Tous les Info du Lundi 24/04/2017

Lundi 24.04.2017

CESSATION DES HOSTILITES ET

RESPECT DES ENGAGEMENTS :

LES GROUPES ARMES DOIVENT ETRE

OUVERTS ET SINCERES,

RESPONSABLES ET CLAIRS

Il n’y a plus de crise institutionnelle. Il n’y a plus de crise de légitimité. Les élections sont vieilles d’un an et quelques mois. Toutes les institutions sont opérationnelles. La légalité constitutionnelle roule à plein gaz. Aujourd’hui, le seul facteur hyper négatif et nocif, ce sont les groupes armés qui tiennent les armes et font reculer le pays, empêchant leurs compatriotes de vivre en paix et en sécurité. Les Accords ont été ficelés depuis le Forum National de Bangui, qui avait pour socle, une consultation nationale populaire. Tous les Centrafricains, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ont donné leurs avis et ont exprimé leurs attentes. Le Forum National de Bangui, a regroupé tous les groupes armés. C’est le pays. Aucune revendication n’est possible. Il s’agit d’appliquer les recommandations fortes et les résolutions du Forum de Bangui.

Le FPRC prétend revendiquer ses droits et des postes. Quel est le contenu de ses droits ? Où est la liste des gens à nommer ? Quel est le véritable problème des groupes armés que personne ne comprend et que personne ne maîtrise ? Les leaders des groupes armés, non seulement, ils n’ont pas le courage de soutenir ce qu’ils demandent, mais donnent d’être manipulés par des mains noires dans l’ombre. Pire encore, les nominations dans l’administration tiennent compte d’un niveau d’instruction et de la compétence. Les groupes armés doivent tenir compte de leur propre limite, mais surtout du Forum de Bangui qui a tout balisé. Ils doivent, s’ils sont des patriotes, des fils du pays, déposer purement et simplement les armes. S’il y a des ex-combattants jeunes, dynamiques, répondant à certains  aspects physiques et moraux, ils seront intégrés au sein des forces de défense et de sécurité. « L’argent n’aime pas les bruits de bottes », dit-on. Aujourd’hui, les commerçants en particulier ressentent terriblement que l’argent ne circule pas. Curieusement et aussi paradoxalement que cela puisse paraître, d’anciens qui viennent de quitter le gouvernement de transition, ont repris le chemin du maquis. Cette acrobatie qui permet d’obtenir un poste, n’est plus de ce monde. Il faut des archéologues pour fouiller dans les archives politiques de la transition. C’est une illusion.

Il est difficile, voire pénible, pour ne pas dire impossible, d’investir, de réaliser des projets de développement, dans un contexte armé comme celui de la RCA. Et pourtant, ces mêmes groupes armés sont à l’origine de la destruction systématique du pays et de la paupérisation extrême des Centrafricains. Des compatriotes vivent comme des animaux, des porcs sur des sites de déplacés, d’autres sont très loin, hors de leur pays. Les leaders des groupes armés ne sont nullement émus, développent encore un cœur d’acier, insensibles à la douleur des âmes innocentes, les enfants qui ont tout perdu : la sécurité alimentaire, l’école, les soins de santé, la malnutrition aigue et sévère, la sous alimentation, sans espoir du lendemain. Quand aux femmes et jeunes filles, cela se passe de commentaires. Des sommes colossales ont été décaissées par la Communauté internationale pour engraisser des individus sans âme, ni conscience, des bandits de grand chemin, des tueurs, des criminels patentés, des violeurs industriels, des destructeurs. Malgré tous ces efforts, les groupes armés veulent tout à eux seuls, et rien pour les 04 millions de Centrafricains qui souffrent atrocement jour après jour.

La plus belle femme au monde, ne peut donner que ce qu’elle a. Elle ne pourra arracher le soleil, ni la lune, ni les étoiles pour donner à qui que ce soit. Les routes, les écoles, les hôpitaux, l’eau potable, l’énergie, l’agriculture, l’élevage, les logements sociaux décents, la reconstruction des forces de défense et de sécurité, l’urbanisation des villes et villages, les centres de formation technique. Les médecins, les professeurs, peuvent chômer, mais pas un plombier, un menuisier, un maçon, un mécanicien, etc. Le pays est dans un état de déconfiture avancée, par terre. La tâche est colossale, herculéenne, malheureusement, des vers de terre se prennent le nombril de la planète, au point de paralyser tous les efforts de reconstruction et de relèvement.

La coalition Séléka était au pouvoir pendant un an. Qu’est-ce qu’elle a fait à Birao, Ndélé, Bria et Bambari ? Elle a perdu tout son temps à tuer, à détruire, à incendier, à violer, à faire de la RCA une boucherie humaine. Aucun quota n’a été imposé au pouvoir Séléka. Le gouvernement a été constitué selon les vœux des Séléka, sans aucune interférence. Les préfets, les chefs des régions militaires, les sous-préfets ont été nommés. Le général Dhaffane, membre influent de la coalition Séléka, a été mis en difficulté par son propre régime. C’est autant dire que quelque soit le régime, les sanctions existent. Le FPRC ne peut se cacher derrière le doigt de la main pour inoculer le venin de la discrimination. Le général Dhaffane n’a jamais dit que «  c’est parce qu’il est rounga ou goula, qu’il a été éjecté du gouvernement, ou parce qu’il est musulman ». C’est le régime Séléka qui l’a sanctionné en tant que Centrafricain ayant une parcelle de responsabilité, pour une faute X ou Y, un point, un trait.

