TOUDERA CELEBRE L’AN UN DE SON INVESTITURE :..

Jeudi 30 mars 2017 : 11H45

TOUDERA CELEBRE L’AN UN DE SON INVESTITURE : FER DE LANCE, LA DEMOCRATIE INTEGRALE, LA BONNE GOUVERNANCE ET L’HUMANISME

 

TouadeLe 30 mars 2016, Faustin Archange Touadéra prêtait solennellement son serment d’investiture à la présidence de la République, après une brillante élection au suffrage Universel direct. Les prophètes de malheur prédisaient qu’il ne fera pas un an au pouvoir. La réalité et la vérité démontrent aujourd’hui le contraire. Ces prophètes de malheur doivent avoir la tête entre les jambes, honteux et confus. Comme feu président fondateur Barthélemy Boganda disait, « Sous mon gouvernement, il n’y aura pas de sang versé, pas de discrimination, pas d’oppression, car la RCA est le pays de ZO KWE ZO », Touadéra a mis au cœur de sa politique, la dignité du Centrafricain, la non violence et le dialogue, la démocratie intégrale et le développement socioéconomique du pays.

Malgré la guerre, la violence aveugle, les incendies de maisons et des villages, il y a une liste de réalisations à l’actif de Touadéra. Au plan politique, toutes les institutions prévues dans la Constitution sont en place : la Cour Constitutionnelle, la Haute Cour de Justice, le Haut Conseil de la Communication, la Haute Autorité de la bonne gouvernance, le Conseil Economique et social. Ce qui traduit un respect scrupuleux de la loi fondamentale du pays, dont il en est le garant. De l’autre, le gouvernement Sarandji clopin-clopant, a tenu le pari de Bruxelles. Du côté diplomatique, Touadéra avait l’impérieuse nécessité de reconnecter la RCA au monde entier : les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, l’OIF, la CEMAC, la CEEAC, les pays arabes, les Etats-Unis, la France, l’Angola, le Tchad, le Congo Brazzaville, le Maroc, Rome et bien d’autres, ainsi que les Institutions financières internationales, FMI, Banque Mondiale, BAD, BADEA, BDEAC, BEAC, etc.

En sus, la sécurité a été la priorité des priorités de l’action présidentielle. La non violence et le dialogue portent leurs fruits. Sur les 14 groupes armés, 13 ont adhéré au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Le dialogue, les négociations avec les groupes armés ne sont pas des choses aisées. Cela prend du temps et il faut s’armer de patience. Dans le cas de la RCA, les sous-marins torpilleurs sont entrés en action et voguent en eau trouble, pour manipuler les groupes armés. Comme il n’y a pas de secret dans ce monde, certains noms sont sortis au grand jour. Les assoiffés du pouvoir ne démordent pas, malgré un score pitoyable aux élections du 30 décembre 2015. Hélas, « les chiens aboient, la caravane Touadéra passe », fait son chemin et tient le bon bout. Les choses avancent lentement, mais sûrement vers la paix, la sécurité, la Réconciliation Nationale et la Cohésion Sociale. L’Union Sacrée qui a pris forme et contenu à Bruxelles, n’a duré que le temps d’une fleur.

Les Forces Armées Centrafricaines sont en phase de réhabilitation pour la défense de l’intégrité du territoire, la liberté d’aller et venir, la protection des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. L’embargo n’est désormais qu’une question de temps. La déconfiture de l’Armée Nationale est si profonde que sa remise en état de fonctionnement demande du temps. Selon Touadéra, « il faut passer d’une armée de projection, à une armée de garnison ». C’est un vaste programme qui dépasse son mandat. C’est l’occasion ou jamais pour la RCA, de se doter d’une véritable armée républicaine, à dose ethnique équilibrée sur l’ensemble du territoire national. La Gendarmerie et la Police doivent être à la dimension du pays en termes d’effectif. Les chantiers sont déjà en marche.

La Haute Autorité de la bonne gouvernance est une institution phare. Elle doit être dynamique, clairvoyante, rigoureuse, implacable pour traquer les prédateurs, les corrompus, les corrupteurs, les vols et les détournements des deniers publics. La presse privée sera sous sa barbe, car le défi est titanesque pour déboulonner les vieilles habitudes, la mafia, la fraude sous toutes leurs formes, les faux et usage de faux, les poules pondeuses de faux documents qui hantent le pays. C’est la guerre à l’incivisme sous toutes les marques déposées. Cependant, le Haut Conseil de la Communication doit réguler les brebis galeuses au sein de la presse privée, pour plus de professionnalisme, de probité intellectuelle et d’éthique. Touadéra  a imprimé une démocratie intégrale avec pour épicentre, le droit, rien que le droit. Depuis sa création qui relève de la nuit des temps, la Haute Cour de Justice vient enfin de voir le jour. L’épée de Damoclès est donc suspendue sur toutes les têtes, du sommet à la base de la société centrafricaine. La RCA est un véritable Etat de droit, car l’indépendance du pouvoir judiciaire ne souffre plus d’ingérence intempestive et nuisible aux différentes articulations du droit. Le Conseil Economique et Social n’est pas du reste. Les Centrafricains sont désormais outillés pour s’accrocher au wagon de l’émergence.

