toutes les info du Mer 28/03/2018

« LES PRESIDENTS S’EN VONT, LE PEUPLE RESTE », DIXIT LE PRESIDENT PORTUGAIS. MAIS EN AFRIQUE…

Le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa a effectué une visite éclaire à Bangui le lundi 26 mars 2018. Il a été accueilli sur le tarmac de l’aéroport Bangui-Mpoko par son homologue centrafricain, Professeur Faustin Archange Touadéra. Depuis l’aéroport jusqu’au Palais de la Renaissance, les Centrafricains se sont massés sur les abords des avenues Martyrs et Barthélemy Boganda pour applaudir leur hôte et lui souhaiter la bienvenue en terre centrafricaine.

Dès son arrivée, il a été reçu en audience par le président Touadéra. A sa sortie, il a déclaré, nous citons : « Les présidents s’en vont, le peuple reste ». Une manière de dire aux dirigeants africains d’entretenir leurs peuples et de ne pas s’éterniser au pouvoir comme ce fut le cas pour bon nombre qui sont au pouvoir depuis plus de vingt (20), voire trente (30) ans. Or, la Constitution prévoit un mandat renouvelable une fois. Force est de constater qu’après avoir accédé à la magistrature suprême de l’Etat, de nombreux présidents africains modifient, tripotent, façonnent la constitution à leur profit. Ils veulent s’éterniser au pouvoir. D’aucuns ne pensent à céder leurs fauteuils présidentiels à d’autres. Ils veulent le pouvoir, rien que le pouvoir. Tous ceux qui se permettent le luxe de critiquer le « raïs », sont envoyés en prison, d’autres exécutés sommairement.

La gestion du pays est entre les mains d’un groupuscule d’individus. Les nominations à de hautes fonctions se font sur la base ethnique, clanique, tribaliste, régionaliste, familiale, et que savons-nous encore. Tous les biens de l’Etat sont confisqués, détournés au profit d’une frange de la population. Cependant, la majorité broie du noir, grince des dents à longueur de journée. Les dignitaires vivent comme des anges aux cieux. Ils ne se soucient guère du peuple qui souffre dans sa peau et dans sa chair. « Tout pour les dignitaires, rien pour les autres », telle est leur devise. Alors qu’ils oublient qu’un jour, ils partiront. Et dès que le moment arrive, ils détalent comme des lapins, laissant les pauvres civils à la merci des reptiles, des bêtes sauvages qui les dévorent. Tel est le cas du déchu président général François Bozizé Yangouvonda avec la coalition Séléka de Michel Djotodia.

Bozizé est parti mais le peuple centrafricain reste, demeure. Si le général s’était occupé de son peuple, nous osons croire qu’il allait finir son 2ème mandat. Et ce qui est arrivé aux Centrafricains, lors de la prise de pouvoir par la Séléka ne devrait pas se concrétiser. Dommage, ce qui devait arriver est arrivé.

Pour ce faire, nous exhortons les dirigeants africains à privilégier leur peuple, l’intérêt général et non à protéger leur pouvoir. Ils sont élus par le peuple. De ce fait, ils doivent agir pour le peuple et non contre le peuple qui leur a confié le pouvoir. Car, la démocratie, c’est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Hélas, en Afrique, c’est le contraire. Le pouvoir, c’est pour un individu et sa suite. Chaque président qui arrive au pouvoir épouse cette logique. C’est devenu un mode de gouvernance. Dépassés par cette histoire qui se répète, certains individus prennent des armes pour faire entendre leur voix. C’est l’exemple typique de la coalition Séléka. Malheureusement pour les combattants Séléka, ils ont pris les armes pour tuer, tuer à n’en point finir ; incendier des maisons d’habitation, des édifices publics et privés, des locaux des ONG nationales et internationales. Ce qui a fait que la coalition Séléka a perdu le pouvoir après seulement dix (10) mois.

D’où nécessité pour les dirigeants africains en général et plus particulièrement les présidents centrafricains qui se succéderont au pouvoir de prendre soin de leur peuple. En agissant ainsi, ils gagneront la confiance de ce dernier. Mais c’est le fait de tourner le dos à son peuple qui est source des malheurs des dirigeants centrafricains. Quand on est président, c’est pour la République toute entière, le peuple tout entier et non pour son clan et sa région. Les dirigeants africains doivent le comprendre une fois pour toute. Et une fois qu’ils ne seront plus au pouvoir, ils seront respectés pour leurs bonnes œuvres. Ils ne s’exileront pas. C’est à cause des actes barbares, inhumains, indignes, bestiaux qu’ils commettent sur leurs administrés durant leur règne qu’ils ne peuvent pas résider sur leur territoire national à la fin de leurs mandats. Parfois, certains sont poussés à la démission ou renversés par un coup d’Etat. A l’issue de ces coups de force, ils s’envolent sous d’autres cieux. Le peuple qui les a élus, propulsés sur la lune reste et demeure sur le sol de ses ancêtres.

