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Vendredi 05 Mai 2017

KM5 : YOUSSOUF, ALIAS « YOU » ET

FORCE ONE, NOUVEAUX MAITRES

DU KM5 ? DES ECHANGES DE TIRS A CAUSE DU DECHARGEMENT D’UN

CAMION : 01 MORT ET 01 BLESSE GRAVE

 

Le Km5, dernier bastion des musulmans de la capitale et poumon économique de la mairie de Bangui, reste et restera-t-il toujours la « zone rouge » de Bangui ? Malgré les efforts déployés par les hommes de bonne foi pour pacifier le Km5 et ses environs, des tensions persistent à n’en point finir. Certains leaders, pour ne pas dire des hors-la-loi qui se sont retranchés dans les 3ème et 5ème arrondissements de la ville de Bangui, sont un goulot d’étranglement pour les habitants dudit secteur.

Le mercredi 03 mai 2017, aux environs de 07 heures du matin, des détonations d’armes ont été entendues au Km5. D’après un habitant du Km5 qui a requis l’anonymat, « ce sont les éléments de Youssouf, alias « You » et ceux de Force One qui ont fait des tirs. L’incident est survenu à cause du déchargement d’un véhicule. Les hommes de « You » ont décidé de décharger le camion. Ceux de Force One n’ont pas voulu que ces derniers fassent le boulot. Une discussion acharnée est entamée entre ces deux (2) camps. Le propriétaire des marchandises, voyant que rien ne va entre les hommes de Force One et de You, a  choisi de ramener le véhicule dans sa concession privée. C’est en ce moment-là qu’ils ont commencé à tirer un peu partout car, ils se sont opposés à l’idée du propriétaire des marchandises qui se trouvent dans le véhicule et qui devaient être déchargées. Un commerçant qui se trouvait dans sa boutique a reçu une balle perdue et a succombé sur le champ. Certains individus ont été aussi blessés et évacués à l’hôpital ».

Un autre témoin oculaire a dit avoir assisté à une scène de débandade généralisée et le calme est revenu. « J’ai vu des gens qui couraient dans tous les sens, laissant même leurs marchandises par terre. Certains compatriotes musulmans, commerçants du Km5 leur disaient de ne pas courir un peu partout. Quelques heures après, le calme est revenu. Mais au niveau du rond point Koudoukou, les activités commerciales allaient bon train. Par contre, c’était au marché Sambo que celles-ci ont été paralysées pendant quelques temps », a-t-il indiqué.

Face à ce regain de violence, observé au Km5 à cause du déchargement d’un véhicule, nous nous  posons la question suivante : Youssouf, alias « You » et Force One sont-ils devenus de nouveaux maîtres du Km5 après le décès des sept (7) criminels patentés dudit secteur dont « 50-50 » et Abdoul Danda ? Il ne fait aucun doute. Car, il est inadmissible qu’à cause du déchargement d’un véhicule, des échanges de tirs entre ces deux (2) groupes font fuir de nombreux compatriotes qui se sont rendus au Km5 pour s’approvisionner. D’autres ont été atteints par des balles perdues et un commerçant est mort. C’est un crime odieux qui mérite d’être sanctionné avec la dernière rigueur. Les éléments de « You » et Force One ne peuvent pas se permettre le luxe de faire parler leurs armes, du moment où les yeux du peuple centrafricain sont tournés vers le vivre ensemble, la cohésion sociale, la réconciliation.

En agissant de la sorte, les déplacés et les exilés auront-ils le courage de revenir dans le secteur occupé par ces seigneurs de guerre ? Nous ne le pensons pas. Et ce sont des actes de cette nature qui sèment la terreur au sein de la population civile et qui ne favorisent pas le retour de la paix et de la sécurité en RCA en général, et au Km5 en particulier. Les éléments d’auto-défense du Km5 doivent agir vite pour barrer la route à ces criminels afin que de pareils actes ne se reproduisent plus. Et que fait concrètement aujourd’hui les FACA du Km5. Car d’après notre constat, elles sont opérationnelles parce que nous les voyons souvent faire des contrôles de routine au niveau du rond point Koudoukou. En principe, ce sont ces éléments des FACA qui devraient normalement mettre de l’ordre dans ce secteur. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Au regard de ces actes barbares perpétrés par ces hors la loi, il serait aussi capital et urgent d’arrêter « You » et Force One. En outre, certains habitants du Km5 disent que ces deux (2) individus continuent à ce jour, à mettre la vie de leurs compatriotes en péril. Des gens seraient toujours assassinés, torturés par les hommes de « You » et de Force One, car ce sont eux qui règlent des différends au Km5 en lieu et place des autorités locales. C’est un grand danger. A l’allure où vont les choses au Km5, il n’est pas exclu que You et Force One sont devenus les nouveaux maîtres incontestables et incontestés de ladite enclave musulmane.

Des mesures urgentes doivent être prises par le gouvernement et la Minusca afin que le Km5 ne redevienne plus le « Couloir de la mort ». Il faut absolument aider les éléments d’auto-défense  et les FACA du Km5 à mettre hors d’état de nuire ces malfrats, ces bandits de grand chemin qui hantent la population du Km5 et tous ceux qui s’y rendent.

