TRAFIQUANTS DE DIAMANT ET OR

Jeudi 26.10.2017 : 09H42

LES GROUPES ARMES TRAFIQUANTS DE DIAMANT ET OR, MASSACRENT NON SEULEMENT LA POPULATION CIVILE, MAIS LA MAINTIENNENT DANS LA MISERE ABSOLUE

Mine et diamant 1Les groupes armés contrôlent tous les chantiers miniers du Nord-est du pays. Les diamants et or sont vendus au Tchad, ce qui leur permet d’acheter armes et munitions, carburant et véhicules, notamment les armes les plus sophistiquées. Le Tchad n’est véritablement pas un bon voisin. Le rapport des Nations-Unies quant à l’implication criminelle du Tchad dans la crise centrafricaine, est on ne peut plus clair. Pire encore, le Tchad manipule singulièrement le FPRC, le MPC et leur fournit des combattants. Les Goula, Rounga patriotes convaincus, se désolidarisent de plus en plus des groupes armés précités ci-haut, car après tout, c’est leur pays. Les revendications originelles des ex-Séléka, ont été toutes prises en considération dans le plan de relèvement du pays présenté aux bailleurs de fonds et partenaires au développement de la RCA à Bruxelles.

La poursuite de la guerre ne se justifie plus. L’ex-coalition Séléka a pris le pouvoir avec la bénédiction de l’armée et du peuple. Bozizé étant vomi et ayant trahi les chefs d’Etat de la CEMAC, devait faire valoir ses droits à l’exil. Malheureusement, l’ex-coalition Séléka a transformé l’Etat en une boucherie humaine, au lieu de gouverner et de résoudre les problèmes de marginalisation de leurs régions. La CEEAC a donné un carton rouge à Djotodia qui a trouvé refuge dans sa belle famille au Bénin. Catherine Samba-Panza a pris la transition. Elle a essuyé plusieurs coups de forces, toujours des groupes armés. Le FPRC de Djotodia et les Anti-Balaka de l’ethnie de Bozizé, ont conclu un accord à Nairobi, au Kenya, que Catherine Samba-Panza a balayé du revers de la main, le jetant à la poubelle de l’histoire.

Après les élections, les groupes armés n’avaient d’autres alternatives que de déposer purent et simplement les armes. Certains candidats malheureux à la présidentielle versent dans la manipulation des groupes armés, certains s’érigent en cerveau de coups d’Etat. Les ficelles des groupes armés sont tirées depuis Bangui, afin de faire échec au mandat de Touadéra, qui est déjà président et les autres non. Touadéra  peut partir, il sera ancien président et les autres, accéderont-ils un jour à la Magistrature Suprême du pays ? La population, abandonnée à son triste sort, observe les acteurs politiques. Elle sait désormais qui est qui et qui fait quoi. La population sait que les hommes politiques ne se préoccupent pas de la paix et de sa sécurité, mais s’acharnent à mettre les bâtons dans les roues de Touadéra. La centaine des partis politiques, a fondu comme du beurre au soleil. L’Union sacrée n’a été qu’une vue de l’esprit, sans véritable prise sur la priorité des priorités que constituent la restauration de la paix, de la sécurité et la réconciliation nationale. Le déficit de culture politique au sein des leaders politiques est amplifier par la haine, la rancœur, l’hypocrisie, la fourberie. Bien des candidats malheureux fulminent de haine contre un individu, au détriment de l’intérêt de la population.

Les leaders des partis politiques ne se souviennent  plus de leurs militants, de leur électorat. Ils seront élus en 2021 par des fantômes, des morts vivants, on ne sait plus quoi. Nous osons croire que les partis politiques ont tous démissionné et n’ont plus de militants à travers le pays. Touadéra seul est au four et au moulin, se déplace dans les zones à risque, les points chauds, pour rencontrer ses compatriotes meurtris et en détresse. Les tueries, les massacres, les incendies des villages vont bon train, dans l’indifférence totale des leaders politiques. Touadéra constitue leur cible privilégiée et non les groupes armés et la population civile désespérée.

La question fondamentale aujourd’hui est de savoir comment faire tarrir les sources de financement des groupes armés, afin qu’ils puissent converger vers la paix. Les humanitaires en viennent à demander une clarification du mandat de la Minusca, c’est qu’il y a péril en la demeure. La Minusca doit être entièrement et totalement sous le chapitre 7 de la charte des Nations, qui prévoit le recours systématique à la force militaire pour stopper la folie meurtrière des groupes armés et rafraichir le cerveau des audacieux avec des balles, raser le crâne des téméraires avec des obus de 120mm. Il y a eu déjà trop de morts et cela ne peut plus continuer ainsi. La misère est bestiale au sein de la population. Les groupes armés ne peuvent pas reconstruire ce qu’ils sont entrain de détruire, encore moins de ressusciter les morts. Les groupes armés font des trafics d’armes, de munitions, de diamant et or, d’ivoire en direction des Soudan du Nord et du Sud, plus vers le Tchad. Le DDRR pilote et le grand programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement leur importent peu, puisque le diamant, l’or et l’ivoire coulent à flot. Le temps est enfin venu de dire aux groupes armés, halte-là !   

 

Julien BELA

 

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