Donc les présidents doivent savoir que, en toute chose, il y a un début et une fin. Rien au monde ne peut demeurer éternellement, à part la parole de Dieu. Même les leaders des groupes armés, tels Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène du FPRC, Mahamat Alkhatim du MPC, Ali Daras de l’UPC, Bahr du MNLC, Sidiki des 3R, qui se croient tout-puissants et au-dessus de la loi, vont partir un de ces quatre matins. Leurs noms s’évaporeront dans la nature comme une traînée de poudre, mais le peuple centrafricain restera et demeurera jusqu’à la fin du monde. Qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, leur fin est proche.

Pour tout dire, les présidents ont l’obligation de mettre en avant l’intérêt du peuple. Dorénavant, tout dirigeant centrafricain doit avoir un seul slogan, « La RCA avant tout, le peuple centrafricain d’abord ». Car tout passera, « les présidents s’en iront mais le peuple restera », comme l’a souligné le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

Mondial 2018 : des matchs dEcisifs pour lever les derniers doutes des sElections africaines

Du 23 au 27 mars, les cinq sélections africaines qualifiées pour la Coupe du monde 2018 (Égypte, Sénégal, Maroc, Nigeria, Tunisie) disputeront chacune deux matches amicaux. Avec, pour certaines d’entre elles, plusieurs interrogations.

 

Sénégal : les problèmes de Cissé

 

Aliou Cissé a ratissé large pour les deux matches amicaux face à l’Ouzbékistan (23 mars à Casablanca) et face à la Bosnie-Herzégovine (27 mars au Havre) en convoquant 30 joueurs. Le sélectionneur des Lions Indomptables a appelé un seul petit nouveau, en la personne de Santy Ngom, l’attaquant du FC Nantes. La liste publiée par l’ancien milieu de terrain du Paris-SG ouvre la porte à certaines hypothèses. Par rapport au groupe qui avait obtenu sa qualification pour la Coupe du monde face à l’Afrique du Sud en novembre dernier (2-1, 2-0), plusieurs joueurs ont disparu, à cause d’un temps de jeu réduit : le gardien Clément Diop (Impact Montréal, CAN), le défenseur Saliou Cissé (Valenciennes) et l’attaquant messin Opa Nguette (Metz).

Parmi les cadres, le principal absent est le défenseur d’Anderlecht Kara Mbodj (51 sélections). Le vice-capitaine des Lions est blessé à un genou. Autres blessés, le défenseur Fallou Diagne et le milieu de terrain Idrissa Gueye (Everton). Cissé, qui n’a pas rappelé Demba Bâ (Göztepe Izmir) et dont le retour en sélection semble illusoire malgré de bonnes performances en Turquie, s’est tourné vers le défenseur Papy Djilobodji (Dijon), et le milieu de terrain Pape Souaré (Crystal Palace). Le premier n’avait plus joué pour son pays depuis mars 2015 face au Ghana (2-1) et était en froid avec Cissé. Le second tente de retrouver son niveau depuis son grave accident de la route, en septembre 2016. Autre problème pour Cissé, celui des gardiens : en plus de Diop, ni Abdoulaye Diallo (Rennes) ni Alfred Gomis (SPAL) n’ont un gros temps de jeu en club, au contraire de Khadim N’Diaye (Horoya AC, GUI) et Pape N’Diaye (ASC Diaraf), le seul local de la liste. Enfin, les performances de Moussa Sow, abonné au banc de touche à Bursaspor (Turquie) seront évidemment scrutées de près.

 

Egypte : beau temps pour les Pharaons

 

Au moment de coucher quelques noms sur la liste des joueurs invités à s’installer à Zurich, où son équipe affrontera le Portugal puis la Grèce (23 et 27 mars), Hector Cuper n’avait que l’embarras du choix. Des problèmes de riche pour le sélectionneur argentin des Pharaons. Vingt-huit joueurs ont été conviés pour le séjour en Suisse, et Cuper n’a pas bouleversé l’ordre des choses, en faisant massivement appel à ceux qui avaient obtenu la qualification pour la Coupe du monde. Seuls le gardien d’Al-Ahly Sherif Ekramy, et ses coéquipiers en club Ramy Rabia et l’attaquant Amr Gamal sont absents.

Un joueur sera l’objet d’une attention toute particulière : Mohamed Salah, auteur d’une saison époustouflante à Liverpool

Hormis ces trois cas spécifiques, et qui ne concernent pas des titulaires, toute l’ossature égyptienne est là, dont l’indestructible gardien Hossam El Hadary (45 ans, 156 sélections). Évidemment, un joueur sera l’objet d’une attention toute particulière. Il s’agit bien sûr de Mohamed Salah, auteur d’une saison époustouflante à Liverpool. Le meilleur buteur de la Première Ligue (28 buts) a vu sa valeur marchande exploser (il est estimé à plus de 150 M€ actuellement). La présence d’un tel joueur et la qualité technique de plusieurs internationaux égyptiens poussera-t-elle Cuper à faire évoluer son équipe de façon moins prudente, un souhait unanimement partagé par la presse et les supporters ?

 

Jeune Afrique

 

59 ANS APRES LA MORT DE BOGANDA, LA COHESION SOCIALE N’EXISTE PLUS, LA DEVISE N’EST QU’UN VAIN MOT…

Le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest se souvient encore, ce jeudi 29 mars 2018, de la disparition tragique de son président Barthelemy Boganda, père fondateur de la RCA. Nul n’ignore que Boganda avait trouvé la mort tragique dans un crash d’avion au village Bobangui dans la Lobaye, le 29 mars 1959. Mais cinquante neuf (59) ans après la mort de cette illustre personnalité politique, qu’est-ce qu’est devenue aujourd’hui la RCA ? Et qu’est-ce que nous pouvons dire de son peuple ? Autant d’interrogations qui devaient donner matière à réflexion à tous les filles et fils de ce pays. Et ceci plus de cinquante sept (57) ans passés après la proclamation de l’indépendance de la RCA, le 13 août 1960 par feu président David Dacko.

A cet effet, nous disons que le constat est très catastrophique sur les plans politico-sécuritaire, humanitaire et économique en RCA. De nos  jours, il est regrettable de constater que la cohésion sociale entre les Centrafricains n’existe plus ; la devise de la RCA, « Unité-Dignité-Travail », n’est qu’un vain mot ; l’hospitalité n’est plus centrafricaine, comme ce fut le cas sous feus présidents Boganda, Dacko et feu empereur Bokassa 1er, « paix à leurs âmes ». Et pour causes ?

Nous citons entre autres, la soif du pouvoir, rien que le pouvoir à travers des rébellions, des mutineries et des coups d’Etat par certaines personnalités politiques et militaires, avec la  complicité de la France et du Tchad de Idriss Deby Itno ; la mauvaise gestion des affaires publiques ; la politique d’exclusion ; les nominations de complaisance sur des critères subjectifs à de hauts postes de responsabilité de l’Etat ; la corruption sous toutes ses formes ; l’armée nationale tribalisée ou ethnicisée par les précédents régimes qui se sont succédé à la Magistrature Suprême de l’Etat. D’où « les mêmes faits produisent les mêmes effets » au pays de feu Boganda. Incroyable, mais pourtant vrai.

A titre d’illustration, comment comprendre que cinq (05) ans après le renversement du régime de François Bozizé par la nébuleuse ex-coalition Séléka de Michel Djotodia, la RCA continue de baigner dans un regain de violences et autres exactions de tout genre sur les populations civiles ? Et ceci deux (02) ans après le retour du pays à l’ordre constitutionnel ? A y voir de près, il y a «  anguille sous roche ». C’est pourquoi nous disons qu’il est de la responsabilité de tout le peuple sans exception de prendre conscience, de se réveiller, d’être uni, d’aimer effectivement sa patrie en danger et de se mettre résolument au travail dans l’unité et la dignité afin de reconstruire notre cher et beau pays, complètement ravagé par des crises militaro-politiques récurrentes. « Pardonnons-nous entre nous » et « aimons-nous les uns les autres », comme disait à l’époque, Jésus-Christ, Fils de l’Homme à ses disciples. Pour nous, nous disons que le salut de la RCA ne pourra venir d’ailleurs que des Centrafricains eux-mêmes. Et c’est ce que devait comprendre tout le peuple centrafricain aujourd’hui. Sinon… A bon entendeur, salut !

Le Petit YEKOA

 

 

LES JEUNES DE BIMBO ET DU 6ème ARRONDISSEMENT DE BANGUI DENONCENT LA CORRUPTION, LE HARCELEMENT SEXUEL, LE CLIENTELISME… QUI MINENT L’ADMINISTRATION ET EMPECHENT LA JEUNESSE DE TROUVER DU TRAVAIL

Au cours de la conférence débat sur « jeunesse, avenir de la RCA », tenue ce lundi 26 mars 2018, de 14 heures à 16 heures, dans l’enceinte de la mairie du 6ème arrondissement de la ville de Bangui, les jeunes de Bimbo et Pétévo n’étaient pas passés par quatre chemins pour dénoncer la corruption, le harcèlement sexuel, le clientélisme, le mensonge…, qui minent l’administration et empêchent la jeunesse de trouver du travail.

Dans sa profession de foi, le président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra a fait de la jeunesse son cheval de bataille. « C’est pourquoi, à mi-parcours de son mandat, le chef de l’Etat  veut évaluer les activités menées en faveur de la jeunesse considérée comme l’avenir de demain. On ne peut bâtir la RCA sans la jeunesse qui représente plus de 50 % de la population centrafricaine et constitue le fer de lance du relèvement socioéconomique et culturel du pays », a fait savoir Alain MBAYA, conseiller à la primature et président de la séance, entouré de gauche à droite par la proviseur du Lycée Professionnel Féminin, Françoise Ngouzoumandji, des conseillers à la primature, Chantal Laure Djebebe, Patrick Nambeanre, Faustin Ange Koyasse et madame le maire du 6ème arrondissement.

En prenant le cas de son établissement, le Lycée Professionnel Féminin, doté de moyens matériels par le gouvernement à travers les accords de partenariats signés avec certains pays, madame  Françoise Ngouzoumandji a indiqué que « le chef de l’Etat est entrain de renforcer le système éducatif centrafricain pour offrir aux jeunes une meilleure condition d’étude ».

Pour tenter de pallier au problème du chômage des jeunes, le chef de l’Etat a mis l’accent sur la formation professionnelle des jeunes diplômés et désœuvrés. C’est le cas de la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN), de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), qui offrent des formations professionnelles et techniques afin de « permettre aux jeunes de trouver un métier d’avenir et l’emploi », a rassuré Faustin Ange Koyasse, conseiller à la primature.

Même si  l’administration centrafricaine est aujourd’hui saturée et que la chance de rentrer dans la fonction publique est mince, le président de la République a mis en place une politique, celle de procéder petit à petit à l’intégration des jeunes chaque année. « 1.500 jeunes ont été intégrés dans la fonction publique en 2017 ; 1.500 seront intégrés ce mois de mars. Ce qui signifie que le chef de l’Etat est entrain de se battre pour résorber le taux de chômage des jeunes », a conclu Faustin Ange Koyasse.

Mais beaucoup de jeunes qui ont pris part à cette conférence n’ont pas cru au bilan présenté par les représentants du gouvernement, concernant les actions menées par le chef de l’Etat en faveur de la jeunesse après deux (2) ans passés au pouvoir.  Profitant de la situation, les jeunes de Bimbo et du 6ème arrondissement ont dénoncé les pratiques qui nuisent au bon fonctionnement de  l’administration et empêchent la jeunesse de trouver du travail.

« Lorsque j’étais parti déposer mon dossier d’intégration, on m’a informé que je ne serais pas reçu puisque le gouvernement n’a pas encore fixé la date d’ouverture du dépôt  des dossiers. Alors que certains étaient allés déposer leurs dossiers qui se trouvent en ce moment devant la commission d’intégration mise en place par le gouvernement. Voilà déjà un cas de corruption que nous déplorons », a regretté un jeune du 6ème arrondissement qui  s’est confié à Centrafric Matin sous couvert de l’anonymat.

Beaucoup de jeunes filles sont aujourd’hui victimes de harcèlement sexuel dans les établissements secondaires et universitaires. D’où, le phénomène des « notes sexuellement transmissibles ». Il en est de même des jeunes qui ont fini leurs études et cherchent des occasions de stage mais qui sont pour la plupart du temps victimes de harcèlement sexuel. « J’étais victime à deux reprises d’une tentative de harcèlement sexuel au cours de mon stage. J’ai fini par abandonner le stage pour m’occuper aujourd’hui de mon petit commerce dans le quartier. Face à cette situation, que fait réellement le gouvernement ? », s’est interrogée une jeune fille de Bimbo.

Un autre cas était celui d’une ressortissante du Lycée Professionnel Féminin qui, après avoir terminé son cycle d’étude, a eu la chance de gagner une bourse en hotellerie pour aller poursuivre son cursus à Ngaoundéré au Cameroun. Malheureusement, elle a été remplacée par une autre personne. Acte qu’elle a qualifiée de « corruption et du clientélisme » qui paralysent le bon fonctionnement du système éducatif centrafricain.

Toutefois, il faut le rappeler que les représentants du gouvernement ont tous reconnu la véracité des problèmes soulevés par ces jeunes. « Tous les problèmes que vous avez soulevés sont des réalités », a dit Patrick Nambeanre, conseiller à la primature en matière de la jeunesse et d’ajouter, « il ne faut pas que vous vous découragiez. Ayez du courage et battez-vous très fort. Car, votre avenir dépend de vous-même. Et on ne peut pas faire tout en deux (2) années seulement ».

C’était sur ces quelques éléments de réponses aux multiples questions posées par les jeunes que la conférence débat a pris fin.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

QUARTIER GALABADJIA 2 : UNE FEMME A ETE VICTIME D'ACTE DE BANDITISME

Les actes de banditisme dans les quartiers de Bangui sont toujours monnaie courante malgré la sécurité précaire qui règne dans la capitale centrafricaine. Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 mars 2018, une femme a été victime d’un acte de banditisme aux environs d’une heure du matin au quartier Galabadja 2. Alors que tout le quartier dormait, des cris d’une voix féminine retentissent à travers le quartier. C’est la voix d’une femme en détresse tombée dans les mailles d'un bandit qui se serait enfui après son forfait. Tout à coup, tout le voisinage est sorti pour s'enquérir de la situation. Certains étaient d'ailleurs armés de gourdins et de machettes.

Il faisait extrêmement noir cette nuit et la scène s'est d'ailleurs déroulée vers le bas du quartier.

La femme venait de raccompagner son petit ami qui était venu passer la nuit chez elle, et  c'est de son retour qu’elle a fait les frais de cet acte de banditisme. " Je venais de raccompagner mon copain lorsque brusquement un homme armé de machette est sorti devant moi, proférant des menaces à mon endroit, m'obligeant à lui donner de l'argent. Et comme je n'ai pas un rond sur moi, il voulait coucher avec moi. Voilà que je me suis mise à crier et il s’est enfui aussitôt dans l'obscurité", rapporte-t-elle en frissonnant. Sur la femme,  il n'y a aucune blessure, ce qui revient à dire qu'elle n'a pas été brutalisée ; l'acte de banditisme serait l'émanation d'un amateur parfait.