La réouverture du marché Km5, grâce aux efforts déployés par les commerçants et les auto-défenses, était un ouf de soulagement. Mais, si de tels actes se reproduisent, tous les efforts seront vains. C’est pourquoi, nous exhortons les habitants du Km5 et tous ceux qui s’y rendent d’être vigilants.

Youssous, alias « You » et Force One ne doivent pas penser qu’ils sont maîtres du Km5. D’autres les avaient précédés, où sont-ils aujourd’hui ? S’ils veulent faire quelque chose à travers le déchargement de ce véhicule, nous leur disons que le temps des actes barbares est révolu.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

 

 

DE LA LIBERTE DE LA PRESSE EN RCA :

ELLE EST REELLE, AFFIRMEE, MAIS TORPILLEE PAR LES HOMMES DES MEDIAS, DEVALORISANT LA PROFESSION

La liberté de la presse est totale, réelle, vraie, affirmée et confirmée. Elle ne souffre d’aucune ambiguïté. Il est certes vrai que durant la crise, les journalistes tant nationaux qu’étrangers, ont payé un lourd tribut à la crise militaro-politique, la plus sauvage, la cruelle et la plus horrible de l’histoire de notre pays. Malgré ces cas d’atteinte à l’intégrité physique des journalistes, des cas d’assassinats, la liberté de la presse est demeurée intacte. Les professionnels de médias n’ont pas pour autant baissé les bras. Les menaces de mort fusaient de toute part, tant du côté des barbares du Km5, des Anti-Balaka que des ex-Séléka. Les journalistes se sont armés de courage devant ce tableau apocalyptique jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel, depuis le 30 mars 2016.

La liberté de la presse a vu une nouvelle aube à l’horizon. Depuis le 30 mars 2016, la RCA est entrée de plein dans un environnement politique de démocratie intégrale. Les libertés individuelle, collective, d’expression et de presse retrouvent leur tonalité peu à peu. Toutes les institutions de la République, de la bonne gouvernance, de la Médiation, le Haut Conseil de la Communication, le Conseil Economique et Social, sont en orbite. La RCA retrouve sa crédibilité, sa souveraineté, son rayonnement dans le concert des Nations. La dernière session du Comité Consultatif et de Suivi, a vu la participation des quatorze (14) groupes armés. C’est un ouf de soulagement et un espoir d’une paix définitive en Centrafrique. L’économie nationale renait peu à peu de ses cendres avec certaines ONG Humanitaires Internationales, le projet « LONDO », la FAO, une suite logique du sommet de Bruxelles.

Et pourtant, malgré ces avancées significatives, la liberté de la presse est en chute libre dans le classement de Reporters Sans Frontières. « Comment expliquer ce recul de la liberté de la presse en RCA du 65ème au 113ème  rang dans le monde ? La presse privée centrafricaine y est pour beaucoup dans cette dégringolade. La presse privée se laisse aller à la calomnie, aux informations non fondées, aux affirmations gratuites, s’érige davantage en chasseur de primes, verse dans le chantage vis-à-vis de certaines personnalités pour leur soutirer de l’argent. Les bureaux des ministres, des directeurs généraux, des chargés de missions, des conseillers partout, sont pris d’assaut. Des drôles de journalisme en Centrafrique. L’argent prime sur la profession, sur l’éthique et sur la déontologie. Il suffit de quelques billets pour qu’on pompe des articles sur X ou Y. C’est l’homme providentiel, ceci et cela. Personne ne se rend compte que la profession est dénaturée, dévalorisée, d’où la très mauvaise note de Reporters Sans Frontières à la presse de Centrafrique.

Aucun Centrafricain n’est à l’abri de la misère, de la pauvreté, du dénuement total. Le pays a été ravagé, détruit, saccagé, ruiné. C’était l’« Etat-Néant ». Aucun secteur  n’a échappé à la rage de destruction qui s’est déchainée dans le pays. Chaque Centrafricain a vécu dans sa peau, dans son âme, dans sa chair, les affres de la crise. Aujourd’hui, le pays a encore sur les bras, les populations déplacées, les populations exilées. Ces compatriotes vivent dans des conditions ordurières sur des sites de fortunes, entassés comme des bêtes, exposés aux intempéries en ces temps de grand bouleversement climatique où la chaleur caniculaire rivalise avec les pluies diluviennes. C’est le comble du désespoir pour un être humain. Les autorités du pays jouent sur mille et un (1001) boutons, notamment le bouton rouge de la sécurité, de la paix et de la stabilité. Les défis sont titanesques. Et pourtant, les choses bougent.

Les journalistes ne vivent pas sur des sites. Ils sont dans leurs maisons et à leur rédaction. Mais le constat est amer. L’éthique et la déontologie sont devenues des marche- pieds, elles sont massacrées, cabossées, scandalisées au grand dam des lecteurs. Le droit à l’information du public, un principe sacré, s’en trouve méprisé. Les journalistes sont au service de leur ventre, de leurs propres poches et non au service de l’information. Certains jouent pratiquement le rôle des « agents de renseignements ou d’espions » au sein de la profession. Les difficultés financières, matérielles, au sein des médias ne peuvent supplanter ou noyer le quatrième pouvoir qu’est la presse. Du matin au soir, parcourir les bureaux, les cabinets de ceux-ci et de ceux-là, être sous la barbe des gouvernants, hypothèquent l’indépendance du journaliste. La presse, nouvelle formule a inauguré les « Magasines » où on aligne des discours sur discours, des images sur images, publireportages sur publireportages, sur du papier glacé. C’est beau à voir, cela colore les archives, mais le contenu n’a rien de journalistique. Mais cela permet de se faire du pognon. Les magasines sont en vogue. C’est aussi une innovation, mais qui a besoin d’un contenu consistant. Ces magasines sont tirés au Cameroun, à Douala. Après presque soixante ans d’indépendance, la RCA ne peut-elle se doter d’une imprimerie à papier journal ou papier glacé ? N’est-ce pas une honte pour le pays que d’aller à Douala, ville secondaire du Cameroun, pour tous les travaux d’impression de qualité, notamment les affiches publicitaires géantes ? Le gouvernement ne peut-il pas solliciter des partenaires dans ce sens ?

