DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Jeudi 29 juin 2017 : 09H25

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

UN HOMME ACCUSE DE SORCELLERIE, TUE A BOZOUM

Un corps sans vie  d’un homme âgé d’environ 50 ans a été retrouvé hier matin à 12 Km de Bozoum sur l’axe menant à Bouar. Les circonstances de sa mort restent méconnues.

Selon les informations recueillies par le correspondant du RJDH, le défunt habitait au quartier Yandéret à Bozoum, il se serait suicidé.

Informez de la découverte de ce corps sans vie, la gendarmerie et le médecin de l’hôpital de Bozoum se sont  dépêchés sur le lieu pour identifier le corps et déceler les causes de sa mort.  D’après le constat, les traces de sang et de blessures sur son corps prouveraient qu’il serait victime d’une agression.

Un des parents de la victime a témoigné qu’il était accusé et menacé de pratiques de charlatanisme quelques jours avant sa mort, «  il a été accusé de pratiques de charlatanisme sur l’un des membres de sa famille. Et depuis ce temps, il a promis de quitter la ville pour se réfugier à Bouar ».

Pour l’heure, la gendarmerie continue d’enquêter sur les circonstances de sa mort.

Cette découverte est la toute première enregistrée pour ce mois de juin 2017 à Bozoum malgré l’insécurité constante dans la ville.

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LES CONFESSIONS DE DEBY SUR LES COMBINES DE LA FRANCE EN CENTRAFRIQUE

Le Président tchadien, Idriss Deby Itno était l’invité de Radio France Internationale (RFI), du journal Le Monde et de TV5 Monde, il y a quelques jours. Le Chef d’Etat tchadien a pointé du doigt le rôle trouble de la France dans la tragédie centrafricaine.
Accusé par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU pour exactions commises par ses soldats en Centrafrique, comme à ses habitudes, Idriss Deby en transe, a dit haut ce que d’autres disent bas en crachant des vérités à la France mais en se dédouanant. Il s’est servi d’un adage pour rappeler que des Etats, auteurs de la tragédie centrafricaine, veulent entrainer le Tchad avec eux en le calomniant.

«  Je crois que dans l’adage de certaines régions, il est dit : pour mourir, faut pas mourir seul, il faut entrainer d’autres personnes avec soi. Il y a des pays dont les soldats ont fait des bêtises et qui jugent mal le rôle du Tchad alors que celui-ci était neutre », a déclaré Idris Deby.

Quand Cyril Bensimon de TV5 Monde a demandé au Chef d’Etat tchadien, quels sont les pays dont les militaires se sont mal comportés en RCA  », vous pensez à la France et aux soldats de Sangaris ? « A cette question,  Deby a pointé «  les soldats français, les soldats congolais, …d’autres nationalités aussi ».

En reposant la question au journaliste pour savoir « qui a armé les Anti-Balaka avec des grenades, des kalachnikovs et des minutions ? Qui a créé les affrontements entre chrétiens et musulmans ?  » Le N°1 du Tchad a martelé que « ce n’est pas le Tchad » et qu’ « il faut demander à la France de faire une enquête ». Une manière voilée de dénoncer le jeu trouble de la France en Centrafrique.

Les langues se délient sur la crise centrafricaine

Dans sa diatribe, le Président du Tchad a qualifié le rapport onusien de « malhonnête ». Car, selon lui, «  on a étiqueté le Tchad pour ne pas être accusé seul ». Il s’est adressé par là à la France, dont ses militaires de l’Opération Sangaris ont été accusés de viols sexuels et de pédophilie sur mineurs en échange de pitance et ne veut partager seule sa culpabilité. Puisque, Deby a rappelé à ses hôtes que « l’homosexualité, la pédophilie, cela n’existe pas dans nos traditions tchadiennes ».

Et tout compte fait, l’on est en mesure de croire que l’Armée tchadienne n’est pas intervenue sur les théâtres d’opération pour l’intérêt des africains, mais «  pour protéger les intérêts des Occidentaux dans tous ses pays », a déclaré Idris Deby. Malheureusement, au lieu d’être reconnaissants, «  il y a des gens, des pays, des organisations qui nourrissent une haine contre le président Deby et contre l’armée tchadienne et, c’est pour eux un moyen de se faire payer », a déploré le Président  tchadien.

Mais Deby a-t-il oublié son soutien logistique à la Séléka faisant du Tchad la base arrière du FPRC ? Dieu merci que le Chef d’Etat tchadien nous a rappelé qu’il est l’appui de la Françafrique en Afrique Centrale. Sa réélection en 2006 après modification de la Constitution est l’œuvre de la France. « J’aurais souhaité m’arrêter en 2006 après mon second mandat. Mais la guerre a éclaté. Et alors que je ne le voulais pas, la France est intervenue pour changer la Constitution ».

Pour se faire une bonne image, le Tchad vient de geler les avoirs d’Abdoulaye Hissene, le chef de guerre du FPRC et a lancé un mandat d’arrêt contre ce chef de guerre.

