DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Jeudi 08 Décembre 2016 : 13H17

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

 LE RETRAIT DES HUMANITAIRES DE BAMBARI, UN COUP DUR POUR LA POPULATION

 

La population commence à ressentir les conséquences du retrait des humanitaires de Bambari. Plusieurs sources jointes dans la localité, parlent de situation de plus en plus préoccupante tant pour les déplacés que pour l’ensemble de la population.

Les humanitaires se sont retirés de Bambari après le récent affrontement entre l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) et le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique à Bakala, ville située à 60 Km du Chef-lieu de la Ouaka. Pour de nombreux habitants contactés par le RJDH, le retrait des acteurs humanitaires a eu d’énormes conséquences sur la population.

Jacob Endjiadji, enseignant à l’Ecole Normale d’Instituteurs (ENI) de Bambari qualifie ce retrait de « coup dur pour les personnes déplacés car ce sont ces humanitaires qui prêtent mains fortes aux déplacés à travers la distribution des vivres et les soins », explique-t-il.

Le retrait massif des acteurs humanitaires, selon la même source, a créé la panique au sein de la population, « avant de quitter, ils ont parqué tous leurs véhicules à la base de la Minusca et cela a créé la psychose au sein de la population. Mais la ville est calme pour le moment », a-t-il précisé.

Maurice père de six enfants vivant sur le site des déplacés a aussi regretté ce retrait avant d’appeler au soutien de l’Etat, « depuis que nous vivons sur le site, seuls les humanitaires nous assistent. Comme ils craignent pour leur sécurité, il est important que le gouvernement prenne ses responsabilités pour nous aider », souhaite t-il.

L’altercation entre l’UPC et le FPRC à Bakala ayant provoqué le retrait des humanitaires de Bambari, intervient après celle de Bria qui avait fait plusieurs morts, des blessés et le déplacement de 10.000 personnes. Le Commandant de la Force de la Minusca, le Général Bala Keita a menacé d’appliquer dorénavant la résolution des Nations Unies si les fractions s’affrontent dans la ville au milieu de la population.

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 L’ANCIEN PRESIDENT FRANÇOIS BOZIZE PROPOSE LA TENUE D’UN DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF

 

L’ancien président, François Bozizé chassé du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, a appelé à la tenue d’un dialogue politique inclusif entre Centrafricains. Dans un mémorandum qu’il a lui-même signé au nom de son parti le KNK, François Bozizé pose ce dialogue comme le gage du retour à la normale en Centrafrique.

L’appel au dialogue politique de François Bozizé intervient au moment où plusieurs villes contrôlées par des groupes armés, sont sous tension suite aux rivalités entre des tendances ex-Séléka.

L’ancien président regrette que cette recrudescence de violences se fasse malgré la présence importante dit-il, des casques bleus de la Minusca. François Bozizé dénonce dans ce mémorandum « les tergiversations des mouvements politico-armés au moment d’intégrer résolument le DDRR », précise le document.

Déstabiliser les nouvelles autorités, c’est l’un des objectifs de ces violences, selon le chef de fil du KNK « de même, les actes tendant à empêcher le rétablissement de l’autorité de l’Etat et à déstabiliser les nouvelles autorités afin de replonger la République Centrafricaine dans les affres des heures les plus sombres de notre histoire récente » explique François Bozizé pour qui, les risques d’embrasement et de contagion de toute la sous-région restent réels.

Le dialogue politique, c’est la solution à la crise centrafricaine que le chef du KNK qualifie de « multidimensionnelle ». Ce dialogue François Bozizé le veut, « inclusif » et entre tous les vrais Centrafricains, souhaite-il. C’est ce dialogue qui, selon l’ancien président centrafricain posera « les bases de la réconciliation sincère entre les Centrafricains, gage d’un retour définitif de la paix dans notre pays » peut-on lire dans le mémorandum.

L’ancien président écarte l’idée de l’implication des acteurs étrangers dans sa proposition de sortie de crise sans pourtant se prononcer clairement sur le sort qui doit être réservé aux étrangers impliqués dans la crise actuelle en Centrafrique.