Les organisations professionnelles des médias sont dégoutantes. L’UJCA, l’OMCA, le GEPPIC, mettent en exergue la misère morale et intellectuelle des journalistes. Un mandat de trois (3) ans, devient élastique et dure 15 ans, sans assemblée générale, pourquoi faire des leçons aux gouvernants ? L’OMCA n’est qu’une coquille vide, n’ayant aucune autorité sur la marche des médias, un machin d’autorégulation. Le GEPPIC est un véritable casse-tête chinois avec deux mille (2000) présidents. Qui fait quoi, difficile de le dire. Chacun tire le drap le plus fortement de son côté. Le comble a été atteint ce mercredi 03 mai 2017, lors de la célébration de la « Journée Mondiale de la liberté de la presse » au Centre Jean XXIII à Bangui. La vie de la presse n’a consisté qu’à pleurnicher sur la maison de la presse. Les vrais problèmes ont été totalement occultés. Le 03 mai 2017 a été terne, décousue et par voie de conséquence dénaturée. Une preuve supplémentaire de la misère morale et intellectuelle de la presse privée.

La presse privée prête elle-même le flanc. La liberté de la presse n’est pas illimitée. Elle est balisée par l’éthique, la déontologie et la charte du journaliste. Aucun organe de presse au monde n’est à l’abri de la diffamation. C’est le cauchemar du métier. Diffamer de bonne ou mauvaise foi, cela se ressent et s’apprécie comme tel. La presse privée doit se ressaisir dans tous ses compartiments pour reconquérir sa crédibilité, sa réputation et sa dignité. Les associations professionnelles sont aujourd’hui en horreur. Le Haut Conseil de la Communication (HCC), l’OMCA, le GEPPIC, l’UJCA doivent se réveiller et être fils de leur temps. Nous avons maintenant un gouvernement ouvert, à notre écoute, et de l’autre, les partenaires au développement, la presse doit avoir des interlocuteurs, des représentants valables, capables, dignes de ce nom pour brandir haut l’étendard des médias de Centrafrique. Plus jamais ça en 2018.

Julien BELA

 

 

ECOLE MBATA FILLE : LES MAUVAIS ESPRITS ATTAQUENT LES ELEVES

Une cinquantaine d’élèves filles furent attaquées par les mauvais esprits à l’école Mbata fille, située à 45 Km de Mbaïki sur l’axe Mbaïki-Mongoumba dans la Lobaye. Ces phénomènes inquiètent les parents d’élèves et les autorités locales pour le bon fonctionnement de l’éducation de ces enfants.

Selon un instituteur de ladite école qui s’est confié à la rédaction de Centrafric Matin, ce jeudi 04 mai 2017, « c’était depuis deux (02) semaines que plusieurs filles de l’Ecole Mbata Fille furent attaquées par les mauvais esprits. A la fin du mois d’avril, c’est-à-dire la semaine surpassée, vingt sept (27) élèves filles ont été attaquées par les mauvais esprits. Ces phénomènes viennent de se répéter au début de ce mois de mai où trente-cinq (35) filles ont été attaquées par ces esprits démoniaques ».

Selon la même source, « Devant cette situation inquiétante, le directeur de l’école a fait venir un groupe de prière dénommé « MESM », pour intercéder en faveur de ces élèves, afin de les libérer de ces mauvais esprits. Mais cela semble empirer la situation car au moment de la prière, beaucoup de filles ont été attaquées. Et le nombre des victimes a augmenté ». Mais les autorités religieuses de l’ église catholique de ladite localité, ont qualifié ces phénomènes de « pratiques d’envoutement » de certains habitants. Ils ont toutefois lancé un appel à ces personnes de cesser immédiatement avec ces « pratiques ».

L’abbé de l’église catholique Saint-Pierre de Mbata, s’est exprimé sur ce phénomène en ces termes, « Ces phénomènes de mauvais esprits qui attaquent chaque année les élèves filles de l’Ecole Mbata sont des « pratiques » de certains mauvais habitants de cette ville. Ce qui entrave la meilleure éducation de ces enfants. Nous demandons à tous ceux ou celles qui se livrent à ces pratiques d’y cesser immédiatement ».

A en croire l’instituteur, plusieurs parents d’élèves empêchent leurs enfants d’aller à l’école pour étudier, de peur d’être attaqués par ces mauvais esprits.  « J’ai rencontré une élève de l’Ecole Mbata Filles. Celle-ci m’a dit qu’elle  a été empêchée par ces parents de venir à l’école, de peur qu’elle ne soit attaquée par ces esprits démoniaques. Au cas où cette situation persiste, l’Ecole Mbata Filles risquerait de se vider de ses élèves », a-t-il conclu.

