DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES : 27.12.2016

Mardi 27.12.2016

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LA DELEGATION PARLEMENTAIRE NOTE DES AVANCEES DANS LES ENQUETES SUR LES CRIMES EN RCA

Le Député de Baboua1 et président de la Commission Loi à l’Assemblée Nationale, Laurent Ngon-Baba a noté des avancées sur les dossiers de la RCA devant la Cour Pénale Internationale. Constat fait après sa participation à la 9ème Session de l’assemblée consultative des parlementaires mondiales tenu à Dakar du 09 au 10 décembre dernier.

RJDH : Honorable Laurent Ngon-Baba bonjour !

LN : Bonjour !

RJDH : L’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine a été conviée à la 9èmesession de l’Assemblée consultative des parlementaires de l’Action mondiale. Quels sont les enjeux de cette rencontre?

LN : D’abord, l’Action Mondiale des parlementaires est une organisation rattachée aux Nations Unies qui a pour mission d’œuvrer auprès des parlementaires pour aider les Etats membres de l’ONU à mettre en œuvre les différents instruments juridiques qui sont adoptés. L’objectif était de parler de la lutte contre l’impunité et le renforcement de l’Etat de Droit. La RCA a été représentée par trois parlementaires.

RJDH : Lors cette rencontre, certains pays manifestent leur volonté de se retirer de la CPI, quelle est la position de la RCA ?

LN : Effectivement, cette assemblée s’est tenue au moment où certains Etats qui avaient adhéré aux Statuts de Rome ou non ont exprimé l’intention de se retirer du statut notamment : la Gambie, l’Afrique du Sud, le Burundi et le Kenya. Nous nous sommes mobilisés pour faire en sorte que des actions soient menées auprès de ces Etats pour qu’ils ne se retirent pas. Puisse que, le traité sur la CPI a un fondement très important celui  de renforcer les dispositifs nationaux.

Nous avons pu rendre compte que c’est vrai la RCA est avancée dans le cadre du processus de la Cour Pénale Internationale, mais il reste certainement des choses à faire. Et donc l’Assemblée Nationale et le gouvernement vont œuvrer ensemble pour avancer les dossiers au niveau de la CPI. Donc, pour  la RCA, nous aurons à aider le gouvernement parce qu’il devrait avoir des lois à adopter dans le cadre la coopération avec la CPI.

RJDH : Est-ce que la délégation parlementaire centrafricaine a présenté certains dossiers relatifs à la situation actuelle du pays ?

LN : Nous avons fait des démonstrations sur les dossiers en ce qui concerne la coopération avec la CPI à partir des enquêtes qui sont déjà ouvertes devant la CPI. Donc aujourd’hui, la RCA constitue un exemple qui suit la CPI auprès des autres Etats. C’est en faisant le point de la situation sur les événements du pays, les dossiers de 2013 et les récents événements sont sur le bureau du Procureur de la CPI qui l’examine en ce moment.

RJDH : Quelles seront les dernières étapes après la rencontre de Dakar ?

LN : Vous savez les gens comprennent moins la question de la CPI en RCA. Nous allons faires des stratégies pour sensibiliser la population centrafricaine afin qu’elle comprenne l’importance de cet arsenal juridique international le mécanisme sur la CPI et de ce qui se fait sur la RCA.

RJDH : Monsieur Laurent Ngon-Baba merci

LN : Je vous en prie.

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L’UNICEF PRESENTE LA SITUATION DES ENFANTS DANS LE PAYS

La situation des enfants en Centrafrique reste toujours préoccupante, selon le rapport de l’UNICEF publié en ce mois de décembre 2016. Plus de tiers des écoles en République centrafricaine (36%) sont des structures provisoires.

Dans ce document, l’UNICEF rapporte qu’un tiers des enfants en âge scolaire ne va pas à l’école. Une situation qui se traduit par l’instabilité politique du pays.

En termes de moyenne, les statistiques de l’Unicef  ont montré un enseignant pour 91 élèves et le taux de scolarisation au secondaire est de 18%. L’Unicef souligne que près de 60% de la population centrafricaine à moins de 24 ans.

