« USAGE DE LA FORCE ROBUSTE, ...

Mercredi 15 Novembre 2017 : 10H05

« USAGE DE LA FORCE ROBUSTE, LES ENTRAINEMENTS ET LA QUALITE DES CONTINGENTS… », QUI DIRA MIEUX QUE JEAN PIERRE LACROIX DE L’ONU ?

Le sort de la Minusca est entre les mains du Conseil de Sécurité des Nations Unies, ce 15 novembre 2017. Rappelons que le 24 octobre dernier, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a séjourné en Centrafrique pour mesurer personnellement la profondeur, la largeur et la longueur de la question sécuritaire. Il a fait le déplacement de Bangassou pour toucher du doigt la réalité. Sur RFI ce mardi 14 novembre 2017, monsieur Jean Pierre Lacroix, responsable des Opérations de Maintien de la Paix des Nations Unies, a mis en exergue la préoccupation essentielle partagée par tous les Centrafricains : « L’usage de la force robuste… l’entraînement des contingents et qualité des contingents… ». La balle est dans le camp du Conseil de Sécurité qui va siéger sur la RCA et la Minusca, ce mercredi 15 novembre 2017, et va prolonger le mandat des forces onusiennes en RCA. Nous prenons aux mots monsieur Jean Pierre Lacroix quant à l’ « usage de la force robuste » et l’accroissement de la logistique militaire adéquate. Il ne s’agit pas, nous l’espérons, de simple jeu de mots pour caresser les oreilles des Centrafricains, mais l’expression profonde des attentes du peuple centrafricain, qui n’aspire qu’à la paix, rien que la paix. Les entraînements font partie de la vie quotidienne d’un soldat. Là où le bât blesse le plus, c’est la qualité des contingents qui composent les forces onusiennes de maintien de la paix. Pakistanais, Bangladeshis, Mauritaniens, Marocains…, sont de purs compléments d’effectif, des touristes militaires en aventure exotique. D’abord, il y a un problème de neutralité, d’impartialité puis d’efficacité militaire sur le terrain. Est-ce un plaisir de faire partie des Casques Bleus ? Les Burundais, les Rwandais, les Portugais et bien d’autres contingents sont neutres, impartiaux, agissent comme des vrais soldats aguerris, disciplinés. Le « maintien de la paix » a réellement un sens pour certains contingents de la Minusca. C’est dans ce sens que Jean Pierre Lacroix a insisté sur la qualité militaire des contingents.

Certains contingents dans les convois des véhicules sur le corridor Bangui-Douala, dès qu’ils entendent un coup de feu, se réfugient dans les chars, abandonnant les convois et les passagers (population civile) à la merci des bandits de grand chemin. Cette attitude a permis aux groupes armés de prendre une ascendance sur certains contingents de la Minusca qui ont étalé leurs faiblesses au grand jour. Que ce soit en termes de police que sur le plan militaire, ils ne sont nullement à la hauteur de la mission. Ils ont gonflé l’effectif de la Minusca pour rien et deviennent finalement un boulet aux pieds des Nations Unies.

Les contingents des deux (2) Congo étaient très dynamiques. Il fallait tout simplement sanctionner les déviationnistes sexuels et non tout le contingent. Malheureusement, ils ont été tous rapatriés. Vu la situation en RCA, c’est un peu méchant, car il s’agit de nos voisins immédiats et frères, partageant un espace commun.

Le contingent camerounais est plus décevant, car ils abandonnent leur mission au profit de l’affairisme de tout genre. En tout état de cause, les piliers des forces onusiennes, la Minusca, sont les contingents rwandais, burundais  et les forces spéciales portugaises.

Le Conseil de Sécurité doit se soucier davantage des hélicoptères de combat et des bombardiers pour des interventions rapides et musclées, afin d’empêcher les tueries massives, les carnages, les massacres à grande échelle, comme à Bocaranga avec les 3R, à Batangafo avec le MPC, à Kaga-Bandoro avec le FPRC, à Alindao avec l’UPC, puis à Bangassou où le phénomène d’autodéfense a vu le jour, une réaction populaire aux atrocités de l’UPC. Les musulmans qui vivaient en parfaite harmonie avec les non musulmans à Bangassou, ont été exposés par la folie meurtrière de l’UPC.

Touadéra a fait tout ce qui est en son pouvoir, tendant une main fraternelle aux groupes armés, dans la non violence et le dialogue. Mais ces criminels et bandits de grand chemin ont craché dans sa main. Le MLCJ basé à Birao et une bonne partie des Anti-Balaka ont déposé les armes et se sont engagés sur la voie de la paix et du processus DDRR. Le FPRC, l’UPC, le MPC, les 3R, les Anti-Balaka parents à Bozizé, continuent de boucher leurs oreilles à l’hymne à la paix. Ils déciment la population civile selon leurs caprices, car se croyant invincibles. Et pourtant, le MPC est obligé de solliciter des renforts du FPRC depuis Bria. Une chose est sûre, le compte à rebours a déjà commencé. La Cour Pénale Spéciale (CPS) est à pied d’œuvre. Elle ne pêchera que les gros poissons, les requins bleus et blancs, les baleines, les crocodiles, les hippopotames, les capitaines. Les fretins sont du ressort de la justice transitionnelle.

Le Conseil de Sécurité doit aussi transformer la Minusca en bras d’acier de la CPS pour collecter ces chenilles toxiques, ces parias, ces damnés de la terre, ces assassins, ces tueurs patentés. Là où la CPS passe, les criminels trépassent. Les jours sont désormais comptés pour ces créatures de l’enfer. Les manipulateurs, les commanditaires, seront étalés au grand jour, car l’heure de la justice a déjà sonné. Ozaguin saura qui a voulu l’expédier en plein concert en enfer. Lentement mais sûrement, la justice avance à grand pas.

C’est pourquoi le Conseil de Sécurité doit prendre en main cette dimension justice et lui donner les moyens de régner. Que ces criminels se refugient au ciel, sur mars, sous terre, sous la mer ou les océans, il faut les prendre vivants. Les victimes veulent les voir en face à la barre, les entendre rendre compte de leurs actes. La vie de la RCA et de la CPS est suspendue aux lèvres du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Que les Centrafricains disent enfin ouf !

Julien BELA

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