COMMENT REPENSER LA SECURITE ROUTIERE EN RCA ?

Lundi 04 Sept 2017 : 11H30

COMMENT REPENSER LA SECURITE ROUTIERE EN RCA ?

Il ne se passe pas un jour dans une année en Centrafrique, sans qu’il n’y ait pas d’accident sur les routes. Ces nombreux accidents sont  pour la plupart de temps causés par les chauffards des taxis-motos et autres véhicules. Malgré des dispositions réglementaires claires et fermes, des manquements graves sont encore constatés sur les corridors routiers, les voies urbaines et les voies navigables. Ces manquements sont dus pour la plupart aux agents de contrôle, aux conducteurs et aux irrégularités sur les véhicules et bateaux.

Les conséquences des manquements à la discipline et les tracasseries se traduisent malheureusement par de nombreux accidents souvent mortels.

Les régimes qui se sont succédés à la tête de l’Etat ont organisé des séminaires sur séminaires portant sur des mesures préventives et répressives conformément aux textes en vigueur pour assainir le secteur des transports en RCA.

Mais depuis lors, ces différentes formations ont-elles vraiment porté des fruits ? On en doute à voir le nombre de ces véhicules hors normes en circulation avec leurs surcharges (hommes et marchandises) et les accidents qu’ils provoquent.

Et pourtant, dans les pays voisins tels que le Gabon, le Congo Brazza, le Cameroun, on ne voit pas ces genres de surcharges.

Brazzaville ou Douala, aucun taximan ne s’aventure aujourd’hui à prendre deux passagers à l’avant de sa voiture sous peine de grosses amendes alors que c’est devenu une pratique normale et courante en République Centrafricaine.

Le spectacle des taxis-brousses a également disparu au Cameroun et en République du Congo pour ne laisser place qu’aux bus avec des passagers à l’intérieur et les bagages dans les coffres des véhicules.

Tout cela, ce sont des améliorations qui ont certainement contribué à améliorer la sécurité routière sans coûter de l’argent aux contribuables congolais et camerounais, mais ce qui est certain, c’est que ces mesures ont dû coûter des grincements de dents du côté des forces de l’ordre qui s’en mettaient plein les poches sur le dos des contribuables.

Y a-t-il fallu un miracle pour que les autorités en charge de la sécurité routière dans le pays voisin parviennent à ces résultats ? Nous ne le pensons pas mais ce qui est certain, il leur a fallu afficher une volonté politique farouche de rompre avec les pratiques pour amener les agents à rentrer dans les rangs. La sécurité routière est une question de volonté et non de moyens.

Alors, nous espérons que, lorsque  les policiers et les gendarmes prendront conscience des accidents de circulation routière qui sont très meurtriers, ils feront leur travail comme il se doit. Car la corruption à outrance gangrène la police et la gendarmerie.

Sinclair ARIES

 

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