Du Jeudi 24 Novembre 2016

Jeudi 24.11.2016 :

L’Editorial de Julien BELA :

DES REVENDICATIONS DU FPRC, RPRC, UPC ET MPC

Cmn 2352 du jeu 24 nov 2016

 

Les revendications politiques, selon certaines informations en notre possession, sont remises sur la table du gouvernement par le FPRC, le RPRC, l’UPC et le MPC. Sur quinze (15) groupes armés, dix (10) se sont engagés sans condition pour la paix, depuis plusieurs mois. Le RPRC, le FPRC, l’UPC, le MPC et les Anti-Balaka version Mokom jouent les irréductibles, les récalcitrants, les va-t-en-guerre. Les cinq (5) groupes récalcitrants, selon les informations, revendiqueraient la Primature et cinq (5) ministères. Que diront ceux qui se sont engagés volontairement pour le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) ? Ils seront dans l’obligation de revendiquer des postes ministériels au même titre que les autres.

Dans les circonstances actuelles de l’après Bruxelles, le gouvernement peut-il être totalement rebelle ? Quelle place sera réservée aux élus, à la démocratie et au développement ? Touadéra pourra-t-il rendre compte d’un tel gouvernement, mi-rebelle, avec leurs niveaux que nous connaissons ? Ceux qui soutiennent de telles revendications sont les pires ennemis de la République. Ceux-là que nous avons déjà connus, étant au pouvoir sous Djotodia, pouvaient-ils concevoir des dossiers et les soutenir à Bruxelles ? Le FPRC, le RPRC, l’UPC, le MPC et Mokom veulent jouer avec la vie d’une nation.

Revendiquer de l’argent, c’est faisable, mais prendre la vie d’une nation avec tant de légèreté et d’irresponsabilité, c’est se moquer du peuple centrafricain qu’ils continuent de martyriser. L’argent des bailleurs de fonds, fait l’objet d’un suivi scrupuleux dans la gestion. Touadéra est élu, l’Assemblée Nationale est élue, ils ont l’obligation de résultats, mais et surtout, l’obligation de rendre compte de leur gestion au peuple souverain qui les a mandatés. Ce n’est plus un gouvernement élu qui dispose d’un mandat de cinq (5) ans. Nulle part, dans les Accords de Brazzaville, et du Forum de Bangui, il n’est question de partager des postes d’un régime légitime avec des rebelles. C’est une fuite en avant, soit une provocation des cinq groupes rebelles qui retardent inutilement la mise en œuvre du processus DDRR.

Les rebelles au gouvernement, c’est le scénario du nègre à Paris, une voiture, les honneurs, mais rien dans la tête. Tous les Centrafricains ne sont pas ministres, mais ils vivent. L’ex-coalition Séléka était au pouvoir, elle a lamentablement échoué, chassé comme des mal propres par la CEEAC, par la voix du président tchadien Idriss Déby Itno et alors ? Aucun talent de manager, ils ont perdu leur temps à tuer leurs compatriotes comme des poulets. Il n’y a pas autre chose à faire que de freiner l’espoir des Centrafricains à la paix, à la sécurité et au minimum vital pour une vie décente. Les affaires et les circuits du diamant et or sont encore là pour devenir collecteurs ou hommes d’affaires.

 

 Julien BELA

 

 

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