FFRONTEMENTS A BRIA, BAKALA, IPPY, NDASSIMA, ALMINDAO...

Vendredi 16/12/2016 : 10H51

AFFRONTEMENTS A BRIA, BAKALA, IPPY, NDASSIMA, ALMINDAO, C’EST TOUJOURS ENTRE L’UPC ET LE FPRC : DARAS ET NOURREDINE SE CROIENT-ILS PLUS FORTS ?

 

Le peuple centrafricain en général, et les Centrafricains de l’arrière pays en particulier, peuvent-ils dormir en paix sans entendre des détonations d’armes de guerre de tout calibre ? Depuis le mois de septembre 2016, jusqu’à ce jour, on ne fait que parler de l’UPC et du FPRC à longueur de journée. Les noms de Nourredine Adam et Ali Daras reviennent toujours sur le bout des lèvres des Centrafricains et font couler beaucoup d’encres et de salives. Ali Daras de l’UPC et Nourredine Adam du FPRC se croient-ils plus forts que tous ceux qui ont pris les armes pour démettre Bozizé du pouvoir ? C’est toute la question que les Centrafricains se posent aujourd’hui.

De Bria à Alindao en passant par Bakala, Ippy, Ndassima, Alindao et récemment dans un village à Mbrés, les affrontements entre l’UPC et le FPRC poussent comme des champignons dans la forêt de la Lobaye, alors que nous sommes en saison sèche. Il ne se passe pas un jour sans que l’on signale des combats entre ces soi-disant seigneurs de guerre qui hantent la vie des Centrafricains. A cause d’eux, les Centrafricains dans l’arrière pays continuent toujours d’errer d’un lieu à un autre, à la recherche d’un abri sûr. Les sites des déplacés sont pleins à craquer. Leurs concitoyens s’y entassent comme des sardines dans une boîte de conserve. Cette situation ne les émeut guère. Ils prennent toujours leurs armes pour leur nombril, ou le bout du monde, pendant que les autres souffrent dans leur peau et dans leur chair. Les Centrafricains sont massacrés comme des bœufs à l’abattoir, écrasés comme des mouches. Les handicapés, ceux qui sont traumatisés, ne se comptent plus.

Non, non et non. Ali Daras et Nourredine Adam doivent être arrêtés et traduits en justice pour répondre de leurs actes. Car le sang a trop coulé sous le pont. Il faut arrêter cette hémorragie. Les Centrafricains sont des hommes et non des animaux. Ils doivent être traités au même diapason que les autres humains vivant sous d’autres cieux. Ali Daras, nigérien et Nourredine Adam, tchadien, ne peuvent indéfiniment défier la Communauté internationale et les autorités démocratiquement élues ainsi que les Centrafricains sur leur propre terre. Ces étrangers nous ont assez roulés dans la farine et dans la boue. Il est temps que les affrontements cessent. Pour cela, la Minusca qui dispose d’un mandat robuste, doit monter en puissance en s’interposant entre ces deux (2) branches dissidentes de la Séléka qui continuent de donner du fil à retordre aux populations centrafricaines. Car, « il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour la paix ».

Les Anti-Balaka, exceptés ceux de Mokom qui suivent aveuglement les ordres de Bozizé, ont compris la nécessité de la paix et œuvrent aujourd’hui pour la cohésion sociale. Alors, pourquoi Ali Daras, Nourredine Adam et leurs hommes ne font pas autant ? S’ils pensent qu’ils n’ont pas des prédateurs, qu’ils sont des extraterrestres, des damnés de la terre, ils se trompent largement. Où sont passés aujourd’hui Mouammar Kadhafi, Saddam Hussen, Mobutu Sésé Séko, Samuel Doe, et nous en passons ? Tous se croyaient plus forts à l’exemple de Nourredine et Daras. Mais beaucoup ont péri dans des circonstances très dramatiques. Il en sera de même pour ces hors-la-loi, ces criminels qui tuent, massacrent, violent, braquent leurs semblables dans les affrontements qui les opposent depuis un certain temps dans les villes citées ci-haut.

Les actes barbares, indignes, inhumains, bestiaux de ces malfrats ont débordé le vase et franchi monts et océans. Si les autres ont opté pour le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), il est hors de question qu’ils se dérobent à la règle. Tous doivent passer par ce chemin pour donner la chance aux Centrafricains et au pays de bénéficier des retombées de la table ronde des donateurs, tenue du 17 au 18 novembre dernier. Si toutes les voies pacifiques sont épuisées, il serait souhaitable de passer à la vitesse supérieure. Nous voulons le dialogue pour résoudre cette crise et sortir tête haute. Mais si les uns et les autres optent pour la guerre, les affrontements, que faut-il faire ? Ceux qui meurent chaque jour sous les balles de Nourredine et Ali Daras, ne sont-ils pas des Centrafricains ? Seront-ils ressuscités par ces deux (2) chefs de guerre ? Que les affrontements entre l’UPC et le FPRC cessent pour toujours !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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