ZEMIO A FEU ET A SANG, PENDANT QU’UN ACTIVISTE CAMEROUNAIS EST..

Jeudi 24.08.2017 :10H31

ZEMIO A FEU ET A SANG, PENDANT QU’UN ACTIVISTE

CAMEROUNAIS EST ARRETE AVEC ARME ET MUNITIONS AU KM 5

 

Un ressortissant Camerounais, avec des armes et des munitions, a été arrêté hier mardi 22 août 2017 au Km 5. Il a été récupéré par les Forces de Défense et de Sécurité. Curieusement, la Minusca s’est déployée pour le récupérer, à quel dessein ? La Minusca a-t-elle une prison et une justice internes ? Selon les informations recueillies auprès des populations, ce Camerounais a joué un grand rôle dans les massacres à Bambari. La Minusca l’utiliserait pour les sales besognes. Est-il venu relancer la crise au Km 5 ? Serait-il un trafiquant d’armes et de munitions ? Les Forces de Défense et de Sécurité ont refusé que la Minusca le récupère. Dans les jours qui suivent, nous en saurons un peu plus.

Pendant que nous écrivons, nous apprenons que la ville de Zémio est envahie par les soudanais qui tuent, pillent et sèment la terreur. Dans le monde d’aujourd’hui, qu’un pays n’ait pas une Armée en tant que telle, c’est la pire des humiliations que le régime Bozizé a infligé à la République. C’est une honte  de voir les partisans de Bozizé s’agiter pour le pouvoir. A tout  bout de champ, les centrafricains sont massacrés par les Soudanais, les Tchadiens et maintenant un Camerounais. Est-ce le seul camerounais ? Les peulhs venus du Niger, de la Mauritanie, alimentent le couloir de la mort. Les Centrafricains comprendront désormais l’importance de l’Armée, comme force de défense de l’intégrité du territoire national. Un général d’Armée président et son fils, colonel et ministre de la défense, ont fui devant des malfrats comme des lapins débusqués. Et pourtant, sept (7) à huit mille(8.000) soldats constituent l’effectif des FACA, mais il y a eu débâcle et sauve-qui-peut.

Aucun pays au monde ne peut compter sur une armée étrangère pour conserver et défendre son pouvoir. Bozizé, au lieu de structurer son armée, de la former, de l’équiper, non, car il voyait partout les coups d’Etat. Il espérait sur l’Armée Sud-africaine et celle de l’Angola. Les soldats sud-africains étaient à Bangui, ont combattu au front mais ils n’ont pu maintenir le fauteuil de Bozizé. Ces partisans tiennent des réunions par-ci, par-là, pourquoi faire ? Si un général est incapable de bâtir son armée, comment il a pu avoir ce grade ? Même parent, personne ne peut soutenir un tel officier. Ce sont des rebelles, des civils, des tirailleurs qui ont chassé Bozizé et toute sa garde présidentielle hyper armée, plus armée que les FACA. C’est la garde présidentielle, ses parents propres, qui sont les premiers à jeter les armes pour prendre leurs jambes au cou. Les FACA méprisées, n’avaient qu’un ou deux chargeurs seulement sur le front et quelques munitions. Les FACA étaient sacrifiées. Les armes jetées par terre un peu partout, les tenues aussi, afin d’éviter d’être repérés, les éléments de la garde présidentielle ont fondu dans la nature.

La ligne de front de la coalition Séléka était arrivée au niveau de la capitale Bangui, quand Bozizé a pris l’hélico en catastrophe. Ce sont des hyènes affamées qui ont envahi le pays, sans armée, sans police, sans gendarmerie, rien. Les Centrafricains ont été livrés en pâture à des mercenaires et cela se poursuit jusqu’à ce jour. Les Soudanais entrent et tuent hommes et faunes dans les parcs. Les Tchadiens font leur business dans le fleuve de sang des Centrafricains et maintenant, les Camerounais entrent à leur tour dans la valse. La RCA n’ayant plus d’anticorps, tous les virus y trouvent un terrain de prédilection. Malgré cette humiliation historique qui sera gravée sur du marbre dans les annales de la RCA, le clan Bozizé ose tout de même s’agiter, apporter son concours aux massacres des Centrafricains sans scrupule. C’est triste. La LRA, n’en parlons pas. Baba Laddé et compagnie ont été foudroyés par les FACA. C’est dire qu’il y avait une armée, avec certains officiers supérieurs aguerris, prêts à défendre leur pays et les institutions de la République, mais Bozizé a détalé en catastrophe pour des horizons inconnus, voguant au clair de lune, pour échouer à Kampala.

Aujourd’hui, c’est l’ère de la réhabilitation des FACA. Nous les voyons bien habillés, et cela fait la fierté de la population centrafricaine. « Petit à petit, l’oiseau construit son nid », dit-on. Les FACA retrouveront leur lettre de noblesse, comme au bon vieux temps, « une armée qui fait chanter les armes », une expression du général ATT, médiateur à l’époque dans la crise centrafricaine. Tant que certains éléments des FACA patriotes sont encore en vie, il y a de l’espoir. Les généraux Galothi, Dolewaya, sauront remettre la pendule à l’heure militaire. Ils en ont les compétences, la qualité et toutes les expériences du terrain, pour effacer ce sombre et douloureux passé dans la nouvelle Armée dite de GARNISON.

 

Julien BELA

 

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