Il est à noter que c’est chaque année que ces phénomènes de mauvais esprits sont constatés dans cette localité du pays. Ce sont les élèves filles qui sont les plus touchées. Cela constitue un grand danger pour l’éducation des élèves de Mbata, et notamment les filles considérées dans l’avenir comme éducatrices dans les foyers et la société.

 

Bénistant MBALLA

 

 

QUARTIER BENZ-VI A BANGUI : 02 SUJETS NIGERIENS AGES DE 22 ET 27 ANS VIOLEURS D’UNE FILLE DE 19ANS, MAISAPPREHENDES PAR LA POLICE

 

Il y a des faits antisociaux et bizarres qui se passent à Bangui, capitale de la RCA ces derniers temps. Parmi ces faits, nous énumérons entre autres, la sorcellerie, l’envoutement, l’infanticide, le viol, et nous en passons. Pour cette fois-ci, nous nous focalisons sur le cas de viol.

Selon la radio Ndéké-Luka, dans son journal parlé de ce mercredi 03 mai 2017, à 19 heures, « deux (2) sujets nigériens âgés de 22 et 27 ans, violeurs d’une fille de 19 ans, ont été appréhendés par la police, au quartier Benz-vi dans le 5ème arrondissement de la ville de Bangui. L’acte s’était produit dans la nuit du lundi 1er au mardi 02 mai. Par manque de prudence et de vigilance de la part de la victime, l’un des violeurs a versé un produit toxique et nocif dans sa bouteille de bière. Après avoir vidée sa bouteille de bière, et quelques minutes  passées, cette fille ne se retrouvait plus, car étant tombée dans un état d’inconscience. Profitant de son état, les deux (2) Nigériens l’ont trainée quelque part pour la violer copieusement et sans son consentement. Une fois leur forfait commis et leur besoin sexuel satisfait, ils l’ont abandonnée et se sont fondus dans la nature. Après avoir repris conscience, elle s’est rendue compte qu’elle a été violée par ces deux (2) sujets nigériens. C’est ainsi qu’elle va alerter la police de cette triste situation dont elle est victime. Et la police (Compagnie Nationale de Sécurité), s’était lancée à la recherche de ces deux (2) violeurs, qui sont finalement retrouvés, arrêtés et mis en geôle à la CNS. Ceci pour nécessité d’enquêtes policières, avant de transmettre leurs dossiers au Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, pour la suite à donner ».

Vu la gravité de ce fait de viol, nous disons que le Parquet a tout intérêt d’opter pour la procédure de «  citation directe », car c’est un cas de «  flagrant délit » dont  sont coupables ces deux (2) sujets nigériens. De ce fait, ils devaient répondre de cet acte de viol devant la justice et conformément aux textes légaux et judiciaires de la RCA y relatifs. C’est aussi l’occasion pour nous, d’attirer l’attention de nos filles, sœurs et nièces d’être prudentes et vigilantes dans les relations amicales à tous les niveaux, et de surcroît avec des inconnus ou des étrangers ayant élu domicile en RCA. Il ne faut pas très vite céder à leurs avances et sollicitations qu’ils vous miroitent, au risque de payer les pots cassés. Et ce, à cause d’une (1) ou deux (2) bouteilles de bière, ou d’un (1) billet de deux mille (2.000) ou de cinq mille (5.000) FCFA. Le cas de viol de cette fille âgée de 19 ans  par les deux (2) sujets nigériens, en est un exemple édifiant à ce sujet. 

« Vaut mieux vivre dans la pauvreté en gardant sa dignité que de la perdre pour des gains sordides ». Affaires à suivre.

 

Le Petit YEKOA

 

 

04 MAI 2015 - 04 MAI 2017 : 02 ANS APRES L’OUVERTURE DU FNB

PAR CATHERINE SAMBA-PANZA, QU’EN EST-IL ?

Il y a deux (2) ans jour pour jour que le Forum National de Bangui (FNB) s’est tenu sous le régime de la présidente de transition Catherine Samba-Panza. A l’ouverture de ce forum, les présidents tchadien et congolais, respectivement Idriss Déby Itno et Denis Sassou-Nguesso ont pris part à cet évènement, c’est-à-dire à ce pourparler entre les Centrafricains. Plusieurs autres invités de marque ont été aussi conviés à la cérémonie d’ouverture du FNB. Mais deux (ans) après, qu’est-ce qui a réellement changé ? Les recommandations adoptées par les participants ont-elles été traduites dans les actes concrets ?

Le Forum National de Bangui s’était ouvert le 04 pour prendre fin le 11 mai 2015, dans le but de rassembler les leaders politiques, les groupes armés, les leaders politiques, les confessions religieuses, bref toutes les couches sociales de la République centrafricaine afin de discuter sur les problèmes qui gangrènent notre pays et d’y trouver des solutions. Des débats houleux et constructif ont eu lieu dans quatre (4) commissions, à savoir bonne gouvernance, Justice et Réconciliation, Paix et Vérité… et nous en passons. Des recommandations ont été formulées. A la veille de la cérémonie de clôture, les groupes armés avaient signé un pacte de non agression, de cessation des hostilités et du processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Mais, où en sommes-nous avec ces recommandations et ce pacte ?

