UNE COMMISSION D’ENQUETES PARLEMENTAIRES S’IMPOSE POUR ....

Lundi 06.03.2017: 11H11

UNE COMMISSION D’ENQUETES PARLEMENTAIRES S’IMPOSE POUR LAVER KARIM MECKASSOUA DE TOUT SOUPçON : DEMOCRATIE OBLIGE

Assemblee n 1Meckassoua 3

Les députés de l’Ouham-Péndé sont descendus dans leurs circonscriptions pour s’enquérir de la situation sécuritaire suite aux agissements des rebelles de Sidiki dans la région. Ils sont revenus à Bangui avec une idée de ce qui se passe dans cette contrée du pays. Or, Karim Méckassoua, Président de l’Assemblée Nationale (PAN), est mis en cause par le Chef d’état-major de la coalition FPRC, MPC et RPRC, feu Joseph Zoundéko, de manière formelle. La Communauté internationale et l’opinion nationale sont au courant. En France, c’est en pleine période électorale très sensible que des candidats et  non les moindres, sont mis en cause et convoqués par la justice. Les coalitions se défont, car ces candidats doivent se justifier. Le silence de l’Assemblée Nationale centrafricaine devant cette grave accusation, est sans nul doute, intelligence avec la rébellion. Dans le cas d’espèce, il n’y a qu’une commission d’enquêtes parlementaires pour laver le PAN de tout soupçon.

Les députés ont cette obligation de démontrer à la face du monde, que le Parlement centrafricain est propre, intègre et crédible. A moins que les députés soient dans le camp de la rébellion contre le peuple centrafricain. Une Commission d’enquêtes parlementaires doit descendre sur le terrain pour creuser, fouiller et bêcher auprès de la coalition rebelle RPRC, FPRC et MPC, afin de confirmer ou d’infirmer les propos de feu général Joseph Zoundéko, paix à son âme. La coalition à laquelle il appartient n’est pas morte, elle est en  vie. Mieux encore, elle vient d’adhérer au processus DDRR en envoyant ses représentants au Comité Consultatif et de Suivi (CCS). Il y a urgence en la demeure, si les députés se reconnaissent dans la peau des représentants du peuple et non comme un maillon de la rébellion.

Dans le cas contraire, une dissolution de l’Assemblée Nationale s’avère indispensable pour haute trahison, intelligence avec des groupes armés pour déstabiliser le pays. Le PAN est le porte étendard de l’Assemblée Nationale et sa réputation ne doit souffrir d’aucune zone d’ombre, plus grande encore, des actions sous-marines avec des forces non conventionnelles. La commission d’enquêtes parlementaires doit commencer par le cercle rapproché du PAN à Bangui, avant de se déporter dans le fief de la rébellion. Que penserons la communauté internationale et l’opinion nationale de cette race de députés ? Le peuple a-t-il pris des risques sous les balles des groupes armés pour élire ses bourreaux ? Les députés doivent se démarquer au nom de la démocratie, de la propreté et de la crédibilité. Peut-on appeler les bourreaux du peuple, les complices des rebelles, députés de la nation ?

Le PAN lui-même ne veut en dire plus, se contentant d’une déclaration laconique, au regard de la gravité de cette accusation. Les députés de l’Ouham-Pendé sont allés rencontrer Sidiki, la Séléka et les Anti-Balaka, ils sont revenus, ils sont là et donc les députés doivent soigner leur honorabilité pour être de vrais honorables, devant la presse, l’opinion nationale et internationale. Dans une précédente édition, nous nous sommes posé la question de savoir si devant une si grave accusation, le PAN conservera-t-il le perchoir de l’Assemblée Nationale ? Cette interrogation est demeurée sans réponse dans le camp des parlementaires plus concernés. Faut-il en conclure à une complicité, à une manœuvre de déstabilisation des institutions de la République démocratiquement élues ? Est-ce un silence coupable ? Les députés sont-ils dans le camp des rebelles contre le peuple centrafricain ? En démocratie, il faut se justifier et se laver de tout soupçon. Marine Lepen et François Fillion, deux candidats à l’élection présidentielle en France, sont dans le collimateur de la justice. Un haut dirigeant du pays ne peut pactiser avec le diable contre son pays et contre les instituons de la République. Aux Etats-Unis, des ministres démissionnent pour intelligence avec la Russie. La démocratie a ses exigences dont la pureté politique pour tous ceux qui ont une parcelle de responsabilité au sommet de l’Etat, pire encore pour la représentation nationale, creuset par excellence de la démocratie. Feu Joseph Zoundéko, chef d’état-major, général de la coalition rebelle FPRC, MPC et RPRC, a affirmé haut et fort, détenir les preuves. N’est-ce pas que les députés, par leur silence, deviennent eux aussi suspects ? La dissolution de l’Assemblée Nationale s’impose .

Julien BELA

 

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