La demande de François Bozizé a-t-elle une chance d’aboutir ? Difficile de le dire avec exactitude mais toujours est-il que de nombreux leaders tant politiques que de la société civile se sont déjà prononcés  en faveur d’un tel dialogue. Faustin Archange Touadéra, depuis sa prestation de serment n’a pas caché son penchant pour le dialogue. La différence aujourd’hui avec l’approche de Bozizé est que le chef de l’Etat veut dialoguer avec les acteurs tant nationaux qu’étrangers.

La proposition de François Bozizé, au-delà de son importance et du consensus qu’elle pourrait créer, apparait comme la recherche d’une porte de sortie à un ancien chef d’Etat sous le coup d’un mandat d’arrêt national, frappé par des sanctions internationales et de plus en plus isolé tant sur le plan national qu’international.

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LE PRESIDENT TOUADERA PLAIDE POUR UNE SYNERGIE GOUVERNEMENT-FORCES VIVES AUTOUR DES PROMESSES DE BRUXELLES

 

Le président Faustin Archange Touadéra a, dans son adresse à la nation du 30 novembre dernier, appelé à une union entre son gouvernement et les forces vives pour décrocher des bailleurs le décaissement des fonds promis faites lors de la table ronde de Bruxelles de novembre dernier. Le chef de l’Etat a promis  concrétiser les reformes nécessaires pour rassurer les partenaires.   

Le rassemblement, c’est ce que Faustin Archange souhaite pour espérer décrocher les 1130 milliards que les bailleurs ont promis à Bruxelles. Le président a lancé un appel à la synergie entre son gouvernement et les forces vives de la nation « c’est le lieu d’inviter les responsables de nos institutions, les honorables députés à l’Assemblée  Nationale, la classe politique, les organisations de la société civile et toutes les composantes de notre nation à jouer en synergie avec mon gouvernement, le rôle qui leur revient dans la mise en œuvre effective des conclusions de cette conférence de donateurs » lance le président centrafricain.

Faustin  Archange Touadéra engage son gouvernement dans les reformes promises lors de la conférence de Bruxelles « je puis vous rassurer que mon gouvernement s’active en vu des dispositions à prendre pour la mobilisation effective et diligente des financements annoncés. A cet égard, la concrétisation de différentes reforme, programme et projet annoncés au cours de ces assises sera réalisée très rapidement avec l’appui de nos partenaires au développement », promet le chef de l’Etat sans donner de précision sur lesdites reformes.

Lors de la conférence des bailleurs organisée à Bruxelles le 17 novembre dernier, les autorités ont obtenu des bailleurs des promesses de fonds à hauteur de

L’appel au rassemblement lancé par le président centrafricain intervient au moment où le pays fait face à des tensions entre les différents groupes armés. La semaine dernière, le FPRC et l’UPC, deux tendances de l’ex-Séléka se sont affrontées à  Bria dans le nord du pays tandis qu’au nord-est, des combats entre deux branches Antibalaka ont été signalés.

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 LE PRESIDENT DU PUR EXIGE LA MISE EN PLACE D’UNE STRUCTURE INDEPENDANTE POUR LE SUIVI DES ANNONCES DE BRUXELLES

 

Eddy-Symphorien Kparékouti, président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), s’est félicité de la tenue de la table ronde de Bruxelles et des annonces obtenues par la RCA. Les annonces de 1130 milliards de Fcfa sont, selon le président du PUR une première manche qui doit susciter une mobilisation nationale afin d’amener les bailleurs à concrétiser leurs promesses. Eddy-Symphorien Kparékouti appelle alors à la mise en place d’une plate forme indépendante de suivi et de gestion des fonds pour rassurer les partenaires et la population. Il l’a dit dans une interview accordée ce jour au RJDH.  

RJDH : La conférence de Bruxelles tenue le 17 novembre dernier sur la RCA, s’est soldée par l’octroi à la Centrafrique de plus de deux milliards de dollars. Quelle réaction avez-vous après les annonces obtenues des partenaires ?