Le général Nourredine n’est-il pas parti du gouvernement de lui-même pour céder ses fonctions de ministre d’Etat à la Sécurité Publique à Binoua qui ne sera pas ministre d’Etat ? Il n’était que simple ministre de la Sécurité Publique. Pourquoi Nourredine Adam a préféré Josué Binoua pour prendre sa place au gouvernement et non un goula, rounga ou musulman ? Binoua à sa place, n’a-t-il pas travaillé avec tout le monde, police, gendarmerie et séléka ? Cela nous fait dire que les groupes armés ne savent pas ce qu’ils veulent et versent dans la mauvaise foi, la haine, la nuisance absolue. Les groupes armés doivent, au regard du Forum  de Bangui, déposer purement et simplement leurs armes.

 

Julien BELA

 

 

LE DIALOGUE OU L’USAGE DE LA FORCE POUR RESOUDRE LA CRISE CENTRAFRICAINE ?

La crise militaro-politique enclenchée par l’ex-coalition Séléka en décembre 2012 dans la ville de Ndélé, a trop duré. Les têtes tombent et continuent de tomber. Les combattants des groupes armés ne baissent pas les bras. De Koui à Mingala, en passant par Paoua, Ngaoundaï, Bocaranga, Kabo, Batangafo, Kaga-Bandoro, pour ne citer que ces quelques villes, nos compatriotes sont massacrés,  leurs maisons et villages incendiés. Des témoignages qui nous parviennent à la rédaction sont accablants et doivent interpeller la conscience de tout un chacun. C’est dans cette optique que les Centrafricains lambda se posent la question de savoir : est-ce le dialogue ou l’usage de la force qui résoudra définitivement la crise centrafricaine ?

Pour votre gouverne, le chef de l’Etat centrafricain, le professeur Faustin-Archange Touadéra, dès sa prise de fonction le 30 mars 2016, a annoncé que c’est le dialogue qui est son arme. Depuis quelque temps, il a reçu à tour de rôle les leaders des groupes armés au Palais de la Renaissance pour discuter du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Aujourd’hui, bon nombre de groupes armés ont adhéré à ce DDRR. Du 20 au 21 avril 2017, le chef de l’Etat a présidé personnellement la 4ème réunion du Comité Consultatif et de Suivi (CCS) du DDRR à la Présidence de la République. Les représentants des quatorze (14) groupes armés y ont pris part. C’est pour autant dire que le dialogue a commencé à porter ses fruits. Et l’option du dialogue, choisie par le chef de l’Etat est hautement apprécié par la Communauté internationale. Les partenaires au développement de la RCA ont décidé unanimement de le soutenir dans cette voie.

Des efforts sont consentis un peu partout pour soutenir le processus DDRR. C’est ainsi que la Banque Mondiale a injecté trente millions (30.000.000) de dollars dans ce processus. Le gouvernement et la Minusca y ont contribué à hauteur de quinze millions (15.000.000) de dollars. D’autres donateurs de la RCA vont certainement, dans les jours à venir, mettre la main à la poche pour que ce processus aboutisse. Car le souci majeur du peuple centrafricain est l’insécurité qui prévaut dans certaines parties du pays, notamment le Nord, le Nord-est et le Centre. Si aujourd’hui, à l’issue du dialogue mené par le président de la République, la paix et la sécurité reviennent en Centrafrique, ce sera un ouf de soulagement pour le peuple centrafricain tout entier.

Mais dans toute chose, il y a un début et une fin. Le dialogue suit aujourd’hui son petit bonhomme de chemin. Il n’est pas arrivé à son terme. Touadéra tend toujours la main fraternelle aux combattants des groupes rebelles, réfractaires au processus DDRR, car la guerre ne résout pas un différend entre deux (2) ou plusieurs individus, entre deux (2) pays, et nous en passons. C’est par le dialogue, rien que le dialogue qu’on parvient à se mettre sur la même longueur d’onde.

Même le Tchad qui soutient mordicus certains combattants étrangers de la Séléka, est passé par le dialogue, pour qu’aujourd’hui, la paix revienne dans ce pays frère. Et le président Idriss Deby Itno ne peut nous démentir à ce sujet. Pour l’usage de la force, les centrafricains doivent prendre leur mal en patience. « Rien ne sert de courir, il faut arriver à temps », dit-on. Le peuple centrafricain ne doit pas être si pressé comme la diarrhée. A force de confondre vitesse et précipitation, le pays peut  encore revenir à la case départ, ce que nous ne voulons pas. Laissons le temps au temps. C’est vrai, nous constatons aujourd’hui que nos compatriotes dans l’arrière-pays ploient sous le fardeau des combattants rebelles. Beaucoup de centrafricains pensent que c’est la faiblesse de l’Exécutif. Or, il n’en est rien. Quoique les rebelles fassent, la force revient toujours à la loi. Le gouvernement est capable de tout faire, même utiliser la force pour faire plier ces rebelles. Mais, ce n’est pas encore le moment. Ce moment viendra car bon nombre de combattants non conventionnels veulent déposer les armes pour rentrer dans la vie civile. Faut-il dans ce cas précis utiliser la force ? En agissant ainsi, le gouvernement abattra le lézard et en même temps l’arbre où il s’est accroché.

Un rebelle est un rebelle. Pour le ou les faire revenir à la raison, n’est pas chose facile ou aisée. Il faut du temps. Et c’est ce temps qui court aujourd’hui. Tous les combattants rebelles doivent le savoir afin de prendre une décision courageuse dans l’intérêt supérieur de la nation. Des fonds colossaux sont aujourd’hui  mis à leur disposition. Ils ont intérêt à saisir cette opportunité, cette perche tendue, car, dépassé le délai prescrit, ils regretteront amèrement. La RCA appartient à tous les Centrafricains sans distinction de race, d’ethnie, de religion, de parti politique… Si certains pensent qu’en ayant une arme à leur possession, ils détiennent le titre foncier de la RCA, ils se trompent largement. Ils peuvent être rattrapés, soit par le dialogue, soit par la force. Que les rebelles qui ont des oreilles pour entendre, entendent !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

LES REPRESENTANTS DE NOURREDINE ADAM ET MAXIME MOKOM ONT PRIS PART

 A LA QUATRIEME REUNION DU COMITE CONSULTATIF ET DE SUIVI DU DDRR :

VA-T-ON FINALEMENT VERS LA PAIX ?

