UN GENDARME DE RETOUR DE PAOUA RACONTE ...

Jeudi 01 juin 2017 : 09H00

UN GENDARME DE RETOUR DE PAOUA RACONTE « COMMENT DES ELEMENTS ARMES ET INCONTROLES VENUS DU TCHAD  DICTENT LEUR LOI A BETOKO ET LES VILLAGES ENVIRONNANTS… »

Serge bokassa 3Selon un gendarme qui avait séjourné pendant quelques mois à Paoua dans l’Ouham-Péndé, avant de regagner Bangui, et qui a requis l’anonymat, « des éléments armés et incontrôlés venus du  Tchad dictent leur propre loi aux populations de Betoko et des villages environnants. Ils ont fait de la mairie de Bétoko leur poste de douane où ils rackettent la population, les propriétaires des véhicules, des motos, des bicyclettes et les commerçants.

A titre  d’illustration ces hors-la-loi imposent à chaque propriétaire des maisons en tôles de leur verser mensuellement la somme de dix mille (10.000) FCFA, tandis que ceux qui ont des maisons en paille devaient leur verser la somme de cinq mille (5.000) FCFA. Ce qui a fait que la localité de Bétoko et les villages environnants sont entrain de se vider de leurs habitants, car les hommes ont demandé à leurs femmes et leurs enfants d’aller se refugier en champs ou en brousse et les laisser seuls dans cette localité. Ces mercenaires tchadiens ont érigé une barrière où ils dictent leur loi en matière de la douane et des formalités à remplir. Pour un sac de mil, de manioc ou encore de tabac, il faut leur verser la somme de trois mille (3.000) FCFA. Quant au transport des sacs par les véhicules, motos et bicyclettes, ils comptent le nombre de petites cuvettes (Ngaoui) contenues dans un sac, et exigent aux transporteurs de leur verser la somme de deux cent cinquante (250) FCFA par (Ngaoui). S’agissant des disputes et bagarres entre la population ou entre un homme et sa femme, il faut s’attendre à leur verser sans condition la somme de dix mille (10.000) FCFA par personne. Toutes ces forfaitures et violations des droits humains sont commises sur la population  de Bétoko et les villages environnants par ces mercenaires tchadiens, au vu et au su des Casques Bleus présents, sans aucune réaction de leur part. La Minusca est-elle là pour protéger les civils ou non » ?

Fort de ce qui précède, vu la position géographique de la préfecture de l’Ouham en général, et de la localité de Bétoko en particulier, faisant frontière commune avec le Tchad, elle est souvent victime d’incursions armées des mercenaires et des éléments armés et  incontrôlés en provenance de ce pays voisin de la RCA. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) n’étant pas opérationnelles, nécessité oblige de protéger les civils et garantir la libre circulation des personnes et des biens à l’intérieurs du pays, en armant et en équipant nos Forces de Défense et de Sécurité Intérieure (Police et Gendarmerie), afin de les déployer dans l’arrière-pays aux côtés des forces onusiennes, pour qu’elles puissent œuvrer ensemble. Et ceci pour barrer la route à ces hors-la loi et criminels qui rendent la vie difficile à nos compatriotes dans l’arrière-pays.

Le Petit YEKOA

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