TOUS LES BRAQUEURS SE DEGUISENT EN FACA POUR DEPOUILLER TAXIS

Jeudi 29 Décembre 2016 : 08H46

TOUS LES BRAQUEURS SE DEGUISENT EN  FACA POUR DEPOUILLER TAXIS ET TAXIS-MOTO :  SAGBADO, CATTIN ET SICA 3

  Serge bokassa 2

Un taximan a été dépouillé de ses recettes de la journée et de son téléphone durant le week-end, au stade Sagbado, sur la route de Cattin, à quelques 500 mètres du marché Km 5. Selon les témoignages de la victime, ce sont les résidus des malfrats du Km 5 qui opèrent. Ils se sont déguisés en éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), avec une torche en main, comme font exactement les Forces de Défense et de Sécurité, durant les contrôles nocturnes. Dès que le taxi s’arrête, le chauffeur est pointé à bout portant, pendant que les autres le dépouillent. Ils font semblant de rechercher les armes dans les véhicules, mais en réalité, c’est pour prendre tout ce qui est précieux. Et ils se retirent sommant le chauffeur de disparaître.

Alertées, les vraies FACA du Km 5 qui font régulièrement des patrouilles nocturnes et qui passent au peigne fin les coins et recoins du Km 5, se sont mises à leur recherche pour les neutraliser. C’est un feuilleton à suivre pour pacifier définitivement le Km 5, désormais un point d’honneur en terme de paix. Les ennemis de la paix ne démordent jamais. Les Forces de Défense et de Sécurité doivent se méfier de leurs propres ombres pour éviter la confusion et l’infiltration des malfrats qui se métamorphosent au gré des circonstances. Des scènes semblables sont signalées au niveau de Sica 3 et selon les informations en notre possession, il s’agirait des Anti-Balaka qui se déguisent aussi en FACA et font semblant de faire un contrôle. Les taxis et taxis-motos en ont vu de toutes les couleurs. Comme la nuit, tous les chats sont gris, les patrouilles de la Minusca, de la Gendarmerie et de la Police pensent que ce sont des forces régulières qui travaillent et elles passent leur chemin sans se douter de quoi que ce soit . Et ces malfrats opèrent en toute liberté, au vu et au su de tous. Ce qui jette le discrédit sur les FACA. De l’autre, les taxis et taxis-motos ne savent à quel saint se vouer, car il est difficile de distinguer les faux, les malfrats, les braqueurs des véritables FACA. Faut-il s’arrêter aux contrôles nocturnes ou non, autant d’interrogations qui laissent les usagers de la route perplexes. Cela, d’autant plus que ces braquages se déroulent à des heures de grandes circulations, entre 18 heures et 21 heures. Le ministère de la Sécurité, de l’Ordre public et de l’Administration du territoire doit changer de stratégie pour contrer ces malfrats, afin d’identifier les vraies des fausses FACA qui veulent vivre avec des biens mal acquis. Les taxis-motos ont joué un grand rôle dans la résorption du chômage. Ce sont des jeunes au même titre que les braqueurs qui se battent à la sueur de leur front afin de subvenir à leurs besoins. Ce qui est sûr, entre 18 heures et 21 heures, les taxis et taxis-motos ont encore sur eux les recettes de la journée. Les malfrats choisissent ces heures-là, car ils sont convaincus d’avoir gain de cause, en soustrayant le fruit de la sueur des autres qui, dans la fraîcheur, dans la poussière, dans les risques de la circulation, assurent leur pitance journalière. Au moment de regagner le foyer, voilà que des malfrats emportent tout ce que vous avez eu durant toute une journée, sans âme, ni conscience, sans foi, ni loi. C’est terrible. Et le lendemain, comment faire pour avoir du carburant afin de démarrer la journée ? Il faut s’endetter, soit avoir recours à la petite réserve familiale. Parfois, la famille est contrainte à un jeûne forcé, histoire de ne pas perdre une journée. Il y a 99 jours pour les braqueurs, mais un seul jour suffit pour que tout cela s’arrête et parfois les malfrats y laissent leur vie. Alors que la paix revient peu à peu, donnant la chance à chaque Centrafricain de se faire valoir. Beaucoup de jeunes sont dans le petit commerce, c’est un pas significatif. Pourvu qu’ils apprennent à bien gérer leurs affaires. Certains et en grand nombre, sont dans la vente des friperies, d’autres dans les téléphones portables, des marchandises diverses. Il faut bien commencer quelque chose et persévérer. Personne ne viendra vous chercher pour vous mettre les menottes aux poignets. La vie appartient aux débrouillards qui se lèvent tôt pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. C’est de l’argent honnêtement gagné et qui a un goût délicieux. Battons-nous à la sueur de notre front pour subvenir aux besoins de la famille que de braquer et se faire traquer en tout bout de champs.

 

Julien BELA

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire