TOUDERA, DANS LE SILLAGE DE BARACK OBAMA, FRANCOIS HOLLANDE,

Jeudi 12 Janvier 2017 : 10H40

TOUDERA, DANS LE SILLAGE DE BARACK OBAMA, FRANCOIS HOLLANDE, PRESENTE SES VŒUX A LA PRESSE, UNE GRANDE PREMIERE DANS L’HISTOIRE DE LA RCA DEPUIS L’INDEPENDANCE

Dejeuner de presse touadera

Dejeuner de presse touadera 2

Le 10 janvier 2017 sera gravé en lettre d’or dans du marbre dans l’histoire de la presse centrafricaine. La rupture prônée par Touadéra fait des merveilles. Pour la première fois depuis que la RCA existe en tant qu’Etat organisé, depuis l’indépendance, un Chef d’Etat centrafricain accorde à la presse nationale, la place qui lui revient de droit. Les vœux d’un président de la République, Chef de l’Etat, à la presse, sur un socle gastronomique d’un déjeuner abondant, les journalistes n’en croyaient pas leurs yeux et leurs oreilles. Un Chef d’Etat intellectuel, pédagogue, cultivé et surtout démocrate convaincu, est un gage de la liberté d’expression, de presse, d’association, bref du jeu démocratique. Décontracté, Touadéra, après ses propos liminaires, s’est prêté à toutes les questions, à toutes les critiques, à toutes les suggestions et les contributions ayant trait à l’exercice de la profession de journaliste : de la loi nationale sur la communication, en passant par le Haut Conseil de la Communication, la subvention à la presse privée, les conditions de travail des journalistes, la sécurité, la transparence dans l’allocation de la subvention, notamment le contentieux de la Maison de la Presse et des journalistes. Dans ses propos, Touadéra n’a pas manqué de relever la face négative de la presse. Il a mis un accent particulier sur la presse électronique ou en ligne qui déverse des insanités sur le pays. Or, de telles informations sont de nature à discréditer le pays, à ternir son image et à empêcher les investisseurs de fouler le sol centrafricain. Les médias doivent prôner la paix, la Réconciliation Nationale et la cohésion sociale, gages de développement de notre pays. Une bonne partie de la presse privée fait correctement son travail, cependant d’autres versent dans des contrevérités qui n’honorent pas la profession combien noble de journaliste. Il faut une presse de développement. Il a clôturé par ses vœux les meilleurs à la presse pour cette année 2017.

Julien BELA

 

Mesdames et Messieurs les Journalistes et Directeurs de Publication,

Je suis ravi de vous rencontrer ce jour dans le cadre de cette première rencontre convoquée à mon l’initiative. J’ai cru bon de vous recevoir aujourd’hui en raison du rôle combien important que la presse joue dans la stabilité et le développement économique et social de notre pays.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Comme vous le savez tous, notre pays a connu des moments les plus sombres de son histoire. 

Il a connu des actes de violence de tout genre, de torture, des pillages, des destructions de biens publics et privés, d’importants mouvements de populations.

 Nous avons reculé au moment où les autres pays de la sous région, de la région d’Afrique et du monde avançaient.

 Mais, le peuple centrafricain dans son ensemble s’est levé pour dire non à l’anarchie et se prononcer en faveur d’un retour à la démocratie et l’État de droit à travers les élections libres, démocratiques et transparentes qui m’ont porté à la magistrature suprême de l’État.

 Depuis lors, je me suis attelé avec le gouvernement à remettre le pays sur la voie de la stabilité et du développement pour le bien de l’ensemble des populations centrafricaines.

Et, je pense que la presse a un rôle important à jouer dans cette étape décisive.

Mesdames et Messieurs,

Je tiens à renouveler, devant vous, mon attachement à la liberté de la presse et aux valeurs démocratiques chères à notre pays.

Pour réussir le défi de reconstruction de la République Centrafricaine nous avons besoin d’une presse objective, capable de véhiculer des messages de paix, de développement et de cohésion sociale.

Je sais qu’une bonne partie d’entre vous accomplit le travail de journaliste avec rigueur et professionnalisme.

Il faut, cependant, faire attention aux dérives qui menacent votre profession et qui peuvent constituer des obstacles non seulement à la liberté de la presse mais aussi au retour à la stabilité du pays et à la cohésion entre les communautés.

La rumeur comme source d’information, la diffamation, les injures, la confusion entre vie privée et affaires publiques, la calomnie, la délation, le mensonge sont autant de maux qui ternissent l’image de presse et qui alimentent la division, la haine et qui incitent à la violence.

Je crois à la divergence des idées et à la liberté d’expression.

 En même temps, je suis opposé aux contre vérités et à tout ce qui ternit l’image du pays.

 J’exhorte notre à projeter une bonne image de notre pays à travers des articles et parutions qui :

 

- consolident la paix et la stabilité ;

- encouragent le développement ;

- respectent la vie privée des citoyens quels qu’ils soient ;

- éduquent et qui instruisent les populations ;

- valorisent l’image de notre pays ;

- préservent la cohésion sociale.

 

• Mesdames et Messieurs,

 

Je suis conscient des difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de votre profession :

- Le problème des locaux pouvant abriter votre organisation ;

- Le manque d’aide financière sous forme de subvention ;

- Les questions d’accès aux sources d’informations ;

 

J’ai instruit le gouvernement pour chercher des solutions durables à tous ces problèmes.

 

Je compte sur notre presse pour qu’elle soit un véritable acteur de développement au titre de la nouvelle année qui commence.

 

Pour finir je vous souhaite une bonne et heureuse année 2017.


Je vous remercie.

 

 

 

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