COUP D’ŒIL SUR LE 1ER DECEMBRE, NOEL : NI MUSULMAN, NI CHRETIEN,

Lundi 26 Déc. 2016 : 10H05 min

COUP D’ŒIL SUR LE 1ER DECEMBRE, NOEL : NI MUSULMAN, NI CHRETIEN, MAIS UNE EXPLOSION DE JOIE, DE VITALITE ET DE DYNAMISME DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Noel et dec

Il n’y a pas table rase. On construit toujours sur ce qui existe. Suite aux élections de 2015, Touadéra a hérité d’un pays en lambeaux, dans toutes ses composantes humaine, économique, morale et intellectuelle, voire théologique et métaphysique. Le concept d’Etat n’était qu’une vue de l’esprit. C’est le néant. Philosophe des équations impossibles, Touadéra a imprimé la « Non violence » comme axe central et le « dialogue » comme thérapie de choc, le couturier raccommode avec une patience à toute épreuve les lambeaux. Les ¾ du pays sont aujourd’hui libre, notamment la ville de Bangui. En témoignent , la célébration du 1er décembre 2016 et la fête de Noël.

Le Km 5 a reconquis son statut de poumons économiques du pays. Presque toutes les boutiques sont pleines à craquer de marchandises. Le Km 5 est passé à la vitesse supérieure avec la fête de Noël. Le tonnage des jouets a battu tous les records. Au Km 5, les véhicules avaient toutes les peines du monde a se frayer un chemin. L’Avenue Koudoukou, jadis déserte, a fait son plein, un monde fou, fou, vraiment fou grouillait dans toutes les ruelles et les boutiques étaient submergées.

Du Km 5 au centre ville, de Bimbo au PK 12, de Catin à Landjia, il n’y a ni musulmans, ni chrétiens, mais des Centrafricains drapés dans une cohésion nationale impeccable. C’est un autre visage que les Centrafricains ont présenté depuis la célébration du 1er décembre 2016, fête de la proclamation de la République Centrafricaine, puis celle de Noël pour célébrer la nativité de Jésus Christ. Bangui a enfourché une communion parfaite en cette croisière du réveillon. Il ne saurait en être autrement pour le passage à 2017. Cet élan patriotique doit se propager à l’ensemble du pays. Les ¾ du pays ont tourné le dos aux armes. Malheureusement, certains compatriotes vivant sur un quart du territoire national, n’ont pas cette opportunité de savourer la paix. Bangui et en particulier le Km 5 et onze (11) préfectures, envoient un message fort aux groupes armés qui tuent, incendient des maisons et des villages : « Il n’y a plus de musulmans, plus de chrétiens, mais des Centrafricains qui explosent de vitalité, de cohésion sociale, plus que réconciliés ». La page est donc définitivement tournée pour les armes et le langage des armes. Le Km 5 était plus bondé, comme on n’a jamais vu par le passé. Et ce, depuis le 1er décembre, puis les 23 et 24 décembre 2016 à l’occasion de Noël. La balle est désormais dans le camp des groupes armés encore hésitants, d’emboîter le pas.  Qu’en sera-t-il du 1er janvier 2017 ? C’est la fête de la paix, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. L’heure est à la reconstruction et le Km 5 a donné le ton et annoncé la couleur. Les Banguissois ont spontanément tourné la page sombre du passé, afin que 2016 emporte avec elle nos tares. 2017 doit écrire une nouvelle page de notre histoire, celle de la sécurité, de la paix et de la réconciliation, mais et surtout du développement politique, économique, social, culturel, sportif, mental et intellectuel. La véritable guerre est celle d’enrayer la misère et la pauvreté qui collent à notre peau.

Le FPRC, le RPRC, l’UPC et les 3 R doivent se rendre à l’évidence qu’une guerre sans objectif, n’en est pas une. La porte du dialogue reste grandement ouverte. Les nouvelles autorités y veillent afin que les retardataires entrent dans les rangs. Les Centrafricains ont véritablement trop souffert des atrocités, des destructions, de la violence sous toutes ses formes. Le message fort du Km 5 est valable sur l’ensemble du territoire national. Examinons la mine des Centrafricains dans les zones occupées par les groupes armés. C’est la tristesse absolue, la privation totale des libertés individuelles et collectives, la peur du lendemain, incapable de profiter pleinement des réjouissances populaires à l’occasion des fêtes de fin d’année. Doit-on continuer dans cette logique ? Pendant que Bangui et onze (11) autres préfectures sont dans l’effervescence de la joie, une partie du pays est dans le noir pour rien et absolument rien au monde. Le chef de l’Etat est allé à Kaga-Bandoro à deux reprises, à Bria, pour tendre une main fraternelle à ses frères des groupes armés. Certains députés se sont donnés la peine d’aller dans leurs circonscriptions, porteurs d’un message de paix, de réconciliation nationale et de cohésion sociale à nos frères des groupes armés.

La RCA a repris sa place dans le concert des nations, avec des institutions de la République démocratiquement élues. Les Centrafricains doivent maintenant savourer le bonus de la démocratie. Bruxelles en est le canevas. Le pays est dans un état de déconfiture très avancée. Tous les secteurs sont à revoir, à reconstituer, à reconstruire, à repenser. A Bangui, les routes sont en voie d’amélioration, le pont Sapéké est en construction. La RCA attend d’être dans les prochains jours un vaste chantier multisectoriel. Aucune région ne sera à l’écart de ce nouveau départ, de cette renaissance nationale. C’est autant dire que toutes les revendications sont prises en compte dans le plan national de développement présenté à Bruxelles. La communauté internationale est omniprésente au chevet de la RCA pour l’aider à engranger les retombées financières de Bruxelles. Les investisseurs se bousculent à la porte de Bangui. Il n’y a que quelques groupes armés qui font obstacle à tous les projets de développement, y compris les projets d’urgence dans le Nord-est du pays. Tous les regards sont désormais braqués sur les groupes armés pour un sursaut patriotique. 2017 ne doit plus enregistrer des détonations d’armes. C’est l’année de la relance de l’ensemble de la machine productive pour changer un tant soit peu, les conditions de vie de tous les Centrafricains, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Le Km 5 est en marche et rien ne pourra l’arrêter.

Joyeux Noël à tous les Centrafricains, bonne année 2017, année de la paix, de la concorde nationale et du Développement Durable d’ici 2030.                                  

Julien BELA

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