Sur le plan sanitaire en 2016, les campagnes de vaccination ont permis de protéger plus d’1,5 million d’enfants contre la rougeole, et plus de 870.000 enfants contre la polio. La moitié des femmes enceintes et le tiers des enfants vivant avec le VIH reçoivent un traitement ARV, lit-on dans ce document.

Le rapport note que « 41% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique, ce qui compromet leur développement normal. Entre janvier et octobre 2016, plus de 20 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont été traités », ajoute ce rapport de l’Unicef.

Selon l’Unicef, les jeunes avant 18 ans constituent 29% et avant 15 ans, 68% de cette tranche d’âge sont mariées et le taux de grossesse chez les adolescentes est de 45%.

Concernant la situation des enfants enrôlés, l’Unicef l’estime à 6.000 à 10.000 enfants au sein des groupes armés depuis le début de la crise en 2012. En janvier 2014, plus de 9.000 enfants ont été libérés et ont reçu l’assistance des partenaires de l’UNICEF.

Depuis janvier 2016, plus de 300 enfants ont été pris en charge et réunifiés avec leurs familles ou communautés avec l’assistance de l’UNICEF en 2016 et ses partenaires ont fourni de l’assistance psychosociale et médicale à plus de 1600 victimes de violences sexuelles.

Selon les chiffres les plus récents de l’Unicef, 29% des jeunes filles sont mariées avant l’âge de15 ans.

En 2017, cette organisation prévoit d’étendre sa couverture Centrafrique avec pour objectif d’atteindre 180.000 personnes.

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UNE COMPAGNIE DE L’ARMEE CERTIFIEE PAR L’EUTM ET OPERATIONNELLE EN JANVIER

La première compagnie du 3e Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT3) a été certifié valide et sera opérationnelle en janvier 2017. La validation s’est faite après 14 semaines de recyclage au Camp Kassaï à Bangui lors d’une cérémonie ce 23 décembre 2016.

Les Forces de Défense et de Sécurité sont sous embargo depuis 2014 et leur opérationnalisation est conditionnée par leur professionnalisation et restructuration après la crise de 2013. C’est dans cette logique que l’EUTM-RCA a clôturé la formation de la 1e compagnie du BIT3.

Lors de cette cérémonie aujourd’hui au Camp Kassaï, le Général de Division Eric Hautecloque Raïz, commandant la force de l’EUTM a souligné que ce recyclage est sujet de recouvrement de la capacité opérationnelle de l’Armée. Il a relevé que « pendant toute la durée du recyclage, les soldats étaient ont été motivés et ont toujours cherché à progresser et, avec la fierté des soldats centrafricains à recouvrir leur capacité opérationnelle », a-t-il indiqué.

Profitant de cette cérémonie, le chef d’état-major de l’Armée Centrafricaine, le Général Ludovic Ngaïfeï, a appelé « la communauté internationale et les partenaires à faire confiance à l’Armée pour la sécurisation du pays sans quoi tout investissement va au-vaut-l’ eau ».

Cette compagnie a reçu son certificat de fin de stage et sa mise en vert intervient près de deux mois après la ville morte demandée par la société civile pour exiger de la communauté internationale le redéploiement des FACA et le départ des forces de l’ONU dans le pays.

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L’ANNEE BLANCHE MENACE LES LYCEENS DE BIRAO

Trois mois après la rentrée officielle  des classes en Centrafrique, certains établissements d’enseignement n’ont pas encore repris leurs activités pour des raisons administratives. Birao, Chef-lieu de la préfecture de la Vakaga en est une belle illustration.

Les collégiens et lycéens de Birao située dans le nord-est de la RCA n’ont pas encore repris le chemin de l’école pour le compte de l’année scolaire 2016-2017.  Les portes du lycée de Birao sont encore fermées alors que  la rentrée scolaire a été officiellement lancée le 15 septembre dernier.

