FATIMA, AVENUE CEMAC BARRICADEE : NI EAU, NI ELECTRICITE,

Mercredi 21.12.2016 : 11H53

FATIMA, AVENUE CEMAC BARRICADEE : NI EAU, NI ELECTRICITE, DES POPULATIONS ABANDONNEES PAR LA SODECA ET L’ENERCA

 

 

L’Enerca a promis à la population de Fatima de restaurer l’électricité ce lundi 19 décembre 2016. Mais rien n’a été fait ce mardi 20 décembre 2016. La population est repartie dans la rue pour exprimer son mécontentement. L’Avenue de la CEMAC a été hermétiquement barricadée, au point qu’un moucheron ne pouvait passer. Les taxis, taxis-motos et les particuliers qui vont au travail, ont dû utiliser un long détour pour contourner ce « mur de Berlin  », érigé par la population. C’est la seconde fois que le quartier Fatima exprime son mécontentement et sa colère face à la privation en eau et en électricité.

Pour l’Enerca, le transformateur surchargé a pété depuis bientôt deux (2) mois. La très mauvaise gestion du directeur général sortant, a un impact crucial sur cette société d’Etat. Le nouveau directeur général Bendima, a hérité d’un cadeau empoisonné d’avance. Il ne doit gérer que des patates très chaudes laissées au four par son prédécesseurs, un vrai prédateur hors hiérarchie et très peu recommandable. Bendima doit grincer des dents pour parvenir à remettre l’Enerca sur les rails. Fort heureusement, c’est un grand ingénieur, un grand technicien, un technocrate de la série énergétique. Il s’en sortira.

Quant à la Sodéca, cela fait quatre (4) ans, jour pour jour, que Fatima a disparu de ses radars, sans qu’elle ne s’en émeuve. La qualité de l’eau laisse à désirer, avec des dépôts sédimentaires jaunâtres au fond des cuves qui gardent l’eau. 4 ans, c’est tout de même inacceptable, inadmissible, pour une entreprise qui vit, qui fonctionne, qui paie royalement son personnel. L’eau est-elle réellement la vie ? Abandon, indifférence, incompétence notoire, absence totale de vision, tout se conjugue à la SODECA. La population de Fatima ne sait plus à quel saint se vouer, sinon, se résoudre à la corvée journalière, à la randonnée pour l’eau au-delà de ses frontières. Ainsi va la SODECA à Bangui en général et à Fatima en particulier.

Depuis l’annonce de la « rupture » prônée par Touadéra à son investiture, la SODECA n’a pas encore décidé de prendre la cour locale. Faut-il faire descendre des extraterrestres du ciel pour traduire dans les faits, ce qu’on appelle « eau potable » et mieux « l’eau, c’est la vie ». Car la population de Fatima est privée de vie et exposée à la mort lente. Beaucoup d’enfants ont des ventres comme un ballon de basketball. Les puits d’eau sont en vogue en pareille circonstance et Dieu seul sait le sort de cette population. Le malheur ne venant jamais seul, la saison sèche qui débarque en trombe, va assécher les puits. Les ONG Humanitaires Internationales œuvrant dans le domaine de l’eau, doivent voler au secours de la population de Fatima avec des forages pour réduire un temps soit peu, le calvaire des ménages. Quatre ans, pas une goutte d’eau, imaginons l’état des tuyaux qui conduisent l’eau. C’est encore un autre empire de virus et tant d’autres germes de maladies diverses. Fatima se situant en hauteur sur la colline, mérite un château d’eau, si la SODECA était responsable et patriote. D’ailleurs, beaucoup de châteaux d’eau ne fonctionnent plus comme à Boy-Rabe sur la colline. Dommage !

Selon les informations en notre possession, il y a plus de 200 contractuels au sein de l’Enerca. A l’observation, ce sont les fils, tantes, copines, récoltés par les anciens directeurs généraux qui y trainent leur bosse. De l’autre, les cadres de l’Enerca qui ont collectionné ces contractuels, doivent faire valoir leur droit à la retraite. Mais personne ne veut aller à la retraite, alors qu’ils sont à bout de souffle, pratiquement improductifs. Le nouveau directeur général, Bendima doit donner un coup de pied dans la fourmilière. Ceux qui sont à la porte de la retraite doivent partir immédiatement sans condition. Parmi les 200 contractuels, il faut sélectionner ceux qui sont aptes à travailler pour remplacer  ceux qui vont à la retraite, car c’est du sang jeune, dynamique, plein d’énergie. La retraite n’est pas la mort. Il faut savoir passer le témoin à la jeunesse. Monsieur Bendima ne doit pas avoir froid aux yeux pour les vieux crocos. C’est un grand coup de balai qu’il faut à l’Enerca pour purger les ressources humaines, les rajeunir. C’est la rupture avec les vieilles habitudes qui tuent les entreprises en RCA. Le reste des contractuels doit être mis à la disposition de leurs parents pour emploi.

 

Julien BELA

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