TUERIES A BAMBARI, ZANGBA ET NAISSANCE D’UN 15E..

Mer. 05.06.20219 : 10H08

 

TUERIES A BAMBARI, ZANGBA ET NAISSANCE D’UN 15EME GROUPE REBELLE DANS LE MBOMOU : DANGER !

Carte rca mbomouDes cas de tueries sont signalés dans les villes de Bambari et Zangba. Cependant, un groupe rebelle vient de voir le jour dans la région du Mbomou. Le danger est imminent car, l’accord dit de paix et de réconciliation est en train de voler en éclat.

Les facilitateurs et garants de l’Accord Politique de Paix et de Réconciliation, jusque-là, n’agissent pas véritablement contre les tueries, les tortures, les viols, les pillages et incendies dans certaines régions du pays commis par certains groupes armés. Condamnation sur condamnation, mise en garde sur mise en garde, ultimatum sur ultimatum, mais tout cela n’inquiète pas les groupes armés.

A titre d’illustration, un ultimatum de 72 heures a été lancé par le gouvernement et la Minusca à Abass Sidiki, leader des 3R, d’arrêter les auteurs des massacres perpétrés sur les populations civiles de l’Ouham et l’Ouham-Péndé. A l’expiration de cet ultimatum, Sidiki n’a remis que trois auteurs de ces crimes à la justice. Aussi, le gouvernement et la Minusca lui ont demandé de démanteler les barrières érigées par ses éléments. Mais jusqu’au jour d’aujourd’hui, c’est le statu quo. Tout porte à faire croire que le gouvernement et la Minusca ont prêché dans le désert du Sahara.

Conformément à l’accord signé à Bangui, tous les groupes armés doivent être dissouts dans quatre-vingt-dix (90) jours, c’est-à-dire dans trois mois. Or, ce délai est largement dépassé, mais rien n’est toujours fait dans ce sens. Et les groupes armés profitent de cette situation pour continuer à dicter leur loi à qui veut les entendre. Jusqu’à quand la Communauté internationale continuera à croiser les bras et laisser les Centrafricains mourir comme des mouches ? A quoi sert réellement l’accord dit de paix et de réconciliation si l’autre partie ne respecte pas ses engagements ?

En nommant les représentants des rebelles  au gouvernement et dans les institutions de l’Etat, l’Exécutif a déjà fait sa part. Il revient également aux leaders des ces groupes rebelles de sommer leurs éléments sur le terrain à cesser définitivement avec la violence sur les personnes civiles. Dans le cas contraire, les garants et facilitateurs de l’accord doivent véritablement monter en puissance pour les contraindre à déposer les armes. Fort malheureusement, il est difficile de savoir ce qui se passe réellement entre le gouvernement et tous les partenaires qui ont soutenu le dialogue de Khartoum.

Certaines personnes ont raison d’être pessimistes quant à l’accord de Khartoum pour une sortie définitive de la crise en RCA. Mais avec la naissance d’un 15ème  groupe armé dans le Mbomou, c’est bien dommage pour la RCA et son peuple car un nouvel accord serait signé avec le nouveau venu !

 

Jean Max Delouga

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