La femme dit ne jamais avoir d'ennemi dans le quartier depuis qu'elle y loue une maison, il y a deux ans déjà et ne comprend pas pourquoi c'est elle la victime de cet acte.

 

Un acte bien prémédité ?

 

La femme en question a toujours emprunté le même chemin aux pareilles heures pour raccompagner son petit ami. Mais jamais cette dernière ne s'est confrontée à un tel problème, d'après ses échanges avec la foule qui était venue à sa rescousse. Selon la femme, le visage de son bourreau lui est familier, d'où il y a lieu de se demander si l'acte a-t-il été prémédité ou pas, car jamais dans ce secteur une scène de banditisme n'a été enregistrée. Cependant, une habitante du quartier est la première victime d'un tel acte, ce qui laisse croire que l'acte en question serait préméditée.

Dans ce quartier aussi proche du quartier combattant tristement célèbre pour son taux de banditisme, un tel acte ne serait pas étonnant du tout. Un peu plus loin dans le quartier Kaya, une bande de malfaiteurs qui s'en prenaient aux gens dans le noir, entre 2015 et 2016, avait déjà été délogée du quartier. Cette bande sévissait hors du quartier en question, certains malfaiteurs issus de la même bande seraient d'ailleurs en prison.

Peut être qu'un nouveau réseau de malfaiteur compte s'installer dans le secteur, théâtre de cette scène de banditisme ? En tout cas pour l'heure, il faut prendre les choses au sérieux car depuis le début de la crise, certains ont profité de la situation pour manifester leur soif de destruction.

La sécurité en Centrafrique reste toujours un grand problème à résoudre. Les autorités de la place doivent conjuguer davantage des efforts pour sécuriser les villes, les arrondissements, les quartiers, les coins et recoins, même des endroits isolés.

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

QUARTIER COMBATTANT : UNE FEMME BLESSE SA RIVALE 

AVEC DES BOUTEILLES DE BIERES CASSEES

Scène d’incivisme au quartier  Combattant, une femme âgée d’une trentaine d’année a été blessée à coup de bouteille par son ex-rivale. L’acte s’est produit le samedi 24 mars 2018 à une place mortuaire. La victime a été blessée au bras.  

Il était 12 heures, le samedi 24 mars 2018, lorsque deux femmes, venues assister à une place mortuaire, se sont blessées avec des casses de bouteilles au quartier Combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui. Tout a commencé autour d'un hydromel avant de terminer autour des bouteilles de bière. Les deux femmes venues à la place mortuaire de manière séparée se sont retrouvées autour d'un hydromel. Là-bas,  elles ont commencé à se chamailler pour une question dont tous ignorent la cause. Après cela, l'une d'elle a quitté le lieu pour une cave tout proche. Ivre, cette dernière est revenue avec une casse de bouteille et a blessé l'autre au bras sous la paillote où l'on vend l'hydromel.

La femme blessée a eu des contusions sur la peau et a saigné à grosse goutte. D'après les témoins des faits, la fautrice a été maintenue par la foule présente sous la paillote.

Cette dernière, étant ivre, a commencé à proférer des injures à l'endroit de la femme, y compris des clients sur place. Cependant, l'autre souffrait encore avant d'être amenée à la clinique, selon les témoins de l’évènement. D’après un autre témoin, les deux se seraient connues depuis longtemps et que ces dernières avaient des rancunes entre elles.

 

Un acte d'incivisme   

 

Les places mortuaires à Bangui sont pour la plupart transformées en lieu d'acte d'incivisme. Ces scènes sont très diverses, allant des injures, d'atteintes aux bonnes mœurs et à la pudeur, de bagarre et de bien d'autres encore. Aux places mortuaires à Bangui, ces scènes d'incivisme sont pour la plupart des cas perpétrées par les gens dont certains se sont lancés dans la consommation des stupéfiants.

L’alcool vient s'ajouter à ce phénomène pour enfoncer le clou. A la place mortuaire, il faut s'enivrer pour bien danser, chanter, voire injurier, selon ces jeunes personnes. Les personnes de troisième âge, sensées être respectées par les jeunes, essuient parfois des injures.  Pour ce qui concerne les violences, les bagarres, ces cas sont toujours aussi fréquents aux places mortuaires, et résultent de l'incivisme qui bat record en Centrafrique.

L’incivisme en Centrafrique tient au taux élevé d'analphabétisme. Les cours d'éducation civique jadis dispensés dans les établissements du Fondamental 1 ne sont plus enseignés dans certaines écoles privées et publiques. C’est donc un vaste chantier pour l'Etat Centrafricain.

 

Félicien NZAPAPYEKE MAMADOU

 

 

QUAND LA MODE DES TATOUAGES GAGNE LA SOCIETE CENTRAFRICAINE

La mode des tatouages est en passe de conquérir la jeunesse centrafricaine toute entière. Ce nouvel art de tatouage moderne n’est pas encore pleinement accepté dans notre société. Car, ses inscriptions sont encore perçues comme une imitation des influences occidentales, plutôt que des restes de la pratique traditionnelle africaine, en ce qui concerne la scarification des visages.