Eddy-Symphorien Kparékouti (ESK) : Je vous remercie de l’occasion que vous m’offrez après cet important rendez-vous historique pendant lequel, plusieurs volontés à travers le monde se sont mobilisées autour de la République Centrafricaine, mon pays. En effet, la table ronde de Bruxelles s’est soldée par l’octroi à la RCA de 2,2 milliards d’Euro soit 1130 milliards de Fcfa sur trois années.

A ma connaissance, c’est la première fois de l’histoire de ce pays d’avoir un soutien aussi unanime et constant de la part des partenaires tant stratégique, traditionnels qu’occasionnels. Lorsqu’on consulte la liste des partenaires présents, on se rend compte de la présence de tout le monde. Selon les chiffres avancés, sur 93 partenaires invités, au moins 80% ont répondu à l’invitation, ce qui sur le plan des relations internationales, revêt une importance sacrée.

Cette forte mobilisation est surtout liée à la gravité de la crise que la RCA a subie depuis trois années avec toutes les conséquences que nous connaissons. Ceci étant, je prends acte des résultats de la rencontre de Bruxelles mais j’estime que ce n’est qu’une manche qui est remportée, ce qui nous oblige à ne pas déclarer vite victoire. Le peuple a encore en mémoire la table ronde de 2012 qui a débouché sur l’annonce de plus de 300 milliards de Fcfa mais, ces fonds n’ont jamais été injectés dans l’économie centrafricaine par manque de confiance qu’inspirait le régime de l’époque.

Dans ces conditions, vous comprenez que les autorités actuelles doivent prouver le contraire et bien s’organiser pour pouvoir entrer en possession de cet argent. Mais la RCA doit pouvoir se plier à des exigences, respecter des conditionnalités voire sacrifier une partie de sa souveraineté, engager des réformes exigées par les bailleurs de fonds pour voir la couleur de ces fonds. En plus, ce n’est pas de l’argent gratuit, une bonne partie sera remboursée par la génération future, raison de plus d’en faire bon usage.

Il est certain que tous les pays qui ont connu la guerre y compris l’Europe qui avait passé 30 ans de conflits religieux et de guerres civiles, ont été reconstruits à travers  la coopération internationale. C’est d’ailleurs la

raison principale de la création de l’ONU et des institutions de Bretton Wood (FMI et BM) dont l’objectif principal est de maintenir la paix et la sécurité internationales en vue de favoriser le relèvement économique du monde.

RJDH : Les autorités centrafricaines avaient fait un programme quinquennal mais les partenaires n’ont choisi que de boucler le financement de trois années. Cette situation n’a-t-elle pas amoindri le succès que le pouvoir de Bangui croit avoir de Bruxelles ?

ESK : Le plan de relèvement et de consolidation de la paix qui a fait office de document-plaidoyer aux autorités, est étalé sur les cinq prochaines années mais reparti sur deux grands programmes dont l’un triennal et l’autre de deux années. C’est le programme triennal qui a été financé au-delà des attentes puis que le plan prévoyant 1,6 milliards de dollars, est finalement financé à hauteur de 2,2 milliards de dollars soit 41% de surplus. Les raisons que nous pouvons évoquer pour comprendre cette démarche est simple. Le programme triennal en question, comporte tous les principaux projets d’urgence et ceux axés sur l’amorce du développement. La réussite de sa mise en œuvre ouvrirait la voie au pays non seulement de se prendre en charge mais aussi de solliciter et d’avoir avec aisément le reste du financement  car les bailleurs seront mis en confiance par les actes. Il faut dire que les partenaires veulent voir comment vont se comporter nos autorités avant de mettre tous les fonds à leur disposition. C’est le passé de l’Etat qui, quelque peu le rattrape ici.

RJDH : Certains pensent qu’il s’agit encore de simples annonces car le décaissement des fonds de manière générale, pose problème.