Difficile de le dire. A en croire les uns et les autres, la mise en marche des recommandations du FNB va bon train. Mais du côté des Centrafricains lambda, c’est un autre son de cloche. Après deux ans, ils ne se reconnaissent pas dans les mille et une (1001) recommandations adoptées lors du FNB. Ils affirment que leurs conditions de vie n’ont guère évolué. Les mêmes actes qui se produisaient avant le FNB, se perpétuent aujourd’hui. Le pacte signé par les groupes armés a fondu comme du beurre au soleil. De Bambari à Koui, en passant par Bakala, Ippy, Bria, Kaga-Bandoro, Paoua, Ngaoundaï, les groupes armés ont continué de s’affronter, faisant des victimes parmi les populations civiles.

Le désarmement des combattants des groupes armés, même par la force, écrit noir sur blanc, est passé inaperçu. Ces hommes détiennent toujours par devers eux, leurs armes qu’ils les prennent pour leur nombril. Il n’y a qu’une poignée d’individus qui ont déposé les leurs à travers le pré-DDRR. Mais le désarmement tant souhaité par le peuple centrafricain n’est pas encore à l’ordre du jour. Faute de celui-ci, les têtes tombent et continuent de tomber. Les exactions de tout genre sont toujours commises par ces groupes armés sur les populations civiles. Or, le vœu du peuple centrafricain exprimé durant le FNB, c’est d’avoir la paix, la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Et leur attente reste et demeure le désarmement de tous les groupes armés. Hélas, peine perdue car ce désarmement est loin de voir le bout du tunnel et les Centrafricains doivent prendre leur mal en patience en attendant que le ciel s’éclaircit sur cette épineuse question du désarmement.

Donc, pour les Centrafricains, ils restent toujours sur leur soif car ce qui les préoccupe davantage est le retour de la paix et de la sécurité. C’est une façon de dire que le Forum National de Bangui a accouché d’une souris. Dans ce cas précis, faut-il encore organiser un pourparler, à l’exemple du Dialogue Politique Inclusif (DPI), réclamé à cor et à cri par le déchu président François Bozizé-Yangovonda et son parti, le KNK ?

Nous pensons pour notre part que la RCA a organisé beaucoup de fora. Si aucun d’eux n’a abouti à des résultats concrets attendus par les Centrafricains, c’est qu’il y a un problème. Et c’est ce problème qu’il faut déceler afin que les choses aillent dans le bon sens. Le plus souvent, le Centrafricain lambda accuse les gouvernants de ne pas mettre en pratique les différentes recommandations et résolutions des fora. Elles sont pour la plupart de temps laissées dans les placards, sans que quelqu’un y jette un coup d’œil. Est-ce le cas pour le FNB qui était ouvert le 04 mai 2015, ce qui fait aujourd’hui deux (2) ans ? La réponse revient à qui de droit.

Nous saisissons cette occasion pour exhorter les nouvelles autorités du pays à ne plus laisser dormir les recommandations dans les placards car elles sont conçues et adoptées pour être traduites sur le terrain. En Centrafrique, c’est une autre réalité. Les nouveaux dirigeants doivent rompre avec ces vieilles habitudes et travailler avec les recommandations du FNB pour faire sortir la RCA du gouffre. Ces recommandations ne doivent plus rester ou demeurer lettre morte.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

2,2 MILLIONS DE CENTRAFRICAINS DEPENDENT DE L’AIDE HUMANITAIRE POUR SURVIVRE : C’EST GRAVE

Dans un article rendu public par APA, les chefs des Agences humanitaires des Nations Unies ont estimé que 2,2 millions de la population centrafricaine, dépendent de l’aide humanitaire pour survivre. L’article a, par ailleurs, précisé qu’en raison de l’absence des autorités et des services de l’Etat dans la plupart de régions, les acteurs humanitaires fournissent aux populations environ 50 % des services sociaux de base. C’est grave pour le peuple centrafricain qui peine toujours à sortir de la misère et de la souffrance ordurière, à cause de certains groupes armés qui prennent en otage la moitié du pays.

Malgré le retour du pays à l’ordre constitutionnel, le plus grand défi auquel la population se trouve encore confronté, demeure l’insécurité. Les quatorze (14) groupes armés se sont déjà adhérés au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Mais certains leaders et leurs éléments, continuent de tuer les populations, d’emporter leurs biens, d’incendier leurs maisons et de piller les bâtiments de l’Etat. Suite aux multiples exactions de ces groupes armés, plusieurs personnes vivent encore sur les sites des déplacés. D’autres sont terrées dans la brousse et mènent une vie comparable à celle des animaux. Et c’est grâce aux soutiens des acteurs humanitaires qu’elles continuent de survivre. Les déplacés internes sont pour la plupart assistés en vivres, eau potable, soins… par les ONG internationales humanitaires. PAM, HCR et tant d’autres organisations internationales humanitaires, assistent les déplacés en vivres, articles ménagers, eau potable… tandis que Médecins Sans Frontières (MSF), Médecins du Monde, UNCEF et les autres, offrent des soins aux malades et même aux combattants blessés lors des affrontements, s’occupent également de l’éducation des enfants.

