COLONEL JOHN TSHIBANGU, FAROUCHE OPPOSANT A KA...

Dimanche 04.02.2018

COLONEL JOHN TSHIBANGU, FAROUCHE OPPOSANT A KABILA, ARRETE EN TANZANIE AVEC UN PASSEPORT CENTRAFRICAIN. COMMENT CELA ?

Kabila 2Il y a quelques semaines seulement, deux (2) rebelles du Congo-Démocratique s’évadaient mystérieusement de la prison de sûreté du Camp de Roux à Bangui. Aujourd’hui, à peine 72 heures, c’est le chef charismatique de cette rébellion, le colonel John Tshibangu, qui est épinglé à l’aéroport de Dar-Es Salam en Tanzanie, avec un passeport centrafricain. Somme toute, il possédait deux passeports dont celui de la RCA. De l’autre, nous avons la tentative de coup d’Etat en Guinée Equatoriale qui n’a pas fini de faire des vagues. Tout porte à croire qu’il existe en Centrafrique, des réseaux que des mains noires utilisent pour briser les relations entre la RCA et son voisin immédiat, ainsi que la Guinée Equatoriale.

Un passeport, une carde nationale d’identité, font partie du dispositif sécuritaire d’un pays quel qu’il soit. Depuis le régime Bozizé, le passeport, la carte nationale d’identité sont trafiqués comme des bouts de pain à tout vent. Des passeports diplomatiques, en passant par les passeports de services et les passeports ordinaires, ces documents vitaux pour la RCA et fondamentaux pour la sécurité du pays sont remis à tout vent vers le monde. A travers les cinq (5) continents, des individus dont on ignore la moralité, possèdent le passeport centrafricain, avant de découvrir le pays. Des cafards tchadiens, pris la main dans le sac, en fragrant délit de braquage avec assassinat, possèdent le passeport centrafricain. Des grenouilles, d’un bond majestueux, franchissent l’Oubangui et en un clin d’œil, sont en possession d’un passeport centrafricain qu’ils peuvent plonger dans un bain de sang. Dans le cas d’espèce, il s’agissait d’un officier déserteur en rébellion contre un Etat voisin, la RD-Congo.

D’un côté, la RD-Congo, de l’autre la Guinée Equatoriale et d’aucun se plaise à évoquer l’isolement diplomatique de Touadéra. Ces milieux obscurs qui distillent le venin mortel ignorent que c’est la RCA qu’ils enfoncent et non Touadéra. Touadéra vient de prendre part au 30e sommet de l’Union Africaine, aux côtés de ses pairs. Il est submergé par la question sécuritaire dans son propre pays, de quels moyens dispose-il pour déstabiliser un autre Etat ? Les petites intelligences, les courtes vues, la haine, l’hypocrisie, la méchanceté, ne mèneront nulle part, mais démontreront à suffisance l’immaturité politique de leurs auteurs. Le trafic des passeports et cartes d’identité nationale intègre et élargit la sphère de l’insécurité. La RD-Congo, la Guinée Equatoriale ont des ambassades bien implantées ici à Bangui en RCA. Ces pays sont mieux informés sur la RCA que ces têtes pleines qui intoxiquent l’opinion nationale et internationale.

Une chose est sûre, le cas du colonel John Tshibangu, permet à Touadéra de revoir le service de délivrance des documents administratifs de la RCA. Les ennemis de la RCA, ce sont les Centrafricains eux-mêmes. Pour quelques billets de banque, le Centrafricain est prêt à vendre son âme au diable, à exposer son pays au pire, à trahir son pays, à creuser la tombe de son pays. Depuis l’indépendance de la RCA, la trahison et l’hypocrisie ont miné les fondements du pays et corrompu les consciences. Trahison, hypocrisie, vols, détournements, trafics des documents administratifs, sont le propre et l’essence de la « centrafricanité ». Comment un tel pays peut prendre de l’élan, quand les esprits sont corrompus jusqu’aux os ? Les Séléka ont envahi le pays, bardés chacun d’une carte nationale d’identité, acquise depuis le maquis. Ceux qui ont pu s’illustrer dans ce trafic honteux et criminel de la carte d’identité nationale, ont-ils été épargnés par les horreurs, les massacres, les assassinats de la coalition Séléka ? Même ceux qui ont encouragé la coalition Séléka à prendre le pouvoir par la force, ont regretté leur naissance. Malheureusement, le trafic se poursuit de plus bel.

