ABLE-RONDE SUR « SECURITE ....

Lundi 18.09.2017 : 10H42

TABLE-RONDE SUR « SECURITE ET ACTION HUMANITAIRE EN RCA :  RELATION ENTRE LES ACTEURS HUMANITAIRES ET LES MEDIAS » 

Une table-ronde, organisée par l’ONG Internews sur le thème, « Sécurité et action humanitaire en RCA : relations entre les acteurs humanitaires et les médias », s’est déroulée au Centre des Ressources  pour les médias (CRM), ce jeudi 14 septembre 2017, de 10 heures à 12 heures. Elle a regroupé les acteurs humanitaires venus de différentes ONG et les professionnels des médias. Selon le directeur de projet Internews, Pascal Chirhalwirwa, cette table-ronde vise à mettre en lumière le travail des Organisations de la société civile, des organisations humanitaires et leurs relations avec les médias. Il s’agit d’une occasion qui permettra aux parties prenantes de partager des informations sur leurs diverses activités et leurs relations avec les médias (forces, faiblesses, souhaits et moyens d’action avec les médias) afin d’informer les populations vulnérables des réponses humanitaires et des ressources mises à leur disposition. Après présentation des objectifs de cette table-ronde, la parole était donnée à la représentante de l’ONG Plan International, Marceline Eboma, spécialiste de Plan d’urgence. Pour elle, l’ONG Plan International a donné une très grande importance aux médias qui sont un canal de communication car, grâce à eux, cette ONG peut atteindre ses objectifs. Quand à la représentante de DRC et en même temps de la ligne verte 4040, elle a indiqué que c’est quand il y a un besoin que son ONG passe par les médias. Le directeur de l’Agence Centrafrique Presse, Simon-Pierre Ndouba, a signifié que son agence n’a pas des relations structurelles avec les humanitaires. Ses journalistes n’interviennent que pour couvrir les activités des ONG seulement s’ils sont invités. « Par rapport au contexte sécuritaire tendu, des ONG ont peut-être une réticence pour donner des informations aux journalistes car cela peut retourner contre eux », a-t-il martelé. Suite à ces aperçus sur la stratégie de communication des ONG et leur collaboration avec les médias (état des lieux), des échanges entre les acteurs humanitaires, les organisations de la société civile et les médias sur le thème, « sécurité et action humanitaire : relation avec les médias », se sont ouverts. Pour les professionnels des médias, les ONG humanitaires ne veulent pas donner des informations claires, précises et nettes aux journalistes sur les exactions des groupes armés dans l’arrière-pays et ne travaillent qu’avec un groupuscule d’organes. En réponse à ces affirmations, certains représentants des ONG ont clairement dit que les journalistes ne protègent pas leurs sources. A titre d’exemple, un employé d’une ONG avait perdu son emploi tout juste parce qu’il a donné une information à un journaliste. Dans son article, il a cité nommément cet employé, ce qui a valu son licenciement. En outre, les ONG sélectionnent des organes à qui ils ont confiance et travaillent avec eux. A l’issue de ces échanges, des recommandations ont été formulées pour améliorer les relations entre les ONG humanitaires, les Organisations de la société civile et les médias. Nous espérons désormais que les relations qui existent entre ces différentes entités se raffermiront davantage pour que le grand public soit informé en temps réels sur ce que font les ONG humanitaires. C’était à 12 heures que le rideau était définitivement tombé sur cette table-ronde.  

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×