Le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des ex-combattants est sur la phase décisive. Le gap financier est presque à son terme, grâce au soutien de la Banque Mondiale (BM). Qu’à cela ne tienne, les représentants des quatorze (14) groupes armés ont pris part aux travaux de la quatrième réunion du Comité Consultatif et de Suivi (CCS) qui se sont déroulés durant deux (2) jours au Palais de la Renaissance, en présence du Chef de l’Etat, des membres du gouvernement, voire toute la Communauté internationale. Les deux (2) groupes (FPRC de Nourredine Adam et les Anti-Bakala version Mokom) qui jouent aux récalcitrants, viennent de démontrer devant l’opinion nationale et internationale qu’ils n’aspirent désormais qu’à la paix, rien que la paix, en envoyant leurs représentants qui ont pris part à cette quatrième réunion du CCS. Va-t-on finalement vers la paix ? Seul l’avenir nous le dira.

Nourredine Adam et Maxime Mokom ne sont pas des extraterrestres. Ce sont des êtres humains créés à l’image de Dieu et qui réfléchissent. C’est pourquoi, ils doivent revenir à de bons sentiments, et sensibiliser leurs éléments sur le terrain à cesser immédiatement avec les violences. « On ne poursuit jamais deux lièvres à la fois », dit-on. Cela signifie qu’on ne peut à la fois adhérer à un processus de paix et continuer en même temps de commettre les exactions sur les pauvres populations civiles. C’est le message fort lancé  par le chef de l’Etat à tous les groupes armés qui persistent et signent dans les exactions sur les populations civiles. Selon le Chef de l’Etat que nous paraphrasons, « Tous les groupes armés doivent cesser immédiatement avec les tueries, les massacres et les incendies … ». Toutes les revendications des groupes armés ont été déjà prises en compte par les autorités du pays et la communauté internationale. Et le programme DDRR est le passage obligé pour tous les ex-combattants. La RCA fonctionne sur la base des textes fondamentaux contenus dans la Constitution de la République, et qui définissent l’organisation et le fonctionnement du pouvoir de l’Etat. Tout le monde, y compris les groupes armés doivent s’y référer.

Il n’y a aucune raison de continuer à maintenir la population civile en otage. Les multiples défis auxquels font face actuellement les centrafricains, ne peuvent être relevés que s’il y a la sécurité et la paix. Les populations de la Ouaka, Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou, Haut-Mbomou, Nana-Gribizi, Ouham-Péndé pour ne citer que celles-ci, attendent d’un pied ferme le retour à la stabilité pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. Et c’est lorsque les éléments de Nourredine, Alkhatim, feu Joseph Zoundéko, Abdoulaye Hissen et tant d’autres du côté Séléka et les Anti-Balaka de Mokom vont définitivement déposer les armes que la paix peut revenir en RCA. Le budget du DDRR est presque bouclé, l’argent est là. Qui veut encore vivre la misère et la souffrance ordurière ? Les ex-combattants doivent saisir l’occasion pour réintégrer la vie sociale. La RCA est vaste et vierge en termes d’exploitation. Selon les responsables des Nations Unies, « le DDRR signifie armes contre travail, et non armes contre argent ». C’est pour dire que les ex-combattants doivent travailler non seulement pour gagner de l’argent, mais aussi pour développer leur pays.

Il faut désormais orienter la jeunesse centrafricaine dans le domaine de l’entreprenariat, du commerce, de l’artisanat, de l’agriculture, de l’élevage, de la chasse, de la pêche, de la cueillette, voire les activités génératrices de revenus (AGR), pour résorber le chômage endémique des jeunes. L’administration et les sociétés d’Etat sont saturées, à telle enseigne que les jeunes diplômés moisissent avec leurs diplômes. C’est la raison qui pousse les jeunes à entrer dans les rebellions pour tuer, braquer, piller à longueur de journée afin de trouver de quoi survivre.  La paresse, la fainéantise sont les propres des Centrafricains. Aucune vision, aucune initiative allant dans le sens de développement. « Enlevez vos vestes, retroussez vos manches pour développer votre pays », a dit le président congolais Denis Sassou Nguésso. Cela doit commencer avec les hautes autorités de l’Etat car, « le bon exemple vient toujours d’en-haut ». Hélas, la paresse a atteint son paroxysme en RCA depuis le Haut jusqu’en bas de la pyramide. Heureusement que la Communauté internationale est toujours à notre côté pour nous allaiter comme un bébé d’un (01) mois.

C’est bien dommage pour un peuple qui meurt de faim et vit dans la misère ordurière malgré ces nombreuses richesses.

Bénistant MBALLA

 

 

« LE DDRR CONCERNE LES GROUPES ARMES QUI ACCEPTENT DE DEPOSER LES ARMES », DIXIT JEAN WILIBIRO-SACKO SUR RFI

Jean Wilibiro-Sacko, ministre Conseiller en matière du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), à la Présidence de la République, était l’invité de nos confrères de la Radio France Internationale (RFI), le jeudi 20 et le vendredi 21 avril 2017. A cette circonstance, il a pu répondre aux questions de nos confrères de la RFI, relatives à la quatrième réunion du Comité Consultatif et de Suivi de ce programme DDRR. Il est à préciser que cette quatrième réunion s’est tenue du 20 au 21 avril à Bangui.

En répondant aux préoccupations de nos confrères de la RFI, Jean Wilibiro-Sacko de dire, « le programme DDRR concerne les groupes armés qui ont accepté de déposer les armes. Il y a environ cinq mille (5.000) combattants des quatorze (14) groupes armés non conventionnels, œuvrant en RCA. Les uns, selon leurs profits et besoins, vont être incorporés au sein des Forces de Défense et de Sécurité (FACA, Gendarmerie et Police), ainsi que dans les forces paramilitaires (Douane et Eaux et Forêts). Tandis que les autres vont être réinsérés dans la vie civile et socio-économique dans leurs communautés respectives.