Centrafic Matin estime qu’il est judicieux d’importer des cadres tant civils que militaires pour les postes les plus sensibles, qui engagent la souveraineté et la survie de la nation centrafricaine. Il n’y a pas que les groupes armés qui sont les facteurs de destruction du pays, mais aussi les fonctionnaires et agents de l’Etat. Confier à un Centrafricain une activité de recrutement de ses compatriotes, dans la seconde qui suit, c’est un marchandage éhonté, il trouve l’opportunité de devenir plus riche que les pétrodollars saoudiens, qataris ou koweitiens. Quant aux régies financières, les poches des agents sont plus volumineuses que la caisse de l’Etat. Les reçus officiels sont laissés de côté, chacun y va de son ventre, de son enrichissement personnel. D’autres formules magiques ont fait leur apparition. Quand quelqu’un détourne l’argent de l’Etat, au lieu de le sanctionner le plus sévèrement possible, on dira tout simplement « c’est un proche de Touadéra ». Alors, il bénéficie d’une immunité papale. Les « proches de Touadéra » ont-ils la mission de détruire ce que Touadéra consent d’énormes sacrifices à bâtir ? Déjà le niveau intellectuel des Centrafricains est lamentable, mais en plus les mentalités sont corrompues et les comportements d’un autre âge. Que faire ? Qui va relever le pays ? La RCA a vraiment du  pain sur la planche.

Comme nous le constatons, la tendance générale est aujourd’hui à l’importation des cerveaux camerounais, libanais, sénégalais, angolais, américains, chinois, russes, japonais, européens pour tout mâcher avant de cracher dans la bouche des Centrafricains, pour simplement avaler. Les Centrafricains brillent dans la haine, les coups bas, l’hypocrisie, les peaux de banane, dans la culture de la nullité, de la méchanceté, des pillages, des détournements, de la trahison de la nation (cas des passeports). Le Centrafricain ne mesure pas les conséquences de son acte insensé et l’impact négatif sur son pays. Détournements, vols, trafics des documents administratifs, mais nous sommes toujours les plus pauvres de la planète. Après plus de 50 ans d’indépendance, la RCA bat le record de la mafia, pas un seul multimilliardaire. Il y a un problème très sérieux dans ce pays, de mentalité hyper corrompue, de comportement face à l’intérêt général et de trahison devenue la seconde nature des Centrafricains. La rapacité financière, la gloutonnerie, une population de Barracuda capable de dévorer une baleine financière en quelques fractions de seconde. Le mal centrafricain, le sous-développement, la misère, la pauvreté, la mendicité, l’hypocrisie, la haine, la méchanceté, la roublardise, ce sont les Centrafricains qui les entretiennent. Comment comprendre que pendant que Touadéra et la Communauté internationale se battent griffes et ongles, certains leaders politiques appellent les groupes armés à la « résistance ». Contre qui ? Puisque ce sont les électeurs qui sont massacrés, ce sont les militants de ces partis qui sont canardés. Les absurdités en Centrafrique n’ont ni qualificatifs, ni limites.

De grâce, n’accusons plus la Minusca, ce sont des êtres humains comme nous. C’est aux Centrafricains de dire « non, arrêtons, ça suffit ». Un leader politique, un cadre centrafricain, peut-il se laisser manipuler contre la survie de sa nation ? Sans un peuple, il n’y a pas de gouvernement, de leaders politiques, d’administration. La RCA se meurt à cause de ses propres filles et fils qui naviguent à contre courant de l’évolution de la planète.

 

Julien BELA

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