ASRP DANS L’ŒIL DU CYCLONE 

12 Octobre 2016 : 11h04

ASRP DANS L’ŒIL DU CYCLONE : UN BON DIRECTEUR GENERAL NE SE PREOCCUPE NULLEMENT DE LA TETE DU PERSONNEL, CARREE OU TRIANGULAIRE, MAIS DU RESULTAT DE L’ENTREPRISE

Dg asrpLe niveau le plus bas qu’un Directeur Général (DG) d’une entreprise puisse atteindre, c’est de traquer le personnel comme le loup traque les brebis. Quand les délégués du personnel deviennent la cible du DG, c’est que ce  dernier n’a pas la conscience tranquille et il a peur de la vigilance de ces derniers. C’est le cas du directeur général de l’ASRP (Agence de Stabilisation et de Régulation des Produits Pétroliers) qui cherche par tous les moyens à exclure certains candidats potentiels. Alors qu’il s’agit d’un appel à candidature par note de service n° 379/16/ASRP/DG/DAP/SRHM, en date du 03 octobre 2016. La date des élections est fixée au 14 octobre 2016, ce qui est conforme à l’article 58 de la loi n° 09/04 du 29 janvier 2009 portant Code du Travail de la RCA.

Pourquoi le DG a-t-il une peur bleue de certains candidats ? Pour avoir le champ libre, le DG pense se débarrasser des collaborateurs gênants par des affectations-sanctions, en violation des dispositions règlementaires qui protègent les acteurs syndicaux et les délégués du personnel. En principe, dans un pays où les autorités cherchent l’excellence, le directeur général doit immédiatement être limogé parce que son comportement est suspect. Comme le dit leur centrale syndicale, trois de ses adhérents font partie de cette décision arbitraire les affectant en province : « Des intimidations et des manœuvres machiavéliques tendant à mettre à mal les relations socioprofessionnelles et disqualifier nos adhérents de la compétition ».

Un DG qui se comporte en bourreau, en terroriste, est d’autant plus suspect que les délégués du personnel. Un DG ne peut se rabaisser à ce niveau. C’est la caractéristique essentielle de bon nombre de directeurs généraux en Centrafrique. Ils passent le clair de leur temps à chercher des poux dans les cheveux du personnel. C’est trop mesquin pour un DG. Depuis les 56 ans d’indépendance, aucune entreprise  centrafricaine, pire encore, les sociétés d’Etat, les offices publics et les Agences, n’a percé la toile de l’excellence. C’est la tête de X ou Y qui les préoccupe au plus haut point, car il faut marcher sur les pieds du personnel, les écraser, personne ne doit le contredire, comme dans une chapelle.

« Cette volonté opaque de déstabiliser  l’action syndicale, n’est pas à sa première forfaiture … », s’insurge l’UGTC (Union Générale des Travailleurs de Centrafrique). Les ministres des Mines, de l’Hydraulique et de la Fonction Publique sont interpelés. Le DG de l’ASRP n’a rien à faire que de traquer certaines têtes. Chaque année les mêmes contorsions reviennent. Il y a incompétence. Que veut cacher le directeur général ? Nous estimons que les ministres concernés doivent opter pour la RUPTURE. Le DG qui se substitue au Chef de service du personnel, il y a problème.

 

Julien BELA

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