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« TOUADERA NEGOCIE AVEC LES GROUPES, ALORS IL DOIT NEGOCIER AVEC BOZIZE QUI EST LE CHEF… », DIXIT BERTIN BEA

Touad boz ben

 

Bozizé a toujours nié être le chef des Anti-Balaka. Ce qui est caché, finira par faillir au grand jour. Béa Bertin, eternel Secrétaire Général par intérim, l’a formellement avoué sur les ondes de RFI, ce vendredi 06 janvier 2017. C’est Bozizé qui tire les ficelles d’un côté, de l’autre, Djotodia en fait autant. Du coup, Bozizé devient pénalement responsable des atrocités, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, des atteintes  aux droits de la personne humaine, commis par les Anti-Balaka durant la crise. De plus, Bozizé est sous sanctions des Nations-Unies et des Etats-Unis, et il est bardé d’un mandat d’arrêt de la justice Centrafricaine. N’oublions pas que la Cour Pénale Internationale (CPI) avait ouvert une enquête sur les « boucheries de Paoua », durant la rébellion de Bozizé qui l’a porté au pouvoir en 2003. Il doit également clarifier la mystérieuse disparition du Colonel Charles Massi depuis belle lurette.

Francis Bozizé est rentré dans son pays, il est à la disposition de la justice. Il en sera de même pour François Bozizé. La justice centrafricaine l’attend les bras ouverts. « Quelle que soit la durée de la nuit, le jour apparaîtra », dit-on. La Cour Pénale Spéciale (CPS) se met peu à peu en place, se frotte les mains et s’échauffe pour la grande empoignade juridico-juridique. L’ex-empereur Bokassa a eu le courage de rentrer dans son pays et de se mettre à la disposition de la justice de son pays. Personne n’empêche Bozizé de rentrer chez lui, de même au temps de Kolingba, personne n’a poussé Bokassa à revenir au Bercail. Au moins Bozizé sait ce qui l’attend dans son pays, au même que Bokassa à l’époque. A la seule différence que Bokassa était un patriote convaincu. Il n’a pas « somalisé » son pays pour le mettre à feu et à sang, le détruire jusqu’au fondement. Bokassa a au moins construit son pays, contrairement au tristement célèbre tribaliste Bozizé. Bokassa a laissé une armée forte, redoutable et redoutée. Bozizé l’a tribalisée, politisée, détruite. Les FACA ont été humiliées.

Un intérim qui dure et perdure, c’est le cas de Béa Bertin, une pure caisse de résonnance, dépourvu de toute culture politique. Il a enfoncé le clou à Bozizé, le proclamant officiellement chef de la milice Anti-Balaka, donc chef de guerre. Dès lors, les Centrafricains comprennent pourquoi les Anti-Balaka proches de Bozizé sont récalcitrants et prennent leurs compatriotes en otage, prolongent leur calvaire. Ils vont gagner quoi, personne ne le sait. Le culte à Bozizé, c’est leurs affaires internes, cela ne doit pas pénaliser l’ensemble du peuple centrafricain. Chaque famille centrafricaine souffre des séquelles de la crise, les plaies sont encore béantes. Béa Bertin remue le couteau dans la plaie. Beaucoup de rats ont quitté le navire à cause du culte de personnalité qui est aux antipodes du bon sens et de la raison. Les Centrafricains rêvent et espèrent voir leur condition de vie s’améliorer que de se tourner l’archéologie politique.

Durant les dix (10) ans de règne de Bozizé, les Béa Bertin étaient relégués au dernier rang. Il en était de même de l’opposition politique. Bozizé a mis l’opposition en quarantaine jusqu’à sa chute vertigineuse le 24 mars 2013. Tout le monde a pris la tangente, il n’y avait aucun homme fort pour tenir tête. Aujourd’hui, la différence est nette. Il n’y a ni Grec, ni Juif, ni païens, mais des Centrafricains qui travaillent pour leur pays, opposants, rivaux, challengers, tous sont au chevet de leur pays, la RCA, qui doit sortir du gouffre dans lequel l’ont plongée François Bozizé et son clan. La RCA est aujourd’hui Arc-en-ciel. Il n’y a plus d’ethnie supérieure aux autres, plus privilégiée que d’autres, mieux servie que d’autres, les gens entrent et sortent du gouvernement comme bon leur semble. C’est lugubre et sinistre d’entendre encore ce genre de sons de cloche retentir. C’est tirer la RCA vers le bas pour la maintenir dans une misère ordurière. La page est définitivement tournée quant à la pensée unique prônée par Boazizé.

Les retraités, les vacataires, les contractuels manifestent leur mécontentement, il n’y a plus de « bourdou », autrement dit la charge policière violente avec des grenades lacrymogènes, des tirs à balle réelle, des gourdins, des matraques. Contrairement à la barbarie politique de l’époque de Bozizé où l’opposition ne pouvait tenir un meeting. Les jets de pierres, les grenades lacrymogènes, les coups de cross pleuvaient de partout par distribution agréée. Les Centrafricains savourent aujourd’hui les délices de la liberté, de la démocratie, de la liberté d’expression et de manifestations. Bozizé a passé le clair de son temps à vilipender la presse privée et les magistrats, les traitant de tout et de rien. Les enfants Bozizé n’avaient d’égard pour personne, braquaient, boxaient, avec leur prison privée, allant jusqu’à oser enterrer vivant un rival pour une histoire de femme. Béa Bertin n’a qu’à s’enfermer dans la chapelle de Bozizé au lieu d’intoxiquer.

Si Béa Bertin, Bozizé et son clan avaient créé des emplois, le pays n’en serait pas là. La RCA fait cinq (5) millions d’habitants avec des déplacés, des exilés, des pauvres à l’extrême. Le tissu économique complètement détruit. Faut-il perdre du temps à s’occuper de Bozizé, un fardeau encombrant, inutile et déphasé ? Les Centrafricains souffrent au sein du monde rural, sur les sites et  en exil. L’insécurité entretenue par Bozizé, son clan et sa milice, empêche tout ce monde de regagner leur domicile et de vaquer à leurs occupations quotidiennes, afin de participer au relèvement du pays. Si Patassé et ses partisans avaient agi de la sorte, le pays aurait été ingouvernable. Bozizé ne pouvait faire les dix (10) ans au pouvoir. Patassé avait plus de partisans que Bozizé, mais par patriotisme, il a reconnu le pouvoir de Bozizé. Pourquoi après Djotodia, Samba-Panza, Bozizé continue de mettre à rude épreuve le destin de son pays ? En quoi est-il aussi indispensable que cela ? Son ethnie avait le feu vert, c’est normal que les nostalgiques ruminent encore le bon vieux temps du tribalisme exacerbé qui leur faisait la part belle. La RCA est une nation Arc-en-ciel maintenant, malheureusement les emplois font défaut. Il faut la paix, la stabilité et la cohésion sociale pour créer des emplois et reconstruire le pays. Le KNK doit se restructurer, tourner la page sanguinaire, voir l’avenir, pour rebondir en 2021. La RCA ne peut plus marcher à reculons. Bonne année 2017.

Julien BELA 

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