Kaga-Bandoro deux fois, Bossagoa, Bouar, Bria, Bambari, Obo deux fois de suite, Touadéra est avec son peuple malgré la situation sécuritaire critique dans certaines localités, notamment Kaga-Bandoro, Bria et Bambari. Boganda savait d’avance que sa mission à Berbérati est périlleuse. Mais il a accepté le sacrifice suprême pour libérer ses frères et son pays, de la servitude coloniale française. Aujourd’hui, la RCA jouit d’une indépendance apparente, c’est un petit pas en avant. La démocratie est un processus assez long d’appropriation, afin qu’elle intègre nos us et coutumes, comme au Sénégal, Ghana, en Afrique du Sud. Ce sont des hommes et des femmes comme nous. Il n’y a pas de miracle. L’Afrique est le futur de l’humanité, la chance du monde, la RCA doit dès à présent, entrer dans le peloton de l’émergence.

L’économie est un peu en retrait du fait de l’insécurité persistante. Mais le réseau routier connait déjà un début d’amélioration partant de Bangui vers le Nord. L’énergie figure en bonne place dans le dispositif stratégique de Touadéra. Boali 1 est partiellement réhabilitée. Boali II et III suivront. Un champ solaire sera bientôt installé pour renforcer la ville de Bangui d’ici à 2020. L’esprit de destruction qui colle à la peau des Centrafricains doit être exorcisé. Boali III a perdu toutes les pilonnes installées qui permettent le passage des câbles à hautes tension. Les barres de fer ont été démolies et vendues à des tiers par les mauvais citoyens, les mauvais fils du pays, vivant sur le tronçon des pilonnes. Malgré quelques turbines disponibles, Boali III doit être réévaluée à partir de zéro. Il faut environ quinze (15) milliards de FCFA pour relancer les travaux, alors que ceux-ci étaient presque à leur terme. L’incivisme, le vandalisme, nous ramènent au point de départ, au néant. Aussi paradoxalement que cela puisse paraître, la demande en électricité est très forte et ne cesse de croître.

L’Union Sacrée est une stratégie nationale, une mobilisation générale au chevet de son pays. Selon Spinoza, « l’individu doit défendre son opinion par la raison seule, non par la ruse, la colère ou la haine ». La classe politique, les acteurs politiques centrafricains ont toutes les peines du monde à transcender de petites querelles de personne, d’individus, et les transposent dans la vie institutionnelle. D’après Th. Masarynk, « la démocratie n’est pas seulement une conception politique, c’est encore et surtout une conception morale ». Elle est le plus complet développement de la personne humaine.

Que dire des intellectuels Centrafricains ? Le panier de la démocratie est grandement ouvert, mais la culture démocratique est loin d’être au rendez-vous. La communauté internationale voit en Touadéra, l’homme de la situation, intègre, honnête, patient, persévérant et travailleur : « C’est la chance de la RCA », disait un observateur étranger de la vie politique centrafricaine. La désagrégation du pays est si profonde qu’il est impensable de disperser les énergies. Malheureusement, le « MOI » des acteurs politiques est plus fort et supplante l’intérêt national, l’intérêt du pays. Les petits calculs politiques politiciens reviennent en force, alors que la nation est en danger et le péril est réel. Les vingt cinq pour cent (25%) d’augmentation d’indemnités des députés devient une affaire d’Etat. Qu’est-ce qu’ils ont réalisé d’extraordinaire, qui puisse en moins d’un an, valoir une telle augmentation ? Sur le plan sécuritaire, Touadéra est seul au front. La paix, la sécurité sont l’affaire de Touadéra. Si on donnait 25% aux députés, et les travailleurs (fonctionnaires et agents de l’Etat, les jeunes à intégrer), quel culot ? N’est-ce pas un suicide ou un piège pour crucifier Touadéra ? Pire encore, c’est la Communauté internationale qui a payé les salaires, les pensions, durant toute la transition. En moins d’un an, les députés veulent être plus gloutons que le ciel et la terre réunis ? Quel degré d’irresponsabilité ? Et les populations déplacées, et celles en exil, seuls les députés doivent, malgré un contexte difficile, vivre la lune de miel dans un océan de misère où baigne le monde rural. L’Assemblée Nationale court le risque d’une dissolution.

La Rédaction de Centrafric Matin souhaite un joyeux anniversaire au président de la République et à son gouvernement. « A cœur vaillant, rien n’est impossible ». La voie est tracée, il faut maintenir le cap pour conduire les Centrafricains à bon port, à la terre promise. La guerre est comme une maladie. Elle arrive très vite, mais la fin est un long processus. Les partisans de la force se rendent de plus en plus compte que la non violence et le dialogue, sont les armes les plus redoutables dont dispose l’humanité. La Syrie, la Colombie, ces pays sont en négociation pour arrêter les armes. Le Mali est dans le même cas de figure que la RCA. Il est question de dialogue, de négociation, de réconciliation et de cohésion nationale, sans oublier la Libye, le Soudan du Nord et du sud, notamment la RDC. La RCA est en passe de voir le bout du tunnel. Du courage, allez de l’avant, monsieur le président. Ceux qui ne font rien sont toujours gênants pour ceux qui travaillent pour booster l’économie et améliorer les conditions de vie de leurs compatriotes. Bon Anniversaire à l’Homme du 30 mars 2016 !

Julien BELA  

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