En effet, Selon l’anthropologue Francis Ngouyon à l’université de Bangui, il analyse les tatouages et les pratiques de tatouages autochtones comme ayant des marques qui viennent des  peuples de l’ancienne Egypte des Pharaons, des Incas au Mexique et des Maoris en Polynésie française.

En ce qui concerne sa pénétration sur le territoire centrafricain, cela est due à l’instabilité culturo-historique, provoquée par des moult crises militaro-politiques qui ont secoué la RCA dans ses fondations structurelles, la  rendant ainsi plus fragile à l’implantation de cette culture venue d’ailleurs.

Stigmatisés par tous, les tatouages sont vus par la population comme une orientation vers le banditisme. Pourtant, pour leurs porteurs, les dessins sont une façon de partager leur passé des expériences visuelles.

Toutefois, selon l’universitaire, les tatouages sont une forme de guérison émotionnelle, en particulier après un événement traumatisant, une thérapie nécessaire pour les citoyens d’un pays. « Comme marques permanentes, les tatouages ne peuvent jamais être emportés, et les significations qu’ils transportent resteront avec lui pour le reste de leur vie », a dit Ngouyon.

Interpellé sur son goût pour les tatouages, Rodrigue qui arbore fièrement le dessin d’un aigle sur l’avant-bras, dit ne rien regretter. Et d’ailleurs, c’est pour cette raison qu’il avait choisi d’aller se faire tatouer à Douala au Cameroun.  Et de rajouter sur les propos mitigés de ses concitoyens par rapport aux tatouages, « Dans mon quartier, les voisins me regardent avec beaucoup de dédain, mais personne n’ose me critiquer en face. Si quelqu’un me juge à cause de mes tatouages, je vais lui  prouver qu’il se trompe car le tatouage n’est pas un signe de banditisme… ».

En dépit des tabous entourant cet art corporel, Rodrigue ne fait aucune tentative pour cacher ses tatouages et ses indications sont très visibles, même sur son cou. Ce que d’autres personnes préfèrent cacher, à cause des préjugés de leur entourage.

Tel est le cas de Junior au quartier Sica 2. Ce jeune homme, avec un corps d’athlète, dit regretter sa décision de s’être fait tatouer le corps, il y a quelques années plus tôt. A seulement 17 ans, lorsqu’il était à Yaoundé pour les études. « Je n’aime plus les tatouages. Mais voilà, quand on cherche à intégrer un milieu, on est amené à faire des choses pas bien. Pour mon cas, j’ai fait des tatouages sous l’influence de mauvais groupe d’amis, qui avaient tous des tatouages », explique Junior.

Aujourd’hui, Junior affirme avoir quitté cette vie depuis son retour à Bangui et fait désormais partie d’une communauté qui désapprouve généralement des marquages du corps hors de convictions religieuses profondes parmi les Témoins de Jéhovah.  Ainsi, Junior dit qu’il se sent parfois écarté dans sa nouvelle communauté. « Quand les gens me voient avec un tatouage, ils ne me respectent pas. Même dans ma Congrégation des Témoins de Jéhovah, où je prie beaucoup pour que d’autres jeunes ne soient plus obnubilés par la mode», dit-il en regardant ses bras et jambes.

Bien que l’église catholique ne soit pas opposée à des tatouages en principe, cependant, certaines confessions interdisent farouchement les tatouages parmi leurs fidèles.

Dans un contexte traditionnel, les tatouages font partie de la culture. Mais dans la société actuelle, les gens qui ont des tatouages, comme les musiciens ou sportifs, ne devraient pas être des modèles pour la jeunesse centrafricaine.

Malgré la connotation négative associée aux tatouages en RCA, il faut rappeler que cet art découle d’une longue tradition de modification corporelle en Egypte antique et en Afrique postcoloniale. Les premiers exemples de la pratique en Centrafrique sont sortis parmi les pygmées AKA. En effet, pour les AKA, les tatouages jouent un rôle important dans leur société. Ces derniers ornent généralement leurs visages avec des tatouages complexes. Pour eux, ces marques équilibrent leurs fonctionnalités et améliorent certains traits physiques.

Pour les femmes AKA, les marquages sur le visage, bras et l’abdomen, sont considérés comme à la mode. Alors que les hommes aussi ont des tatouages décoratifs similaires, ils ont des plus petits signes placés sur des points spécifiques le long de leur corps comme les mains, poignets et même entre leurs yeux. Ils sont censés aider à la chasse.

Mais aujourd’hui, si le tatouage est demeuré principalement une pratique esthétique, certains jeunes ne considèrent pas leur attirance pour les tatouages liés à la tradition antique.

Sinclair ARIES

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

Bangui accueille le president portugais Marcelo Rebelo de Sousa

 

Président portugais Marcelo Rebelo de Sousa est accueilli par les autorités au tarmac de l’aéroport Bangui M’poko avant le bain de foule à travers les artères de la ville de Bangui où il a été fortement ovationné par des élèves, des groupes de danses folkloriques et des membres d’organisations politiques.