ESK : Je partage cet avis puis qu’en rentrant à Bangui, le président de la République n’est rentré avec aucun Franc annoncé à Bruxelles. Ce sont effectivement encore des annonces encadrées par des conditionnalités que le bas peuple ne le saurait peut-être jamais. Même si logiquement, nous pouvons émettre des réserves légitimes en se gardant de crier victoire, il faut dire que le pays a remporté une première manche qui est d’un coté la rédaction du document-plaidoyer et de l’autre de convaincre les partenaires qui ont fait de annonces. Maintenant, tout dépend de la capacité de mobilisation des autorités centrafricaines qui doivent continuer à parler avec les pays et les organisations qui ont fait ces annonces afin de les rassurer que leurs intérêts seront protégés et pour qu’ils puissent concrétiser leurs annonces.

Dans ces conditions, nous proposons la création rapide d’une plateforme représentative de la nation qui implique des représentants de la communauté internationale comme le prévoit l’accord cadre d’engagement mutuel. Mandat devra être donné à cette structure de continuer le plaidoyer de concrétisation des annonces. Si une démarche pareille n’est pas entreprise, nous risquons d’arriver en 2021 avec les annonces de 2016.

RJDH : Le pays décroche d’un coté des fonds pour son relèvement mais de l’autre, l’insécurité continue de prendre de l’ampleur. Dans ces conditions, la mise en œuvre des projets risque d’être problématique. N’est pas une réelle inquiétude dans le cadre de ce pal de relèvement ?

ESK : Il n ya pas de pays au monde qui s’est développé dans la guerre. La République Centrafricaine ne saurait faire exception dans ce domaine. C’est pourquoi, les Centrafricains soucieux de leur pays doivent prendre conscience de la nécessité de faire la paix par soi-même. Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que sans la paix, ou un début de paix, on ne saurait mettre en œuvre les projets contenus dans le plan de relèvement qui est financé à Bruxelles. Le retour de la stabilité va certainement être une des conditionnalités que l’un ou l’autre partenaire poserait pour concrétiser ses annonces. C’est pourquoi, les autorités actuelles et la Minusca doivent tout faire pour que les signes du retour à la normale soient aperçus parce que pour l’essentiel, certains décaissements sont conditionnés par ce volet puis qu’il n ya pas de pays ni d’organisation qui accepterait d’injecter des fonds tout en sachant qu’ils n’atteindront pas les objectifs pour lesquels ces fonds ont été remis à cause d’une certaines instabilité.

RJDH : Vous êtes président du PUR, dites-nous à quel niveau votre parti est prêt à contribuer à la mise en œuvre du plan de relèvement de la RCA ?

ESK : L’exercice auquel nous nous livrons en ce moment, est la preuve de la volonté manifeste du Parti de l’Unité et de la Reconstruction de s’impliquer dans le processus de la sortie de crise et surtout du relèvement de la RCA. Au PUR, on n’attend pas qu’on nous implique mais on s’implique par intérêt pour ce pays.

Le PUR comme force d’idées, est prêt à participer à la mise en œuvre correcte et rigoureuse des projets prévus par le plan de relèvement. Mais à quel niveau doit se situer notre implication, cela ne dépend pas de nous. Toutefois, si participation doit exister, ce sera de manière désintéressée et avec la conviction républicaine de travailler pour le peuple. Mais, ce sont les autorités qui sont censées lancer la démarche qui doit être inclusive afin que tout le monde se reconnaisse dans ce programme.

RJDH : Une dernière question, comment se porte la formation politique que vous dirigez?

ESK : Le PUR est en pleine mutation en ce moment. Nous sommes en train de sortir du chantier battu des partis traditionnels qui restent cramponner dans une démarche gouvernante. Nous voulons créer une dynamique de proximité raenforcée avec le peuple de la République Centrafricaine. C’est pourquoi, nous avons engagé des reformes pour que le PUR prenne de la hauteur et se rapproche de la réalité de la vie du peuple pour qu’en fin de compte nous devenions un parti du peuple, un véritable parti de masse populaire.

RJDH : Je vous remercie

 

*****RJDH*******

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Commentaires (1)

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