Le Comité Consultatif et de Suivi du programme DDRR n’est qu’un Comité purement technique, chargé de faire des propositions concrètes et de suivre le bon déroulement de l’ensemble des activités du programme DDRR. De ce fait, les questions d’amnistie générale, d’un dialogue politique inclusif et d’entrée des leaders des groupes armés dans le gouvernement ne relèvent pas de sa compétence, mais plutôt du domaine politique. Toutefois, les Forces Vives de la Nation (FVN) sont toutes unanimes contre l’amnistie et le partage de gâteau entre le pouvoir en place et les groupes armés. L’essentiel est de dépassionner les débats pour ne privilégier rien que l’intérêt général de la nation et les réelles aspirations du peuple centrafricain : paix, justice, réparation et réconciliation nationale. Et c’est tout ».

Eu égard à tout ce qui précède, nous disons que cette quatrième réunion du Comité Consultatif et de Suivi du programme DDRR, est la plus transparente et sensible pour le retour définitif de la sécurité et de la paix en RCA. Etant donné que tous les représentants de quatorze groupes armés y ont pris part activement, y compris tous les autres acteurs et bailleurs de fonds, impliqués dans ce programme DDRR. Il faut donc saisir cette rare opportunité, car « qui remet à demain, trouvera malheur en chemin ».

 

Le Petit YEKOA

 

 

COOPERATION MILITAIRE : 04 JOURS ONT PERMIS AU MINISTRE DE LA

DEFENSE, JOSEPH YAKETE, DE S’IMPREGNER DE L’EXPERTISE ET DE

VISITER LES CENTRES DE FORMATION MILITAIRE DU CAMEROUN

Le ministre centrafricain de la Défense, Joseph Yakété vient de séjourner 04 jours au Cameroun. Il était accompagné dans ce déplacement par l’inspecteur général des Armées, le général de division, Jean-Pierre Dolle Waya. Au menu de la rencontre avec son homologue camerounais, Joseph Béti Assomo, ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense Nationale, la visite de certains centres de formations militaires et des rencontres avec certains officiels. En filigrane, la restitution aux Forces Armées Centrafricaines, des armes saisies par l’Armée Camerounaise. Les deux (2) ministres de la Défense ont évoqué la coopération militaire et sécuritaire entre le Cameroun et la RCA, afin de contribuer efficacement à la stabilité de la sous-région Afrique Centrale. Sur instructions des présidents Paul Biya et Faustin Archange Touadéra, le ministre Centrafricain de la Défense, lors de sa visite, a eu droit aux honneurs dus à un Chef d’Etat, depuis Douala, puis Yaoundé au Cameroun. Preuve tangible que les relations qui unissent les peuples camerounais et centrafricain sont excellentes et se renforcent davantage. En plus, le Cameroun est la façade maritime de la RCA et c’est là que transitent les importations et exportations, à travers le port de Douala.

Durant la grave crise centrafricaine, par les relations de bon voisinage, à travers la CEMAC, la CEEAC ainsi que l’Union Africaine, le Cameroun s’est toujours illustré en première au chevet de la RCA avec un contingent militaire dynamique et dévoué à notre cause. Le général Tumenta du Cameroun, paix à son âme, avait pris le commandement des forces de la Minusca. Le contingent camerounais fait toujours partie intégrante des forces des Nations Unies en Centrafrique. Joseph Yakété devait également plaider le rapatriement du matériel militaire appartenant aux FACA, saisi entre les mains des groupes rebelles centrafricains, faisant des incursion en territoire camerounais et alimentant l’insécurité transfrontalière. FOMUC, MISCA et enfin MINUSCA, le Cameroun n’a cessé de mobiliser ses hommes pour voler au secours de son voisin.

Heureuse circonstance, la visite du ministre centrafricain de la Défense, Joseph Yakété, intervient après celle effectuée en décembre 2016, par son homologue Joseph Béti Assomo à Bangui en RCA. Il faut admettre que le Cameroun reste l’un des principaux soutiens de la RCA durant toute la crise qui l’a secouée. Joseph Yakété a eu l’opportunité de descendre à l’Ecole Militaire Interarmées (EMIA), puis l’Ecole d’Etat-major, en compagnie du général de division commandant MPAY. Joseph Yakété a eu droit à la présentation de la prestigieuse institution de formation des officiers de l’armée camerounaise et du renforcement permanent de leurs capacités. Le ministre centrafricain de la Défense a également atterri aux Commandements des Ecoles et Centres d’Instruction de la Gendarmerie Nationale (CECIGN), au Camp Yeyap. Dans ce moule pour la formation spécialisée de la gendarmerie nationale qui, a en son sein, sept (7) établissements, le SED. Jean-Baptiste Bokam, a indiqué qu’il s’agit du creuset de l’esprit gendarme au Cameroun.

La visite du ministre centrafricain de la Défense, Joseph Yakété, a été hyper médiatisée au Cameroun, les télévisions, les radios, la presse écrite, notamment « Cameroun Tribune », en ont fait un large écho. Les autorités camerounaises ont mis cachet particulier. Côté centrafricain, aucun écho, c’est un silence de mort, malgré la plus haute importance accordée par la partie camerounaise à l’évènement. La Présidence, la Primature et le Gouvernement doivent mettre sur pied une véritable politique de communication et d’information. Le droit des Centrafricains à l’information est fondamental. L’heure est venue de mettre « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Le déficit de communication est criard, alors que, comme le Cameroun, la RCA dispose des professionnels des médias et des médias capables d’assurer la couverture médiatique des évènements quels qu’ils soient, pour l’information du public. La communication et l’information dorment, il faut les réveiller. Même des évènements de la plus haute importance, comme la session du Comité Consultatif et de Suivi (CCS), est mal couverte, très peu médiatisée et c’est bien dommage car les rumeurs vont bon train.