Le retard encouru pour l’ouverture des classes est lié à l’absence du personnel enseignant. Tous les instituteurs et professeurs sont restés à Bangui et ne veulent pas prendre leur fonction.

Dans la ville, seules les écoles du fondamental I fonctionnent avec qu’un seul enseignant qualifié. C’est le cas de l’Ecole Préfectorale de Birao qui a trois enseignants qualifiés et deux maitres-parents pour plus de 740 élèves. Tout comme l’école Dukiya et l’école Fondation Garba qui sont dans la même situation.

Interrogé sur la fermeture des classes, Alain, un jeune lycéen de Birao souligné que « l’avenir parait sans avenir pour eux ». Le garçon désire partir à l’école comme les autres enfants.

L’ombre d’une année si rien ne se fait

L’ombre d’une année blanche plane visiblement sur les lycéens de Birao qui ne savent plus à quel saint se vouer. Du côté de Bangui, c’est le silence des autorités en charge de l’éducation. La société civile de Birao de son côté a demandé au gouvernement de les assister pour sauver l’année scolaire. « C’est malheureux, nos enfants ont besoin d’aller à l’école, on a les yeux tournés vers le gouvernement », nous a répondu Moustapha Younous, l’Imam de la mosquée centrale de Birao.

La Vakaga est l’une des préfectures  de la RCA qui est paralysée depuis le déclenchement de la crise militaro-politique en 2012. Son éloignement de Bangui et son « enclavement » constituent l’une des raisons de ce blocage si pour d’autres besoins tels que celui de la santé, les habitants de Birao se rendent au Soudan, mais sur l’éducation, cela est difficile.

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CENTRAFRIQUE : HAUSSE DU TAUX DE VIOLS SUR MINEURES A BANGASSOU

Les cas de viol sur mineures sont monnaie courantes à Bangassou. Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la ville, déplore ce triste bilan.

Le droit des enfants n’est pas respecté à Bangassou, a rapporté, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la localité, Nestor Mameneyaki.

Le Magistrat a déploré que « les viols sur mineures sont monnaies courante parmi les infractions que font la population de Bangassou ». Il a indiqué que la fréquence hebdomadaire de viol sur mineure « atteint jusqu’à 15 cas » avant de préciser que « ce sont des mineures âgées de 4 à 5 ans qui sont souvent victimes».

Selon le Procureur, le vol, les violences basées sur le genre et autres cas sont les délits récurrents à Bangassou.

Il a demandé au pouvoir central d’affecter des officiers de police judiciaire et le personnel de la justice pour permettre à la chaine pénale de ladite ville de lutter contre l’impunité.

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CENTRAFRIQUE : L’AFJC INITIE UN GROUPE DE PRESSION POUR LUTTER CONTRE LES VBG

 Au cours d’une réunion tenue le 21 décembre 2016 avec les organisations de la société civile, l’Association des Femmes Juristes  de Centrafrique (AFJC) a mis en place un groupe de pression pour lutter contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

Pour combattre efficacement les Violences Basées sur le Genre (VBG), des structures se créent. C’est le cas du groupe de pression que vient de créer par  l’Association des Femmes Juristes  de Centrafrique (AFJC) avec les leaders féminins de la société civile.

Selon Madame Doris Ngody, chef de projet à AFJC, la mise en place de ce groupe vise à améliorer les techniques de lobbying et de plaidoyers sur les VBG en Centrafrique. « Nous voulons avoir des leaders avec qui  nous allons formuler des messages clés qui peuvent amener une solution par rapport à la lutte contre les violences basées sur le genre  », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que ce groupe est constitué de leaders venus de différents horizons. Madame Doris Ngody a expliqué que le choix porté sur cet arrondissement  s’explique par «  le nombre de cas de violences qui a été signalé selon les données fournies par le Centre  d’Ecoute de l’AFJC implanté dans cette zone ».

Selon les dernières statistiques  du mois de juillet de l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique, plus de 1000 cas de Violences Basées sur le Genre ont été enregistrés dans ses Centres d’écoute. 

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