Tout simplement, c’est parce que les groupes armés empêchent le redéploiement de l’administration sur l’ensemble du territoire, pour permettre à la population de vaquer librement à ses occupations et de se prendre en charge. Aujourd’hui, les activités agropastorales qui permettent à la population de survivre ne sont pas pratiquées dans plusieurs régions du pays. Les paysans craignent d’aller au champ pour cultiver et semer, de peur d’être assassinés par des hommes armés. La chasse et la pêche qui ravitaillent les préfectures et la capitale en viandes boucanées et poissons fumés, ne sont pas pratiquées comme auparavant. Dans certaines régions, on assiste pour le moment à une augmentation de prix des denrées alimentaires, telles que la viande et des poissons sur les marchés. Certains paysans refusent de pratiquer l’élevage de petits bétails (poulets, cabris, porcs etc.), puisque les groupes armés prennent de force ces bétails qu’ils ont élevés pendant de longues années et qui constituent leurs réserves. Comment la population peut sortir de la misère et de la souffrance, si elle est empêchée tous les temps de vaquer à ses occupations ?

La restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire permet aux autorités déconcentrées de l’Etat (préfets, sous-préfets, maires, chefs de groupes ou de quartiers…), d’animer la vie publique et de veiller en même temps sur les populations. Les autorités déconcentrées animent la vie de l’administration en ce sens qu’elles ont le pouvoir de percevoir les impôts, taxes et autres droits de l’Etat, signent les documents administratifs, certifient les documents des particuliers, pour ne citer que ces quelques exemples. Elles veillent sur les populations en rendant les jugements pour des litiges opposant les particuliers ( pouvoir dévolu aux magistrats, commissaires de polices, chefs de groupes ou de quartiers).

Or, actuellement, ce sont les groupes armés qui contrôlent et dirigent tout, en lieu et place des autorités déconcentrées de l’Etat. Ce qui entrave le pays à se relever et à prendre l’élan de son développement socioéconomique, et empêche la population à mener en toute quiétude ses activités pour survivre. C’est la raison pour laquelle 2,2 millions de centrafricains dépendent de l’aide humanitaire pour survivre. C’est bien dommage pour un pays vachement riche dont la population est toujours misérable.

Bénistant MBALLA

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

LIBERTE DE LA PRESSE, UNE AMELIORATION FRAGILE SELON RSF

La République Centrafricaine est classée 113e sur 180e, selon Reporter Sans Frontière. Ce classement fait régresser le pays de trois rangs, contrairement à l’année 2016.

La Centrafrique, plongée dans des violences depuis 2013, peine à se relever. Des radios et autres structures médiatiques ont connu le pillage, des journalistes menacés, mis en prison et d’autres ont perdu la vie dans les moments forts de la crise. C’est dans ce contexte que pour 2017, Reporter Sans Frontière RSF observe une « amélioration fragile » de la situation des journalistes en Centrafrique.

Depuis le 23 décembre 2016, les journalistes centrafricains n’ont plus de Maison de la presse, « cette dernière ayant été fermée et son matériel confisqué à Bangui, après un long conflit foncier opposant les journalistes à la famille de l’ancien président Patassé », a relevé RSF. Face à cette situation les professionnels des médias, ont exprimé leur mécontentement autour du thème : « Les médias Centrafricains dans la rue ».

Selon les données de RSF, en Centrafrique, aucun journaliste n’a été tué, aucun net-citoyen aussi tué ni un collaborateur tué en 2017.

Le tableau de bord de la liberté de presse en Centrafrique n’est pas que rose pour autant. En fin mars dernier, un journaliste directeur de publication a été mis en prison sans le respect de la procédure. Bienvenu Doumta, directeur de publication du journal « la Fraternité » a été maintenu pendant 4 jours à l’office de répression de banditisme (OCRB) à Bangui après son audition par la police de répression du banditisme. La publication d’un article dénonçant un contrat de gré à gré signé entre le gouvernement et une société ivoirienne serait à l’origine de sa convocation par la police selon la rédaction du journal la Fraternité.

Des menaces des groupes armés et de certains proches du pouvoir rythment aussi le travail des journalistes en Centrafrique. L’esprit critique pour des temps critiques thème de cette journée demeure un défi majeur à relever pour la presse en Centrafrique.

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LES JOURNALISTES DU RJDH APPELLENT A LA LIBERATION DE AHMED ABBA

Les journalistes du Réseau des Journalistes pour le Droit de l’Homme (RJDH) exigent la libération de leur confrère Ahmed Abba condamné à 10 ans de prison pour blanchiment de produit terroriste par le tribunal militaire camerounais sans en apporter la moindre preuve d’accusation. Appel lancé ce 3 mai à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.

La condamnation de notre confrère par ce tribunal n’est autre que la volonté politique de contrôler et mettre les professionnels des médias dans l’angoisse ; pousser les journalistes à choisir la partialité et  la dépendance. Journaliste des faits et non d’opinion, notre confrère Ahmed Abba correspondant de RFI en Haoussa, a payé le prix de sa conviction et son engagement à informer. Le pouvoir politique loin de venir au bout du terrorisme préfère s’en prendre au pauvre qui n’a que son micro et sa plume pour informer l’opinion. Ce qui est devenu pour lui un crime de l’aise majesté.

Sylvestre Sokambi, rédacteur en chef du RJDH justifie cette prise de position par la solidarité et la protection de la liberté de la presse « nous sommes solidaires de notre confrère Ahmed Abba pour exiger sa libération et nous le faisons pour défendre l’élan de la protection des médias dans l’exercice de leur profession », a-t-il insisté.

