UN JEUNE HOMME FORCE POUR ENTRER AU PALAIS DE LA RENAISSANCE

Vendredi 25 Novembre 2016 : 13h58

UN JEUNE HOMME FORCE POUR ENTRER AU PALAIS DE LA RENAISSANCE PAR LE PORTAIL PRINCIPAL, VOCIFERANT EN SANGO :

« NDATI ALA A SIGUI AWE, ALA A PASTEUR »

Palais

 

« Je ne suis pas un fou, les secrets des pasteurs sont révélés », s’évertuait-il à dire aux Rwandais qui sont au portail principal. Est-il normal ou est-il détraqué, il n’y a que les psychiatres et son audition par la gendarmerie pour situer le public. Seulement, les Rwandais ont eu du fil à retordre pour le repousser, pour l’éloigner du Palais de la Renaissance. Il tenait absolument y entrer. Voulait-il faire des confidences au Chef de l’Etat ? C’était très tôt le matin, vers sept heures (07H). Un individu normal saurait qu’il ne peut rencontrer un Chef d’Etat à pareille heure. De plus, la procédure pour avoir la possibilité de rencontrer un Chef d’Etat n’est pas celle-là. Pourtant, il est apparemment bien habillé. Puisqu’il parle des pasteurs avec insistance, serait-il un intercesseur qui a eu des révélations dans la prière, où Dieu met à nu certaines pratiques néfastes des pasteurs dans notre pays ? Il est certes vrai qu’aujourd’hui, Dieu parle aux hommes d’une manière ou d’une autre. Les hommes, les femmes, les enfants, les vieillards, les fous, les handicapés de tout genre, il faut être connecté spirituellement pour déceler un message divin dans les propos d’un enfant, d’une femme, d’un homme, d’un vieillard, d’un handicapé. Dieu ne fait exception à personne.

Ce jeune a été maîtrisé par les éléments FACA qui ont fait appel à la gendarmerie pour le récupérer et le déposer à la SRI pour son audition. En cas de propos hachés, le concours des psychiatres sera sollicité pour en savoir un peu plus sur son état mental. Une chose est sûre, les Centrafricains ont témoigné de leur soutien et de leur attachement à leur président démocratiquement élu, malgré les mauvaises langues qui passent le clair de leur temps dans les invectives. Malgré le contexte sécuritaire, la population a obligé son président à son retour triomphal de Bruxelles, Faustin-Archange Touadéra, a marché à pied depuis l’aéroport jusqu’à sa résidence. La population voulait le voir en chair et en os, le toucher, l’accompagner, une vraie communion entre Touadéra et son peuple. Ce qui cadre parfaitement avec « l’Union sacrée » à Bruxelles. Comme un seul homme, les députés et leur président, les partis politiques, la vraie société civile et le Chef de l’Etat, ont parlé d’une seule et même voix pour défendre la cause Centrafricaine et remporter une victoire historique dans le cheminement de la RCA.

Le concept d’unité dans notre devise n’est  pas gratuit. Un peuple unit et solidaire  peut soulèver des montagnes, améliore ses conditions d’existence et son environnement immédiat. C’est dans l’unité et la dignité que les Centrafricains ont convaincu les bailleurs de fonds à Bruxelles. Le plus dur reste à faire pour absorber cet argent. L’Union sacrée est la principale stratégie porteuse de succès, de progrès pour le bonheur des Centrafricains. Les projets, l’expertise doivent mobiliser toutes les compétences sans exclusive. Le temps du développement a enfin sonné en Centrafrique. Après Touadéra, ceux qui vont venir doivent trouver un pays debout pour prendre le relais. Un pays doit se bâtir de cette manière, comme les fourmis. Chaque dirigeant qui accède à la magistrature suprême du pays, ajoute sa modeste contribution à l’édifice et ainsi de suite. La haine, la méchanceté, le sabotage, la négligence, la médisance pèsent négativement sur le pays. Cette période est révolue, obsolète, rétrograde. « Les Centrafricains d’abord, la RCA avant tout », c’est le credo.

La RCA est dans une dynamique de mutation vers l’excellence, vers le véritable vivre ensemble, vers le véritable « Zo Kwé Zo » au sens bogandiste du terme. L’ignorance, l’analphabétisme, la sous information, ont fait trop de mal aux Centrafricains et au pays. Ce sont des fléaux à combattre pour sortir le pays de la spirale, de l’obscurantisme, de la culture de l’autodestruction. Un peuple bien éduqué est un peuple fort, dynamique, acquis à la cause du développement, des innovations technologiques dans la sphère de la globalisation, de la mondialisation et de la compétitivité. Les Centrafricains ont une tête, un corps, des bras et des pieds comme les autres. La RCA est le Jardin d’Eden, bénie de Dieu, avec tous les atouts possibles. Comment a-t-on pu en arriver là ? Avec tant de ressources, avec tant d’opportunités, les Centrafricains arrivent à s’entretuer comme des sauvages, des animaux, c’est l’absurde.

Les Centrafricains doivent se ressaisir, se réconcilier et se tourner vers le véritable combat, celui du développement, du progrès. Nous devons rattraper notre retard face à nos voisins immédiats et entrer dans le pré carré des pays émergeants. Ce n’est pas impossible, nous avons tout pour y parvenir. Nous devons réussir ce pari, car rien n’est impossible à un cœur vaillant, à celui qui croit, à celui qui ose et met la main à la pâte, pour fouiller, bêcher, sarcler, ne laisser nulle place où la main ne passe et repasse. Le trésor, c’est dans la terre.

Julien BELA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×