Le président portugais a foulé le sol centrafricain quelques jours avant le second anniversaire de l’accession au pouvoir de Faustin Archange Touadéra. Selon des sources proches de la présidence cette visite s’inscrit dans le cadre d’un ballet diplomatique qui positionne le pays parmi les pays fréquentables de l’après crise. Cette récupération politique, loin de faire l’unanimité cadre bien avec le bilan attendu de Touadéra d’ici le 30 mars.

Au centre de cette visite de travail entre les deux chefs d’Etat la question sécuritaire occupe une place importante. D’abord la participation de Lisbonne comme pays contributeur des troupes au sein de la Minusca, ensuite le commandement de l’EUTM jusque-là assuré par la Belgique a cédé le témoin au Portugal. Enfin, ancienne puissance économique, le Portugal jadis, influent dans le pays sur le plan commercial a perdu sa notoriété au profit des libanais et aujourd’hui des chinois qui se bousculent au portillon pour se créer des débouchés commerciaux.

Selon le programme de cette visite,  un tête à tête est prévu entre les deux personnalités dans un contexte de diversification des relations diplomatiques entre la RCA et les Etats tiers. Toute la question est aujourd’hui de savoir après cette visite si le Portugal qui dispose d’un bureau consulaire dans le pays pourra ériger le consulat en Ambassade. Marcelo Rebelo de Sousa foule le sol du pays après son compatriote Antonio Guteress, Secrétaire général des Nations unies.

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Un centre de formation polyvalent est crEE A l’aEroport Bangui M’poko

 

Le Ministre des Transports et de l’Aviation civile, Théodore Jousso, a posé la première pierre le vendredi 23 mars à Bangui pour la construction d’une salle de formation polyvalente. Ce centre de formation sis dans l’enceinte de l’aéroport est né de la volonté des autorités d’inculquer des notions pour l’initiation à la sécurité et la sûreté aéroportuaire aux fins de répondre aux normes et exigences internationales.

Selon les informations rendues publiques par la Minusca ce samedi 24 mars, l’aéroport international Bangui M’Poko depuis une cinquantaine d’années ne répond pas aux normes et au standard international, exigés par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). C’est dans ce contexte que le ministère des Transports et de l’Aviation civile a créé ce centre de formation polyvalent en partenariat avec la Minusca, en vue de renforcer les capacités du personnel travaillant à l’aéroport.

Pour le ministre des Transports et de l’Aviation civile, Théodore Jousso, ce centre de formation  a plusieurs options dont, «la mise en place du système de la gestion de la sécurité et de la sûreté aéroportuaire, conformément aux exigences de l’OACI. Ce centre sera doté également des techniques des détections des explosifs», a-t-il ajouté, avant de lancer que la gendarmerie, la police et le personnel de l’aéroport seront formés pour l’utilisation de ces appareils.

Une source proche de la Minusca a souligné que l’aéroport est déjà doté de matériels de contrôle, «des machines de détection des faux documents et des traces des d’explosifs. Un logiciel de formation en image et télécopie permettra aux participants une initiation adéquate », a affirmé cette source.

Le coût de ce projet de construction du centre de formation s’élève à environ 25 millions FCFA.

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Environ 2.650 rEfugiEs favorables au rapatriement volontaire selon la CNR

 

2.650 réfugiés vivant dans les pays voisins sont favorables au rapatriement volontaire. C’est la conclusion de monitoring fait par la Commission Nationale des Réfugiés (CNR) dans les pays où vivent les déplacés externes. Ce chiffre est avancé par la Secrétaire générale de cette structure lors d’un point de presse à Bangui.

Les conditions difficiles de vie menée à l’extérieur et l’amélioration de la situation sécuritaire à Bangui sont à la base des raisons qui justifient cette volonté de ces derniers à opter pour le retour au pays. Ces Centrafricains, selon la Secrétaire générale de la CNR sont 650 à la frontière du Congo et 2000 à Gamboula, proche du Cameroun.

Outre ces localités, la Commission Nationale pour les Réfugiés a évoqué la présence des réfugiés centrafricains du Tchad et du Soudan qui ont aussi cette même volonté de rentrer au pays. Le gouvernement centrafricain, en décembre 2016, avait appelé au retour des déplacés internes et externes. Plusieurs mois après, la confiance commence à gagner les cœurs au moment où les réfugiés soudanais de Pladama-Ouaka ont, eux aussi, opté pour le retour volontaire vers leur pays le Soudan avec l’appui du HCR.

La CNR tend la main au HCR et autres partenaires œuvrant en faveur des réfugiés de s’organiser en synergie pour faciliter ce retour de ces réfugiés. D’ores et déjà, il est prévu un centre de transit à Mongoumba pour les réfugiés centrafricains qui vivent à la frontière de la RCA avec le Congo Brazzaville

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Des vehicules du CICR braques par un groupe arme dans le Nord-ouest du pays

 

Un convoi du CICR est tombé dans une embuscade  tendue par un groupe armé, le mercredi dernier, à quelques encablures de la ville de Nangha Boguila. L’équipage a été dépouillé de tout.

Le convoi du CICR était composé de neuf véhicules dont six camions transportant des vivres. La destination finale était la ville de Markounda où au moins 7000 déplacés sont depuis plusieurs mois privés de vivres du fait des attaques récurrentes dans la région. Le convoi, selon les informations du RJDH, est tombé dans l’embuscade le mercredi à la mi-journée entre Bossangoa et Nangha  Boguila.