 

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ABDOULAYE HISSENE DU FPRC DANS LE VISEUR DE LA JUSTICE TCHADIENNE

Abdoulaye Hissene, l’un des chefs rebelles de la faction Séléka du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), est visé par la justice tchadienne. Le Tchad a annoncé le gel de ses avoirs et son interdiction de franchir les frontières tchadiennes.

C’est le ministre tchadien de la justice Ahmat Mahamat Hassan qui a fait l’annonce ce 24 juin. Les sanctions du Tchad interviennent un mois après que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies ait inscrit Abdoulaye Hissene sur la liste des personnalités Centrafricaines visées par les sanctions, notamment le gel des avoirs et l’interdiction de voyager. Ces mesures sont prises dans un contexte où l’Est de la Centrafrique, connait un regain de violence avec la présence de Hissene.

Selon le ministre tchadien de la justice, les fonds et avoirs financiers, directs ou indirects d’Abdoulaye Hissene, sur le territoire national gelés, « le gouvernement prend aussi toutes les mesures interdisant l’entrée ou le passage en transit de ce dernier sur son territoire », a précisé le ministre à nos confrères de l’AFP.

Le Tchad a aussi lancé un mandat d’arrêt international contre Abdoulaye Hissene « pour tentative des trafics d’armes à partir du Tchad pour des visées destabilatrices contre la Centrafrique ».

Abdoulaye Hissene est accusé d’utiliser des mercenaires tchadiens à Bria, là où des affrontements ces derniers jours ont fait plusieurs morts, des maisons brulées et au 41.000 déplacés sur 47.000 habitants de la ville.

Dans la ville de Bria, des combats se poursuivent entre la faction FPRC dirigée par Abdoulaye Hissene et l’autre faction FPRC commandée par Azor Khalit et Damane Zacharia, ralliée aux miliciens Anti-Balaka.

En avril dernier, Abdoulaye Hissene a été ajouté à la liste noire économique des Etats-Unis en tant que chef milice.

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LE PARTI RDC S’INQUIETE DU RETRAIT DE BERBERATI DU CONTINGENT CONGOLAIS DE LA MINUSCA

Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) a regretté le retrait annoncé du contingent congolais de Berberati. Désiré Zangha Kolingba réclame du gouvernement la mise en place d’un plan de sécurisation de cette région.

L’annonce de ce retrait surgit quelques jours après la signature de l’accord de paix à Rome. Le RDC se dit inquiet par expérience, « il nous a été annoncé le retrait du contingent congolais.  Ce retrait est déjà acté, je crains fort que nous puissions y revenir. Si la réaction de la population de Berberati ne peut pas arrêter le retrait, nous attirons l’attention des autorités centrafricaines et de la Minusca  en vue d’une nécessité impérieuse de mise en place d’un plan de sécurisation de la région de Berberati. D’habitude quand un tel retrait est effectif, la ville sombre dans la violence », a explique le président du RDC.

Le RJDH après l’annonce du retrait de la troupe congolaise de Berberati a tenté sans succès d’entrer en contact avec la Minusca. A Berberati, la population a exprimé son opposition à cette décision à travers une marche pacifique.

De sources proches de la Minusca, le retrait des congolais (Brazza) est décidé suite à de sérieuses allégations de viols.

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BAMBARI DANS LA PSYCHOSE APRES LA MORT D’UN HABITANT

Les activités sont paralysées dans la ville de Bambari, localité située au centre du pays après la mort d’un sujet peulh à Liwa sur l’axe Alindao. Information confirmée au RJDH par plusieurs sources dans la localité.

Les commerces sont fermés et l’activité tourne au ralenti dans cette localité où la population redoute une éventuelle représailles des groupes armés. Bambari reçoit les déplacés internes suite aux tensions sécuritaires à Bria. Cette psychose généralisée intervient quelque jours après la signature des accords de cesser le feu de Sant Egidio à Rome par les groupes armés.

Tout a commencé ce matin aux environs de 10h quand les gens commencent à rentrer précipitamment chez du décès de cet habitant de Bambari selon le maire de Bambari Abel Matipata. « Tout était calme ce matin jusqu’à 10 heures où il y a eu de mouvement des gens pris de panique. Il nous a été rapporté qu’un habitant de Bambari a été tué au niveau de Liwa. Nous avons recoupé les informations et alerté la Minusca qui a réagi après avoir confirmé l’information», a-t- il témoigné.

Joint par le RJDH, le porte-parole de l’UPC encore à Bangui après son retour de Sant-Egidio promet donnez plus de précision, « je viens de rentrer de Rome, laissez-moi le temps de me renseigner depuis Bambari d’abord et je reviendrai vers vous », a –t- il promit dans la journée jusqu’au moment où nous mettons sou presse cette information.

La Minusca qui dispose d’une présence dans la localité a renforcé son dispositif pour parier à toute éventualité. Bambari, ville déclarée sans arme renoue avec la violence après une accalmie observée et le passage de plusieurs personnalités nationales et internationales

 

********RJDH*********

 

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