DES TONNES D’ARGENT INJECTES DANS LE

Vendredi 28 avril 2017 : 11H38

DES TONNES D’ARGENT INJECTES DANS LE  PROGRAMME DDRR : LES REBELLES SONT GATES ET DOIVENT S’ORIENTER VERS LA PAIX ET LE DEVELOPPEMENT

Le gouvernement que dirige Mathieu-Simplice Sarandji, sous la très haute impulsion du président de la République, Chef de l’Etat, le professeur Faustin-Archange Touadéra déploie des efforts considérables pour le retour de la paix et de la sécurité en RCA. Et ce n’est un secret pour personne. Si certains groupes armés persistent dans la violence, ce n’est ni la faute de l’Exécutif, ni celle des Centrafricains. Un rebelle est un rebelle. Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, sa mentalité évolue en dents de scie. Pour lui faire comprendre quelque  chose, cela prend habituellement du temps et n’est pas du tout facile. Mais comme l’on dit, « petit à petit, l’oiseau fait son nid », nous pensons pour notre part que l’Exécutif et la Communauté internationale parviendront à la réussite du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Les combattants des groupes armés, pour leur part, s’aligneront sans condition sur ce processus.

Des sommes colossales ont été injectées dans le programme tant par la Banque Mondiale que le gouvernement et la Minusca. Ces fonds seront entièrement mis à la disposition des combattants et non des populations civiles qui ploient depuis plusieurs années sous leurs bottes. En plus de leurs exactions de tout genre sur les pauvres citoyens civiles, nous citons entre autres, les rackets, les braquages, les rançonnements, les destructions systématiques des biens d’autrui et de l’Etat, les pillages à ciel ouvert, des tonnes d’argent ont été mis à leur disposition. Or, d’après certains centrafricains, ce fonds aurait du être déboursé dans l’humanitaire afin d’aider les compatriotes qui souffrent dans leur chair et leur âme. Tel ne semble pas être le cas. Ce sont des miettes qui tombent aux humanitaires. Ces derniers ont aujourd’hui toute la peine du monde à voler au secours des nécessiteux, compte tenu de leurs moyens limités.

Comme il est dit, « la sécurité et la paix, c’est l’affaire de tous », nous devons nous atteler d’abord à rechercher ces pierres précieuses pour l’avenir de la RCA et de nous-mêmes. Ce n’est pas la fin du monde si des sommes importantes sont destinées au DDRR. C’est pour la survie de tout un chacun de nous. Car, sans la paix, rien ne peut se faire. On ne peut construire des routes, des ponts, des écoles, des hôpitaux pour le bien-être de tous. Nous savons tous que toutes les infrastructures sont détruites et nécessitent des réhabilitations. Pour qu’elles se concrétisent, il faut que les armes se taisent. Pour cela, nous devons dorloter, bercer, caresser les rebelles dans le sens du poils afin qu’ils déposent les armes. C’est dans ce sens que le gouvernement et la Communauté internationale ne dorment pas la nuit, trouvent des moyens financiers pour mettre à l’aise ces compatriotes qui ont pris les armes. Cela ne veut pas dire que les populations civiles sont abandonnées à leur triste sort. Si la Banque Mondiale (BM), le gouvernement et la Minusca ont débloqué des sous pour le DDRR, d’autres partenaires au développement, ainsi que le gouvernement et même la Minusca se pencheront vers d’autres secteurs pour satisfaire les besoins de tout un chacun.

Vu le montant colossal qui a été investi dans le DDRR, les rebelles doivent s’orienter désormais vers la paix et le développement en RCA. La guerre a trop duré et a fait de nombreuses victimes. Il est temps de faire la paix et de reconstruire le pays de feu président fondateur Barthélémy Boganda, tombé plus bas que terre. Cette paix et cette reconstruction ne peuvent passer qu’à travers le Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion des groupes armés dans la vie civile. Les combattants étrangers doivent aussi être rapatriés dans leur pays d’origine sans condition pour favoriser le retour de la paix et de la sécurité en RCA. Aucun  combattant des groupes armés ne doit s’entêter, refuser d’adhérer au programme DDRR.

L’argent qui est décaissé, c’est pour les rebelles. Ils doivent profiter de ces opportunités pour s’épanouir, développer leur pays et changer leurs conditions de vie. Ils ne doivent plus considérer leur arme comme le bout de leur nombril. Nous pensons que, sans les armes, ils vivront et mèneront une belle vie, au lieu de passer la nuit à la belle étoile et à la merci des reptiles. L’homme n’est pas fait pour dormir dans la brousse comme les animaux mais plutôt à la maison. L’heure est venue pour que la vie des combattants change. C’est une occasion à jamais. Ils doivent saisir la perche tendue par la BM, le gouvernement et la Minusca, à travers ces fonds pour refaire leur vie, devenir des citoyens dignes et respectés.

Le slogan, « plus jamais ça », doit se concrétiser sur le terrain. Nos compatriotes qui ont pris les armes, doivent tourner le dos aux tueries, aux incendies des maisons, aux destructions systématiques, aux viols, vols, braquages et regarder désormais vers leur avenir. Que personne ne les trompe à persévérer dans la violence aveugle qui ne changera pas leur vie mais les enfonce davantage dans l’abîme, l’Allégorie de la Caverne. Les fonds sont là. Ils sont disponibles. Les combattants des groupes rebelles doivent en profiter en déposant les armes pour la paix et le développement en RCA.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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