BRUXELLES N’EST PAS UNE FIN EN SOI,...

Vendredi 18 novembre 2016 : 09H06

BRUXELLES N’EST PAS UNE FIN EN SOI, MAIS UN PROCESSUS QUI INCRUSTE LA RCA DANS LA MOUVANCE ECONOMIQUE PLANETAIRE

 

A compter de ce jour 17 novembre 2016, la RCA entre par la grande porte dans la mouvance économique planétaire. Les trois (3) milliards de dollars ne suffisent pas pour régler les affaires d’un pays en déconfiture avancée. Il n’est qu’un premier pas. Le plus important est l’entrée de la RCA dans les agendas des institutions financières, des bailleurs de fonds, des investisseurs, des partenaires bilatéraux et multilatéraux à travers le monde. L’« Union Sacrée » s’est constituée à Bruxelles pour non seulement défendre un dossier, mais convaincre les partenaires au développement , de la crédibilité de la RCA, des dispositions de la bonne gouvernance, mais et surtout, la lutte contre l’impunité qui alimente l’insécurité. La voie sera grande ouverte à la RCA pour rechercher d’autres sources de financement après Bruxelles.

La RCA a été absente de la scène internationale pendant plus de quatre (4) ans. Elle a retrouvé son fauteuil au sein de toutes les grandes organisations internationales. Aujourd’hui, 17 novembre 2016, la RCA développe un marketing économique pour convaincre et attirer les investisseurs. C’est un pays encore vierge où les possibilités d’investissements sont immenses : l’agriculture, l’élevage, les logements sociaux, les routes, les ponts, l’énergie hydroélectrique et solaire, l’eau potable, l’assainissement, les hôpitaux, les écoles, l’urbanisation, les mines (diamant, or, calcaire), les médias, et d’autres secteurs. Bruxelles est l’affaire des Centrafricains et non de Touadéra. C’est l’avenir du pays qui est en jeu. Les défis sont monumentaux, la pauvreté très accrue, la misère absolue, le chômage endémique des jeunes. Au lieu d’aider la population à comprendre ce qui se passe à Bruxelles, certains s’offrent le luxe de semer la confusion, comme si Bruxelles était l’affaire d’un seul individu, fut-il Touadéra.

La forte délégation de l’Assemblée Nationale, les personnes ressources, la société civile n’y sont pas allées pour les beaux yeux d’un Chef d’Etat. C’est pour une cause nationale vitale. Les diatribes que nous écoutons servent à quoi, sinon à démontrer que les Centrafricains sont immatures et incapables de privilégier l’intérêt national et c’est bien triste. Sous d’autres cieux, personne n’oserait cracher sur Bruxelles, puisque les autorités se battent pour éradiquer l’insécurité et la misère de cinq (5) millions de Centrafricains, dont ceux qui crachent sur Bruxelles. La paix, la sécurité, concernent tout le monde sans exception. Le ridicule ne tue jamais en Centrafrique. Le monde entier se mobilise au chevet de la RCA, cependant des vermines se targuent de vilipender Bruxelles. Les retombées de Bruxelles profiteront à toute la nation, DDRR, RSS, RN, notamment l’économie nationale. Les PME et les PMI ont aussi fait le déplacement de Bruxelles afin de trouver les voies et moyens de doper, de redynamiser le secteur productif, le secteur des services, le secteur des nouvelles technologies et des innovations.

L’interdiction des importations des œufs en provenance du Cameroun pour des raisons de grippes des volailles, profite aux producteurs nationaux. Le marché de la ville de Bangui est approvisionné en œuf, de la même qualité qu’au Cameroun. Cela donne à réfléchir et va dans le sens de l’autosuffisance alimentaire et de consommer centrafricain. Les Centrafricains attendent de pieds fermes les résultats de Bruxelles pour faire éclore leur génie, leurs initiatives, leur esprit de créativité, d’innovation. Le plus important est le retour définitif de la paix et la sécurité. La RCA fera un bond de géant après cette crise. « Après la pluie vient le beau temps », dit-on. Les Centrafricains franchissent leur crise de maturité. Une telle crise ne pourra plus se répéter car tous les Centrafricains auront du travail et personne ne s’occupera de l’autre. Dans tous les pays du monde, la misère et le chômage sont des bombes à retardement au plan social. Les nouvelles autorités ont compris le message. Les Centrafricains doivent se préparer à la reconstruction, au développement, pour se faire une place sous le soleil de la mondialisation.

 

Julien BELA

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