 

Julien BELA

 

 

LE PROGRAMME « YALI OUTREACH », A LA RENCONTRE DES JEUNES DE L’ARRIERE PAYS

Créé en 2010 sur initiative de l’ancien président américain, Barack Obama, le programme « Young African Leaders Initiative », en abrégé YALI, a formé beaucoup de jeunes africains dans plusieurs domaines dont les jeunes centrafricains. Après plusieurs mois d’activités communautaires à Bangui, les jeunes ressortissants centrafricains de ce programme ont décidé ce samedi 22 avril 2017, à Bimbo,  chef-lieu de la préfecture de l’Ombella M’poko, aux environs de 09 heures, de procéder au lancement officiel du programme « Yali outreach » qui signifie, aller vers, aller à la rencontre de.

La cérémonie du lancement officiel de ce programme a été présidé par le ministre Conseiller à la Présidence de la République en matière des ONG et de la Jeunesse, Alain Mbaya, représentant personnel du Chef de l’Etat. A ses côtés, on notait la présence du ministre de l’Entreprenariat National, de l’Artisanat et de la Promotion des Petits et Moyennes Entreprises, Bertrand Touaboy, du 1er Conseiller à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Bangui, Mathew Victor Casséta, du représentant de Madame le maire de la ville de Bimbo, Audon Omoko Boumon, du préfet intérimaire de l’Ombella-M’poko, du vice-président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, du représentant de Yali en Centrafrique, Cédric Pacifique Zouadé, ainsi que des notables de Bimbo. Notant aussi que plusieurs jeunes de Bimbo ont pris part à cette cérémonie.

Cinq (5) discours de circonstance ont rythmé cette cérémonie. Dans son mot de bienvenue, le représentant de Mme le Maire Audon Omoko-Boumon a signifié, « j’adresse mes vives salutations à tous les ressortissants du programme Yali du département d’Etat américain qui se sont lancés fortement dans la mise en œuvre du lancement de ce programme destiné aux jeunes de Bangui d’abord et à tous les jeunes des 16 préfectures. Au nom de la population de Bimbo, je souhaite bon vent au programme « Yali outreach » … et vous rassure du soutien incontestable de la municipalité de Bimbo au projet de Yali outreach ».

Le second intervenant fut le 1er Conseiller à l’ambassade des USA à Bangui, Mathew Victor Casseta. Il a brossé brièvement l’importance de ce projet Yali outreach. Selon lui, « ce projet est une opportunité pour la jeunesse afin qu’elle soit impliquée pour devenir de vrais acteurs du développement. C’est pourquoi, il faut investir dans la jeunesse car cette jeunesse est l’espoir, l’avenir de relèvement du pays ». Il n’a pas manqué de prodiguer des Conseils aux jeunes en ces termes, « vous avez l’opportunité de renforcer votre capacité, d’apporter des solutions à vos communautés. Vous devez être progressifs, coercitifs, capables pour atteindre des réalisations durables… Pour cela, il faut agir. Vous êtes l’espoir du pays et le pays compte sur vous.

Votre gouvernement ne peut pas tout seul. Il a besoin des efforts de tous les citoyens, et surtout de la créativité et du génie de la jeunesse. Alors, vos actions et talents sont essentiels pour le pays et de renforcer la cohésion sociale et le développement. En fin, vous êtes une force incontournable, celle qui n’a pas encore totalement exploré ses potentialités. Le temps n’est plus à la parole. Vous pouvez aider un voisin, soigner un patient, marcher ensemble... »

Quand au représentant du programme Yali en Centrafrique, Cédric Pacifique Zouadé, il a présenté le projet Yali outreach. Pour lui, «  le génie du projet Yali outreach réside dans le fait que des jeunes centrafricains vont à la rencontre d’autres jeunes centrafricains pour réfléchir ensemble, échanger, participer et construire ensemble leurs communauté respectives. Nous allons vers les autres avec humilité pour un rendez-vous du donner et du recevoir. Qu’ils soient convaincus que chaque jeune centrafricain a en lui un potentiel de bien et de meilleur qui n’attend que d’être activé, réveillé. Et comme le dit le président Barack Obama, « l’avenir de la jeunesse réside dans la jeunesse ». L’avenir de la RCA réside aussi dans sa jeunesse ».

Il n’a pas manqué de souligner aussi que le projet Yali outreach s’articule autour de quatre (4) composantes essentielles. La première est le mentorat. «  Cette activité de mentorat sera une plate-forme d’échanges, des expériences qui seront partagés afin de trouver des moyens de bord, ce qu’on  peut résoudre, ce qu’on peut utiliser », a-t-il fait savoir. La seconde s’articule autour des activités d’intérêt général qui visent à encourager les jeunes à être des acteurs pratiques du développement local. Et d’ajouter, « ce projet permettra d’aider les jeunes de chaque préfecture à travers des solutions locales, idoines aux problèmes qu’ils rencontrent dans leur communauté respective ».

La troisième et la quatrième composantes sont la promotion de l’anglais et l’éducation à la citoyenneté et la culture démocratique. Il a clos son discours tout en remerciant les autorités de notre pays au rang duquel le président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra qui a placé la jeunesse à la tête de ses priorités.

Pour le représentant du gouvernement, le ministre de l’Entreprenariat, il parle du changement pour le fait que les jeunes vont à la rencontre d’autres jeunes. « Lorsque les jeunes vont vers les autres afin d’échanger en vu d’améliorer leur situation et celle de leur communauté respective, cela porte un nom, c’est le changement. Et ce changement positif et pacifique, c’est ce que souhaite le gouvernement centrafricain », a-t-il indiqué. S’agissant du lancement, il a affirmé, « ce lancement va briser les barrières entre les jeunes des différentes régions, car ce qui nous unit, est plus fort que ce qui nous divise ». Il a aussi réitéré le soutien du gouvernement à l’initiative Yali outreach, « Je puis vous rassurer que le département et le gouvernement tout entier ne ménageront aucun effort pour vous  accompagner dans la réalisation de ce projet qui demeure une préoccupation du gouvernement ». Il a enfin exhorté les jeunes à saisir cette opportunité pour œuvrer à leur épanouissement et celui de leur communauté respective.