De part cette manifeste, la rédaction du RJDH exige des autorités politiques camerounaises la  diligence en libérant sans condition notre confrère. « Les terroristes se sont toujours revendiqués comme tels. Ils sont connus à travers leurs actes, ce qui est loin d’être la profession et le rêve de notre confrère. Lorsqu’on condamne un journaliste de blanchiment de preuve de terrorisme, il faut que la raison d’Etat dans cette affaire soit prouvée et motivée. Où sont les preuves des faits ? » S’interroge Fridolin Ngoulou, journaliste et Webmaster au RJDH.

Plusieurs facteurs expliquent la tentative de museler la presse au Cameroun « la pratique est à la mode, lorsqu’on voit la coupure du réseau internet dans les régions hostiles au pouvoir, l’arrestation et la condamnation devant un tribunal militaire sont des signes extérieurs qui ne trompent pas et expliquent que la presse est sur la sellette et appelle à l’unité des médias » selon Jean Fernand Koena.

Ahmed Abba a été condamné le 24 avril 2017 de 10 ans d’emprisonnement assortie d’une amande de 55 millions de FCFA. Il avait passé 2 ans en prison sans jugement. Le Cameoun est classé 126e dans le classement de RSF sur la liberté de la presse.

La situation dans laquelle se trouve Ahmed Abba prouve à suffisance que le journalisme est incompatible aux régimes lorsque les journalistes épousent l’esprit critique pour de temps critique, et Ahmed Abba a tout le soutien pour son combat pour une presse plurielle à travers le monde.

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ENVIRON 40% D’ENFANTS SOUFFRENT DU RETARD DE CROISSANCE, SELON PAM

Plus de 40% d’enfants  âgés de 6 mois à 5 ans souffrent du retard de croissance qui s’ajoute à la mortalité maternelle et infantile. Un bilan rendu public par le revue « chiffre de planification 2017 » du programme alimentaire mondial (PAM).

L’insécurité alimentaire et l’absence des infrastructures sanitaires dans certaines régions sont les facteurs de l’augmentation du taux de malnutrition infantile, selon le PAM. Ce bilan intervient alors que le plan de réponse humanitaire 2017 requiert seulement 10% du financement.

En Centrafrique, 40% d’enfants âgés de 6 mois à 5 ans sont modérément touchés par la malnutrition ; 9.600 enfants souffrent de la malnutrition aiguë et sévère avec des complications médicales ; 36.000 enfants de 6 à 23 mois, sont issus des familles en état d’insécurité alimentaire et extrêmement vulnérables. Environ 5000 personnes malnutries vivent avec le VIH et sont sous antirétroviraux. Peut-on lire dans ce document.

En réponse à cette situation, le Programme Alimentaire Mondial en collaboration avec le ministère de la santé publique, les agences onusiennes ainsi que des organisations non gouvernementales ont secouru environ 94.000 personnes et distribué 1.017 tonnes de nourritures. Plus de 160 centres de santé ont reçu de l’assistance pour prévenir et traiter la malnutrition.

Le pays est extrêmement fragilisé après la crise avec une économie exsangue. L’absence de service sociaux de base impacte de façon désastreuse sur la situation humanitaire de la population.

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LES DEPLACES RELOCALISES AU SIEGE DE LA CRPS, LANCENT UN SOS POUR LEUR RETOUR A KAGA-BANDORO

Les habitants de Kaga -Bandoro, relocalisés au siège du parti la  Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) demandent l’aide du gouvernement pour faciliter leur retour. Ces derniers estiment à 300.000 Fcfa, le budget du retour de chaque ménage.

162 déplacés du site de Benz-Vi, contraints de quitter le site après perception de 50 000 Fcfa, 61 ont trouvé refuge au siège de la CRPS. Me Nicolas Tiangaye, président de cette formation politique dit avoir accepté la demande de ces déplacés par élan de solidarité, « ces personnes déplacées sont en situation difficile. Il nous appartient de donner des réponses appropriées. Ils ont demandé l’hospitalité qui a été accordé. Ils sont là jusqu’à ce qu’ils aient une occasion de retour », confie-t-il au RJDH.

Ces déplacés affirment avoir la volonté de rentrer à Kaga-Bandoro sauf que les moyens manquent, « tout le monde a la volonté de rentrer mais il y a un sérieux problème de moyens pour faciliter ce retour », a expliqué Ngatèle Poukandja, coordonnateur des déplacés de Kaga-Bandoro.

Ces déplacés estiment à 300.000 le budget qui peut permettre à chaque ménage de rentrer, « pour le moment, il faut au moins 300.000 Fcfa par ménage pour que nous puissions rentrer. Cet argent va couvrir tous les frais. Mais 50.000 Fcfa remis la dernière fois, le peuvent rien », explique le coordonnateur qui dit se tourner vers le gouvernement.

A leur arrivée au siège du parti CRPS, le président de cette formation politique a remis des vivres et des non vivres aux 61 déplacés.

 

****** RJDH ******

 

 

 

RCA : ACCES DIFFICILE A L'EAU POTABLE

A Bangui la capitale centrafricaine, la SODECA, société de distribution d'eau n'arrive pas à desservir l'ensemble des quartiers en eau potable.