L’équipage a été dépouillé de tous ses biens, « le convoi du CICR a été arrêté et des hommes armés ont pris les téléphones portables, ordinateurs, argent, bref tout ce que le personnel avait sur lui. Après négociation, ils ont libéré le convoi », a confié au RJDH le lieutenant Stanislas Gamanandji, sous-préfet de Nanga Boguila, ville située à environ 80 km de Markounda, destination finale du convoi de CICR.

Les neuf véhicules du CICR sont depuis le jeudi stationnés à la base de la Minusca à Nana Boguila. Le CICR procède depuis ce matin à l’évacuation de l’équipage des véhicules ainsi de certains membres de la Croix Rouge locale. Trois jours avant l’embuscade tendue au convoi du CICR, quatre membres de la Croix Rouge locale (Nangha Boguila) ont été tués par ce groupe armé qui a aussi pillé le siège local de cette structure.

Contacté par le RJDH, Ananie Kulilushi, délégué du département de communication à la délégation du CICR-Centrafrique, tout en confirmant l’information, a annoncé la suspension  des activités du CICR dans la région, «nous étions en train de rejoindre la ville de Markounda pour alléger la souffrance de la population mais, avec tout ce qui se passe, nous sommes obligés de prendre du recul, de suspendre les activités en attendant que les choses soient claires »,explique-t-il.

Les incidents sécuritaires sont récurrents ces dernières semaines entre Bossangoa et Markounda. Six acteurs humanitaires engagés dans le domaine de l’éducation dont un agent de l’Unicef ont été tués le 25 février dernier dans la région par des hommes armés non identifiés. Cet incident avait obligé le secteur éducatif centrafricain à observer des journées sans éducation en signe de protestation.

 

******RJDH******

 

 

 

 

 

 

TOUTE L’AFRIQUE :

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RDC

Meurtre des experts de l'ONU, un chef milicien et un policier aux arrêts au Kasaï

 

Un policier et un chef milicien, meurtriers présumés de deux experts des Nations unies au Kasaï ont été arrêtés samedi dans cette région du centre de la République démocratique du Congo, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
Le 12 mars 2017, la Suédo-Chilienne Zaida Catalan et l'Américain Michael Sharp ont été tués au cours de leur enquête sur des fosses communes dans cette région ravagée par des troubles entre septembre 2016 et début 2017.

Le chef coutumier Vincent Manga, plusieurs fois… AFP

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Mali

Le Premier ministre prêche la réconciliation

 

Le Premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga, a prôné la réconciliation nationale lundi, au dernier jour d'une visite dans le nord et le centre du Mali, récemment ensanglanté par des affrontements intercommunautaires. M. Maïga a entamé le 22 mars une tournée dans le nord et le centre du pays... AFP

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Sénégal

Le ministre Thierno A. Sall a été demis pour contre-performance (PM)

 

Le Premier ministre sénégalais, Mahammad Boun Abdallah Dionne, a pris, dimanche, le contre-pied de son ancien ministre de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, en précisant que ce dernier a été démis en mai 2017 pour des « raisons de... APA

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Libye

Soupçons de financement libyen de la campagne Sarkozy : les principales déclarations libyennes

 

Plusieurs figures de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi ont fait des déclarations sur un financement présumé par la Libye de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007. Les accusations ont commencé à fuser après la décision du président Sarkozy d'intervenir contre le régime... AFP

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Sierra Leone

Présidentielle en Sierra Leone: vers un report malgré le rejet du recours du parti au pouvoir

 

La justice sierra-léonaise a rejeté lundi un recours demandant le report du second tour de la présidentielle prévu mardi, mais la Commission électorale nationale (NEC) a réclamé un délai de quelques jours pour organiser le scrutin. Avant même ce dernier rebondissement, le second tour s'annonçait... AFP

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Angola

Le fils de l'ex-président Dos Santos inculpé de fraude en Angola

 

Le fils de l'ancien président angolais, Jose Filomeno dos Santos, a été inculpé de fraude pour avoir ordonné, au moment où il dirigeait le fonds souverain du pays, un virement jugé suspect de 500 millions de dollars, a annoncé lundi le parquet général. M. dos Santos est poursuivi pour "fraude,...  AFP

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Côte d'Ivoire

Ouattara remercie Mnangagwa pour le « traitement dans la dignité » offert à Mugabé

 

Le Président ivoirien Alassane Ouattara a remercié lundi à Abidjan, son homologue Zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa pour le ''traitement dans la dignité offert'' à l'ancien président Zimbabwéen Robert Mugabe après sa démission de la présidence de son pays en novembre... APA

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Egypte

Au Caire, la liesse des électeurs pro-Sissi

 

Autour des bureaux de vote du Caire lundi, des centaines d'électeurs en liesse chantent la gloire de leur président Abdel Fattah al-Sissi au début d'un scrutin de trois jours dépourvu de compétition véritable. Dans le quartier populaire de Haram, près des pyramides de Guizeh, des femmes dansent... AFP

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