Le représentant du Chef de l’Etat qui a présidé cette cérémonie, a témoigné le remerciement du président Faustin-Archange Touadéra. « Le président de la République saisit cette occasion pour témoigner son remerciement au président Obama et le peuple américain pour leur formation sans faille en faveur de la jeunesse, sans oublier l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Bangui qui fait un travail remarquable dans l’encadrement et le suivi de ces jeunes », a-t-il fait savoir.

Quant aux ressortissants du programme, il leur a dit ceci, « en saluant votre détermination, votre engagement en faveur de vos pairs jeunes pour un relèvement économique de notre cher et beau pays la RCA, le pays a besoin de plus d’actions de ce type pour un changement réel. Le Président de la République s’est engagé à vous appuyer, vous soutenir dans vos initiatives qui visent notre jeune aujourd’hui. Le changement réel, c’est le changement de mentalité qui se traduit par votre comportement. J’encourage fortement les partenaires qui œuvrent auprès des jeunes ».

La cérémonie a été agrémentée par la danse traditionnelle Yokombé le Pays et la troupe théâtrale Linga. Le rideau était définitivement tombé sur cette cérémonie du lancement officiel du projet Yali outreach par une conférence de presse. Nous y reviendrons dans notre prochaine parution.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

LES PARTICIPANTES AU CONGRES ANNULE DE L’OFCA S’INQUIETENT DE LEUR RETOUR

Plusieurs femmes convoquées pour le congrès annulé de l’OFCA organisé par Marie Annick Service s’inquiètent de leurs conditions de vie à Bangui et appellent le gouvernement à une prise en charge pour leur retour. Plainte exprimée après l’annulation du congrès ce 19 avril à Bangui.

Elles sont venues de l’intérieur du pays pour prendre part au congrès des femmes. N’étant pas convoquée formellement par le comité préparatoire, ces femmes se disent mises devant les faits accomplis. « Hier, nous avons attendu en vain le ministre des Affaires Sociales pour nous éclairer sur ce problème et pourtant c’est elle qui devrait lancer les activités. Malheureusement, elle nous a pas rencontré jusqu’à 18 heures » a indiqué une femme venue de l’intérieur du pays.

Contactées par le RJDH, ces femmes qui misent sur les jetons de présence du forum annulé plaident auprès du gouvernement pour une prise en charge. « Nous avons supporté la charge pour arriver à Bangui, avec la nouvelle donne, nous ne savons à quel saint se vouer, c’est pourquoi nous exhortons le gouvernement de faciliter la tâche pour rentrer chez nous », a souhaité une participante de Kaga Bandoro.

La ministre Virginie Baïkoua dit prendre des dispositions pour des cas pareils. « Je suis en train de prendre des dispositions pour recevoir mes sœurs qui sont venues pour leur donner la vraie version des faits. On ne va pas les laisser dans la nature, le gouvernement fera tout pour organiser le congrès  dans un bref délai pour que l’OFCA ait un bureau crédible », a-t-elle rassuré.

Marie Annick Service, présidente intérimaire de l’OFCA à l’origine du congrès annulé n’a pas proposé une alternative à ces femmes qui n’attendent du gouvernement une solution pour leur retour.

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LE PREFET DU HAUT-MBOMOU INQUIET DU RETRAIT PROGRESSIF DE TROUPES OUGANDAISES

Ghislain Dieu-Bénit Kolengo, préfet du Haut-Mbomou se dit inquiet et appelle le gouvernement à redéployer les FACA dans la localité et plaide pour la prorogation du mandat des troupes ougandaises dans la région. Souci exprimé alors que ces forces ont amorcé de retrait progressif du pays.

Cette inquiétude des autorités administratives intervient alors que les forces américaines vont quitter l’est du pays le 25 avril. Les forces ougandaises sous mandat de l’union africaine pour traquer Joseph Kony ont aussi annoncé leur retrait pour le mois de mai. Cette situation ne rassure pas les autorités qui plaident pour un déploiement des FACA et redoutent un éventuel trouble sécuritaire dans leur région.

Des sources proches de la préfecture indiquent que le préfet est d’autant plus inquiet suite à la décision du haut commandant militaire des troupes ougandaises qui lui réaffirme sa volonté de quitter la ville. « D’ici la fin de la semaine, il y n’aura pas un élément des forces ougandaises à Zémio », s’inquiète-t-il de son retour de mission de Zémio.

Et si les ougandais se félicitent d’avoir anéanti la LRA, le scepticisme gagne encore les cœurs selon le préfet. « Je ne suis pas convaincu de cette déclaration. Tant que Joseph Kony, le bourreau n’est pas arrêté et que ses éléments sont dans la région, c’est déjà une menace pour les paisibles citoyens », a-t-il ajouté.

Les Forces de défenses ougandaises de la lutte contre la LRA ont annoncé leur retrait de la ville d’Obo à l’est du pays et de Centrafrique à la fin du mois de Mai prochain.

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LA SITUATION SECURITAIRE RESTE INQUIETANTE APRES LE RETRAIT DE LA MINUSCA DE KABO

Les exactions se sont multipliées dans la ville de Kabo au nord après le retrait de la Minusca de la localité. Plusieurs ONG ont fait l’objet d’attaque des groupes armés. Une situation décriée par les autorités politiques alors que la Minusca justifie ce retrait par le sous-effectif de ses hommes.

