucune action vigoureuse n’a été entreprise pour dissuader les bourreaux, alors ils récidivent.

Quelle volonté politique peut-on demander à un Chef d’Etat qui s’emploie de nuit comme de jour, à restaurer la paix et la sécurité dans le pays ? Pour preuve, plus de dix (10) groupés sont représentés dans la première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du PN-DDRR, à Bangui, depuis ce mercredi 12 octobre 2016. Touadéra n’a aucune armée sous les bras pour défendre son peuple. L’embargo apparaît désormais comme une contribution de la France à ce crime contre l’humanité qui se déroule en Centrafrique. Comment maintenir l’embargo et exposer les  populations civiles  sans armes, sans défense, à de telles atrocités ? Kouango, Ndomété, Koui et maintenant Kaga-Bandoro, c’est trop. Pondre les Résolutions, pendant que la population civile est massacrée, cela porte bien les couleurs et la stratégie de la France. Nous interpelons le G 8 sur ce génocide qui se profite en RCA, sous ses yeux. Les Centrafricains s’attendaient à la paix, à la sécurité, en contrepartie du sacrifice consenti sous les balles pour asseoir la démocratie et ramener le pays dans le concert des nations.

Après les élections, nous aurons des autorités légitimes avec qui nous pouvons travailler. Qu’en est-il aujourd’hui ? Les autorités légitimes sont en place, mais abandonnées, les mains nues faces aux groupes armés sanguinaires, de véritables va-t-en-guerre, qui n’ont ni conscience, ni foi. C’est par vingtaine, cinquantaine, centaine que les populations civiles sont massacrées, leurs maisons incendiées, les sites des populations déplacées sont attaqués, au vu et au su de la Minusca, pendant plus de six (6) heures de carnaval de carnage. Le G 8 doit changer de fusil d’épaule pour éviter à la RCA le plus grand lac de sang. Le cycle devient de plus en plus insoutenable, insupportable, macabre. La série noire n’aura-t-elle jamais de fin en Centrafrique ? Les Etats Unis, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEEAC, la CEMAC sont pourtant là et observent sans réagir, une population civile décimée par des mercenaires de tout poils. Des populations civiles, dans leurs maisons, sur les sites des déplacés, sont froidement canardées comme des singes, ruinées, exposées à tout, au vu et au su du G 8. L’embargo est une contribution de la France aux crimes contre l’humanité en Centrafrique. La France est le véritable bourreau des Centrafricains. C’est elle qui expose la population civile au génocide. La population civile et les groupes armés, c’est un génocide puisque les deux camps ne sont pas à arme égale.

Il faut modifier en extrême urgence le mandat de la Minusca. La dernière Résolution  2301 du Conseil de Sécurité ne prévoit pas l’usage de la force militaire. Une telle disposition est non seulement naïve, mais criminelle puisque c’est la France qui l’a taillée sur mesure pour des raisons inavouées. Les réalités du terrain aujourd’hui imposent une relecture de cette Résolution 2301. A moins que la France veuille faire obstacle à Touadéra par tous les moyens, parce qu’il n’est pas son cache-sexe. Tout a été essayé et le dialogue a porté ses fruits, mais quelques groupes armés sont toujours hostiles à la paix et au dialogue et Touadéra n’a toujours pas d’armée. N’est-ce pas un paradoxe ahurissant qui cache les vraies intentions de la France ? Que gagne-t-elle en pérennisant la crise centrafricaine ? Faut-il un génocide comme au Rwanda pour réveiller la communauté internationale ? A quel niveau faut-il se rendre à l’évidence que la population civile n’en peut plus. Pourquoi condamner la Russie en Syrie, alors que la France planifie un génocide en RCA ? La France retire ses troupes au plus fort de la crise, mais sert de goulot d’étranglement à la RCA au Conseil de Sécurité. La RCA n’a pas un droit de VETO comme la Russie pour balayer les velléités de la France, alors silence radio sur les crimes en Centrafrique couve la France.

La situation paraît sans issue, alors Touadéra doit solliciter d’autres pays amis en mesure de l’aider à juguler la crise. La France est décidée à faire capoter son mandat sur toute la ligne. Nous ne serons jamais en paix si nous n’explorons pas d’autres voies de sortie de crise. Les tueries deviennent de plus en plus le petit bout de pain au quotidien. C’est la carte française pour mettre la pression sur les autorités centrafricaines depuis la transition à ce jour. La France utilise tous les artifices sans parvenir à son dessein. L’Angola, l’Afrique du Sud, le Royaume du Maroc peuvent nous aider à sortir du gouffre, car le G 8 nous laisse massacrer comme des mécréants. Cherchons par nous-mêmes les moyens de restaurer la paix et la sécurité dans notre pays.

Julien BELA

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