TOUADERA, MECKASSOUA ET SARANDJI :

Jeudi 20.07.2017: 12H32

TOUADERA, MECKASSOUA ET SARANDJI : UNISSEZ-VOUS POUR SAUVER LE PEUPLE ET LA NATION EN DANGER

Mecka touad saran

Les élections sont passées. Toutes les institutions sont en place et fonctionnent normalement. Chaque institution se bat pour relever les défis auxquels fait face la population. Il s’agit de défendre l’intérêt de la nation et non autre chose. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, il n’ya qu’une seule nation, un seul peuple qui n’aspire qu’à la sécurité et la paix. Pourquoi tant de jalousie, de haine, de la rancœur et de l’hypocrisie au sein des institutions de l’Etat ? Touadéra, Méckassoua et Sarandji doivent s’unir et prendre leur bâton de pèlerin  pour sauver le peuple centrafricain et la nation en danger de mort.

Le courant ne passe plus ces derniers temps entre les trois (03) institutions de l’Etat à savoir, la Présidence, l’Assemblée Nationale et la Primature. Cela n’est un secret de polichinelle. Dans un article rendu public par le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), la directrice générale  de la Télévision Centrafricaine a justifié sa démission à cause de la tension entre le président de la République, professeur Faustin Archange Touadéra et le président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua. Les propos se divergent souvent entre la présidence, la primature et l’Assemblée Nationale à cause d’un seul sujet. Cela se passe de commentaire car, tout le monde en sait quelque chose. N’est-ce pas là la preuve qu’il n’ya aucune solidarité entre les institutions de l’Etat ? Comment la communauté internationale peut-elle nous considérer si nos dirigeants ne se respectent pas eux-mêmes ?

La crise n’a fait que perdurer parce que les centrafricains ne s’aiment pas entre eux. La haine, la jalousie, la rancœur, l’hypocrisie… sont le lot au quotidien dans les administrations publiques et privées ainsi que les sociétés d’Etat. Il y a de cela quelques mois, un ministre conseiller à la présidence a déclaré, « je ne connais pas ce qu’ils font dans leur gouvernement. Je n’ai de compte à rendre qu’à Touadéra ». Comment un ministre, de surcroît conseiller à la présidence, ne peut-il pas connaître ce que font les membres du gouvernement ? Les ministres conseillers ont-ils un statut particulier ? Pourquoi participent-ils au conseil des ministres ? Autant d’interrogations qui dépassent notre entendement.

A y voir de près, la « rupture » prônée par le chef de l’Etat est encore loin de devenir une réalité en République Centrafricaine. Les veilles habitudes demeurent et vont demeurer dans le vécu des centrafricains et particulièrement dans le comportement de nos dirigeants. Le clanisme, le régionalisme, l’ethnocentrisme, pour ne citer que ces quelques exemples, sont les maux qui ont ruiné le pays et continuent d’ébranler les fondements de la république avec les multiples crises qui se succèdent. Force est de constater que les dirigeants centrafricains n’ont pas tiré la leçon de la plus dévastatrice crise enclenchée en décembre 2012 par l’ex coalition Séléka. Depuis le sommet jusqu’en bas de la pyramide, la division est si généralisée au sein de la population. Tous les jours, ce sont des rumeurs qui circulent sur l’ensemble du territoire, faisant état d’un « coup d’Etat » en préparation, semant de ce fait la psychose parmi la population. Est-ce que le peuple centrafricain aime-t-il réellement son pays ?

« La paix n’a pas de prix », dit-on. C’est quand les centrafricains vont se réunir comme un seul homme et conjuguer le même langage que nous pouvons sortir notre pays de cette crise qui n’a fait que trop durer. C’est avant tout notre pays. Et personne ne viendra le reconstruire à notre place. D’où, nous interpellons la conscience de tout le peuple et surtout de nos dirigeants à cultiver le sens de l’amour et du patriotisme afin sauver la patrie en danger et relever le pays tombé plus bas que terre. « L’union fait la force ». C’est en travaillant la main dans la main que nous pouvons vaincre les forces du mal et aller de l’avant. Ce qui se passe aujourd’hui entre les institutions de l’Etat nous discrédite aux yeux de la communauté internationale et encourage davantage les ennemis du peuple et de la république à maintenir la RCA dans la barbarie afin de s’enrichir illicitement, en pillant et en exploitant frauduleusement nos ressources naturelles.

La société civile, la classe politique, chacun doit  jouer sa carte et faire preuve de la solidarité et de l’amour pour mettre un terme à la misère de nos compatriotes qui souffrent dans l’arrière-pays. Quand les groupes armés tuent, pillent, incendient et détruisent, c’est la RCA qui perd ses vaillants fils et ses structures socio-économiques. Chaque citoyen est toujours utile au développement de son pays. Les agriculteurs, les chasseurs, les éleveurs, les pêcheurs, les jardiniers, les maçons, les charpentiers, les commerçants, jouent un rôle non négligeable dans le développement du pays. Mais il faut qu’il y ait la paix pour que chacun puisse vaquer librement à ses occupations quotidiennes. La communauté internationale est juste là pour nous donner un coup de main. C’est au peuple centrafricain de prendre son destin en main car, « la charité bien ordonnée commence par soi-même », a-t-on l’habitude de dire.

Il faut toujours garder la confiance que le peuple vous a accordée. Le président de la république et le président de l’Assemblée Nationale sont tous l’émanation de la population à travers la voie des urnes. A ce titre, ils doivent rester ensemble et travailler en parfaite harmonie pour faire avancer le pays. La constitution du 30 mars définit les limites du pouvoir de chaque institution de l’Etat. Pourvu que chacun respecte son domaine et n’empiète pas sur le domaine de l’autre pour que le courant passe à 100% dans la gestion de la chose publique.

                                                                  Bénistant MBALLA

 

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