Située au nord du pays, la ville de Kabo est frontalière avec le Tchad et est sous contrôle de MPC de Mahamat Alkatim, une faction de la Séléka. Le retrait de la Minusca qui dispose des forces dissuasive intervient dans un contexte où les hommes armés, assimilés aux tchadiens auraient infiltré la ville tuant des éleveurs peulhs Mbarara et des voleurs de bétails dans la localité. Le retrait de la Minusca est un quitus de trop pour les groupes armés de s’en prendre à la population et aux ONG de cette localité.

Pendant leur conférence de presse conjointe gouvernement-Minusca, le porte-parole du gouvernement reconnait la recrudescence de l’insécurité et affirme que la condition sine qua none pour la restauration de l’autorité de l’Etat passe par la restructuration des FACA et appelle au dialogue en lieu et place de la force.

La Minusca qui dispose de plus 12 mille hommes a un mandat robuste placé sous le chapitre 7 de l’ONU. La dernière résolution en vigueur 2301 n’a pas réduit l’effectif des forces onusiennes engagées dans la mission multidimensionnelle en Centrafrique.

Le retrait de la Minusca de la ville de Kabo intervient après celui de la ville de Bozoum où la Minusca a justifié par la fermeture des bases temporelles avec des répercussions graves dont l’attaque contre la population civile et les ONG.

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LE PRESIDENT DU PUR CREE UN CANAL DE REFLEXION ET D’ECHANGE AVEC LES JEUNES

Le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), Eddy-Symphorien Kparékouti a lancé un canal de réflexion et d’échange avec les jeunes. Il l’a annoncé  ce jour au RJDH dans un entretien. 

CAMAPOROSOTILASSO, c’est le nom du canal créé et lancé par le président du PUR. Il s’agit, selon Eddy-Symphorien Kparékouti, « d’un canal qui permet d’aborder des questions existentielles qui touchent la vie politique, économique, sociale, humanitaire et des questions de relations internationales aujourd’hui en vogue », a-t-il présenté.

Dans un entretien mis en ligne, le président du PUR dit vouloir créer un pont pour pousser les jeunes centrafricains à réfléchir, « sur ce qui les entoure et qui influence leur quotidien », affirme ce leader. CAMAPOROSSOLASO, d’après son initiateur est une promesse faite à la création du PUR, « lorsqu’on avait décidé la création du PUR, avec vous tous, nous avons pris l’engagement de faire en sorte que nos esprits soient désenclavés. C’est cette promesse que nous tenons avec le lancement de ce projet qui permettra à la jeune de cesser d’être de simples spectateurs. Cette jeune, une fois l’esprit libéré des pesanteurs volontairement mises sur lui, pourra donner son opinion et agir acteur averti. Pour cela il faut purifier les esprits et les compétences, pousser au débat citoyen », a-t-il expliqué.

Eddy-Symphorien Kparékouti s’est engagé à aborder plusieurs thématiques, « nous aurons à aborder la politique et la science politique, l’intégration africaine, les organisations internationales, le colonialisme depuis 1880,  la guerre froide, le FMI et la banque mondiale, la démocratie et le processus démocratique en Afrique, la politique des aides en Afrique et les aides fantômes, le pouvoir et l’autorité, le gouvernement et la gouvernance, les idéologies politiques, le programme d’ajustement structurel, les périodes de la renaissance, le terrorisme, les empires romain et automan, l’islam, la politique moderne » a énuméré le président.

CAMAPOROSSOLASSO sera enregistré par le président du PUR et vulgarisé à l’endroit de toutes les couches sociales en Centrafrique et ailleurs. La diffusion est hebdomadaire. Le président du PUR dit rendre des mesures pour que des réactions aux différentes publications lui parviennent afin d’aborder des réponses.

Le premier numéro de ce canal de réflexion et d’échange est attendu la semaine prochaine. Notons que c’est la première fois qu’un président de parti politique initie un tel projet d’échange avec les jeunes sur des questions aussi sensibles.

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FERDINAND ALEXANDRE NGUENDET ACCUSE LE GOUVERNEMENT DE COMPLICITE AVEC ALI DARAS

Le président du RPR Ferdinand Alexandre Nguendet a accusé le gouvernement de complicité avec les groupes armés, ce qui explique selon lui, le laxisme du gouvernement dans le processus d’arrestation d’Ali Daras et de ses hommes après les crimes commis. Propos tenus lors d’un point de presse ce 19 Avril à Bangui.

Ferdinand Alexandre Nguendet est porteur d’une pétition tendant à obtenir l’adhésion des centrafricains en vue d’arrêter Ali Daras qui sévit au centre et à l’est du pays. Son accusation contre le gouvernement est faite alors sa pétition lancée il y’a un mois a recueilli plus de 600 000 signatures.

La pétition de Alexandre Ferdinand Nguendet vise Ali Darass de l’UPC, Sidiki du mouvement 3R, Joseph Kony de la LRA et bien d’autres chefs de groupes armés.

Selon le président du Rassemblement pour la République(RPR), les dirigeants actuels sont complices  de ces chefs rebelles qu’il qualifie de criminels. « En ce moment, le pays est en train d’être occupé par des hommes de Ali Darass, et ces mercenaires venus du Tchad, du Sud-Soudan, du Niger, de la Mauritanie et bien d’autres pays. Et à 75 kilomètres de Bangui, des éléments de Ali Darass disposent des armes lourdes, mais pourquoi nous assistons à un silence complice des décideurs du pays », a dénoncé Alexandre Ferdinand Nguendet.

Le collectif auteur de cette pétition annonce la remise prochaine d’un mémorandum au secrétaire général des Nations-Unies pour l’arrestation des auteurs de crimes en République Centrafricaine.

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LES BASKETTEURS SUR FAUTEUIL ROULANT EXIGENT LA DEMISSION DE HENRI TAGO

Les basketteurs sur fauteuil roulant ont accusé Henri Tago, président du comité national para-olympique d’être la cause de leurs malheurs et exigent sa démission. Propos tenus après la confiscation des fauteuils par ce dernier le 29 mars à Bangui.