En cause, la vétusté de ses équipements et installations qui font qu'une grande partie de la population n'a plus facilement accès à l'eau courante.

Des centaines de familles sont obligées de passer toute une nuit devant des bornes fontaines pour attendre l'arrivée de l'eau. D'autres parcourent trois ou quatre kilomètres avec des charrettes à la recherche de l'eau potable devenue une denrée rare.

A certains endroits, plus aucune goutte d'eau ne tombe des robinets, surtout pendant la saison sèche.

Au quartier Damala par exemple, dans la commune de Bimbo à la périphérie ouest de Bangui, l'eau de la SODECA n'a pas coulé des robinets depuis plusieurs mois.

Les hôpitaux affectés

Ce problème d'eau va jusqu'à perturber le bon déroulement de certains services essentiels dans les zones concernées. C'est le cas de l'Hôpital de l'Amitié sis au quartier Foûh dans le 4e arrondissement. Les parents des malades hospitalisés dans ce grand centre de référence éprouvent d'énormes difficultés pour s'approvisionner en eau potable.

La situation est préoccupante dans d'autres provinces où la société nationale de distribution d'eau n'existe que de nom.

Devant l'incapacité de l'Etat à résoudre ce problème, le CICR, OXFAM et la Plateforme religieuse, ont financé des projets d'installation des kiosques fontaines dans les quartiers pour offrir de l'eau potable à la population.

BBC

 

 

RCA : LE MINISTRE DE L’ECONOMIE SATISFAIT D'UN PROJET A HAUTE

INTENSITE DE MAIN D’ŒUVRE

Le ministre centrafricain de l’Economie, Félix Moloua, a exprimé mercredi à Bangui sa satisfaction au sujet de l’évaluation à mi-parcours du projet « Londo », qui est un programme d’urgence financé par la Banque mondiale et ayant pour objectif d’amener les populations à changer leur environnement immédiat grâce à des travaux à haute intensité de main d’œuvre.

Le ministre a en outre souhaité que ce projet soit pérennisé par la Banque mondiale pour aider au développement de la RCA.

Exécuté déjà dans 45 villes sur les 71 prévues, le projet ‘’Londo’’ a permis aux populations bénéficiaires de gagner plus d’un milliard dix-huit millions cent onze mille FCFA.

En matière de réalisation, 1098 kilomètres des pistes rurales et 12 aérodromes ont été reconstruits grâce au financement de la Banque mondiale.

Ce projet qui a commencé à être mis en œuvre en juillet 2015 a permis le recrutement de 17500 jeunes qui ont, en plus de leurs gains, bénéficié de 18000 vélos pour faciliter leur déplacement.

APA-Bangui

 

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APPEL A MANIFESTATION D’INTERET

 

Comment participer aux appels d'offres de la MINUSCA

 

La Division des Achats du Siège des Nations Unies (ONU) à New York, se rendra à Bangui le 15 Mai 2017. A cette occasion, il est prévu une rencontre de haut niveau avec toutes les entreprises Centrafricaines (fournisseurs actuels ou potentiels), désireuses de faire les affaires avec la MINUSCA.

La rencontre se tiendra le 15 Mai 2017 de 9h à 12h30 dans la salle de Conférence de la MINUSCA à la Base Logistique DEJEAN située au PK4 à Bangui en République Centrafricaine.

 

Par ailleurs il est demandé aux entreprises désireuses de fournir les biens et services cités ci-dessous à exprimer leur intention de participer par courrier électronique à : minusca-procurement@un.org au plus tard le 10 mai 2017 à 12h 30. Chaque Entreprise devrait préciser le Nombre de participants, leur noms et adresses. Veuillez noter également que chaque participant devra se munir de sa carte d'identité pour faciliter son accès dans les locaux de la MINUSCA.

Il est recommandé aux entreprises participantes de se munir d'un ordinateur portable afin de participer aux séances pratiques d'enregistrement et/ou de mise à jour des données relatives à leurs sociétés dans la base de données fournisseurs des Nations Unies (UNGM).

 

Type d’Entreprises / Biens et Services Prioritaires pour la Division des Achats des Nations Unies :

 

· Entreprise de Transport de fret (aérien et terrestre)

· Services et Agence de voyage (aérien et terrestre)

· Entreprise de transport

· Transitaires

· Quincaillerie en matériaux divers de construction (carreaux, ciment, peinture, fer à béton, plomberie et matériel électrique, câbles blindés et non blindés etc...)

· Entreprise en plomberie et fournisseur de matériel sanitaire

· Imprimerie et papeterie

· Fournisseurs de pneus, de peinture et pièces de rechange de véhicules

· Fournisseurs de Split, climatiseurs et pièces de rechange (consommables de réfrigération, gaz, compresseurs, etc...)

· Fournisseurs en Produits Chimiques et Pétroliers

· Fournisseurs en Rations Alimentaires et Restauration

· Fournisseurs de bâtiments préfabriqués, Abri et Logements

· Concessionnaires en vente de véhicules

· Technologies d'Information et Communications

· Approvisionnements médicaux et pharmaceutiques

· Sécurité et sûreté (Marchandises et services)

· Entreprise d'entretien (bâtiment, véhicule, climatisation)

· Entreprise de travaux publics et d'Ingénierie

· Groupes Electrogènes, Alimentation en énergie.

 

 

 

 

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