Les basketteurs sur fauteuils roulant sont mécontents de leur dirigeant et appellent les autorités à trancher dans la crise qui se poursuit entre la base et le dirigeant Henri Tago. Cette situation intervient dans un contexte de blocage du championnat de cette discipline. Elle a créé un mouvement sceptique à M Henri Tago. « Les activités sont aux arrêts depuis la fermeture sur les accessoires de sport par le président Tago, le 29 mars et nous ne voulons plus de lui, qu’il démissionne », a lâché un basketteur handicapé.

Nos tentatives ont été  vaines pour joindre Henri Tago qui serait en déplacement à l’extérieur du pays. Le RJDH reste cependant disposé pour sa version des faits.

L’équipe centrafricaine de Basket sur fauteuil roulant a fait la gloire de la République en remportant le trophée continentale à Lomé.

 

******* RJDH ******

LE DEPUTE DE KABO DEPLORE LA TENSION SECURITAIRE DANS LA VILLE

 

Le député de Kabo 1, Clément Nobona a condamné le regain de violence dans la ville de Kabo située au nord du pays, les violences perpétrées contre la population,  les ONG MSF, Vitalité Plus, dans un contexte de retrait de la Minusca de la localité. Il dit ne pas comprendre ce retrait dans cette partie stratégique du pays alors que les FACA sont sous l’embargo. Il appelle la communauté internationale et le gouvernement à l’action.

RJDH : Monsieur Clément Nobona, Bonjour,

Clément Nobona : Bonjour monsieur le journaliste

 

RJDH : Vous êtes député de Kabo1, localité où il y’a des violences ces derniers temps. Quelles informations avez-vous de cette ville ?

CN : Je vous informe que la sous-préfecture de Kabo fait frontière au Tchad. Nous avons constaté avec regret l’embargo qui ne concerne pas les groupes armés. La prolifération des armes de tout-calibres est récurrente et les violations des droits humains sont récursives dans cette partie du pays. Je peux vous dire que la sous-préfecture de Kabo est ignorée du public et elle est meurtrie. C’est la ville qui a vu la naissance de la rébellion de François Bozizé en 2003 d’abord, ensuite, une frange de la Séléka est partie de Kabo en 2013. C’est une population qui a connu des violences des groupes armés jusqu’à ce jour.

 

RJDH : Quel est le bilan faites-vous des violences perpétrées par ces groupes armés ?

CN : Je ne peux pas vous donner avec exactitude le bilan des atrocités, parce qu’il est difficile à l’heure actuelle. La population est quotidiennement meurtrie. Les activités administratives n’existent pas à Kabo, pas de gendarmerie, ni la police, c’est la « Fard West ou la jungle ». Plusieurs députés ont unanimement déploré cette recrudescence de violences dans le pays, malheureusement qu’on ne comprend plus rien de ce qui se passe entre le gouvernement et l’opinion internationale.

 

RJDH : Que dites-vous du retrait de la Minusca de cette ville et qu’en-t-il de vos discussions avec la Minusca ?

CN : Je ne me suis pas encore rapproché de la Minusca. Je compte aller les rencontrer, parce qu’il faut qu’elle comprenne qu’aujourd’hui, que l’embargo sur les armes n’a pas de sens à Kabo. C’est un grand-centre de trafic d’armes qui proviennent du Soudan, du Tchad. Et, la gestion des frontières revient au gouvernement. J’appelle la communauté internationale, le gouvernement à tourner leur regard sur la ville de Kabo, afin que les groupes armés arrêtent avec ces trafics d’armes, afin que les violences soient prennent fin dans cette localité déjà trop fragilisée.

 

RJDH : Honorable député de Kabo1, je vous remercie.

CN : C’est à moi de vous dire merci pour l’opportunité que vous m’avez accordée pour que je puisse me prononcer sur les difficultés de la sous-préfecture de Kabo.

 

*** RJDH ***

 

 

 

 

CHAQUE FOYER DES 627 DEPLACES DU SITE SAINT JOSEPH MOUKASSA A RECU 50.000F CFA POUR REGAGNER LEURS DOMICILES RESPECTIFS

Le gouvernement, à travers le ministère des Affaires Sociales, de la Réconciliation Nationale et de l’Action Humanitaire, avec l’appui financier de ses partenaires, continue de procéder aux opérations du retour de nos compatriotes déplacés internes de Bangui, Bimbo et Bégoua, dans leurs domiciles et quartiers respectifs.

C’est ainsi que chaque foyer des six cent vingt sept (627) déplacés du site Saint Joseph Moukassa (Cattin), dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui, avait reçu la somme d’un montant de cinquante mille (50.000) FCFA pour leur réinsertion socio-économique. En plus de cette somme, ces déplacés avaient aussi reçu des bâches et des planches. C’est pour permettre à certains d’entre eux dont les maisons ont été détruites, saccagées ou incendiées durant la crise, de pouvoir dresser des tentes sur leurs terrains, devant les abriter et les protéger des aléas de la nature.

De quoi donner une bouffée d’oxygène à ces déplacés du site Saint-Joseph Moukassa, pour enfin regagner leurs domiciles et quartiers respectifs. Et ce, après plus de trois (3) ans de vie dans ce site, dans des conditions pitoyables, indécentes et inhumaines.

C’est pour autant dire que le gouvernement de la RCA et ses partenaires au développement attachent un intérêt particulier au problème de nos compatriotes déplacés internes à travers tout le pays. Mais pour que ces derniers regagnent effectivement leurs domiciles, quartiers et villages, il faille qu’il y ait retour à la sécurité et à la paix en RCA. Cela n’est possible que par le dépôt d’armes de guerre et la cessation de toutes les hostilités par les groupes armés sur l’ensemble du territoire national.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

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