TOUADERA FACE A LA PRESSE NATIONALE A L’OCCASION...

Lundi 03 Avril 2017 : 09H11

TOUADERA FACE A LA PRESSE NATIONALE A L’OCCASION DE SON 1ER ANNIVERSAIRE A LA TETE DE L’ETAT CENTRAFRICAIN

 

30 mars 2016 – 30 mars 2017, voilà exactement un an, jour pour jour, que Touadéra a prêté serment devant le peuple centrafricain pour présider à la destinée de la République centrafricaine pendant une période de cinq (5) ans. A l’occasion de sa première année à la tête de l’Etat centrafricain, le président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra a animé une conférence de presse, le jeudi 30 mars 2017, de 12 heures 30 minutes à 14 heures 25 minutes, dans la salle de Cinéma du Palais de la Renaissance. Presque tous les membres du gouvernement conduits par le Premier ministre, chef du gouvernement, Mathieu Simplice Sarandji ont rehaussé de leur présence à cette conférence de presse. Les ambassadeurs accrédités en RCA, les représentants des organismes, les présidents des institutions de la République, les honorables députés… y ont pris part.

Le président Touadéra s’est exprimé sur trois (3) volets, à savoir le volet sécuritaire, le volet économique et le volet social. Abordant le volet sécuritaire qui est la préoccupation majeure du peuple centrafricain, Touadéra de dire, « Pour moi, il y a eu des avancées qui ne sont peut-être pas à la hauteur des vœux des centrafricains. Nous n’avons ni reculé, ni stagné dans tels ou tels domaines. Les défis sont monumentaux. Nous sommes revenus de loin remettre les institutions, répondre aux urgences, aux priorités. Dans le domaine sécuritaire, des efforts ont été faits à Bocaranga, Koui, Ippy, Bakala… D’énormes progrès ont été enregistrés. Nous avons commencé la restructuration de nos Forces de Défense et de Sécurité : le staff a été mis en place.

Nous avons demandé à nos partenaires de nous aider à passer d’une armée de projection à une armée de garnison. Cela prendra du temps. Une structure a été mise en place pour le Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Nous avons une stratégie sur la Reforme du Secteur de la Sécurité ».

S’agissant de l’adhésion des groupes armés au DDRR, Touadéra a indiqué qu’au départ, onze (11) groupes armés sur quatorze (14) ont accepté et se sont retrouvés avec lui. Ensuite, les 3R ont accepté, ce qui faisait douze (12). Aujourd’hui, les quatorze (14) groupes ont donné leur adhésion.

Touadéra n’est pas passé par quatre chemins pour s’opposer catégoriquement à l’impunité. Pour lui, « la peur doit changer de camp », signifie que l’autorité de l’Etat doit être déployée sur toute l’étendue du territoire national. Ensuite, les bandits de grand chemin seront arrêtés car il faut respecter les lois. La RCA est un pays de droit. Il poursuit en disant, « tôt ou tard, ils répondront de leurs actes devant la justice. Les tueries, les incendies des maisons, les destructions, il faut que tout ceci cesse. Le dialogue, ce n’est pas la faiblesse car les armes ne résolvent pas les problèmes. Moi, je dois tenir compte des vœux exprimés par les Centrafricains lors du Forum National de Bangui, à savoir l’impunité zéro.

L’EUTM a la charge de former les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et non les doter des moyens militaires. Nous déplorons le nombre très bas des instructeurs, des formateurs. A l’ONU, nous avons plaidé pour le renforcement de ces formateurs. J’ai été suivi (entendu) car les partenaires ont compris. Le président français, François Hollande a exprimé des disponibilités pour intervenir auprès de l’Union Européenne.

Pour l’embargo, nous sommes entrain de négocier pour sa levée car si les militaires sont formés et ne disposent pas des matériels de travail, c’est une peine perdue ». Le président Touadéra n’a pas manqué de s’exprimer sur l’économie du pays. La production de l’énergie d’après Touadéra, est la priorité du gouvernement car c’est un secteur important. « Pour se développer, il faut augmenter la capacité de l’énergie. Nous avons pris des contacts dans ce sens, car ceux qui veulent créer des industries éprouvent des difficultés. Nous allons dédoubler Boali 2 d’ici fin 2019. Je sollicite l’ambassade de Chine. L’ensemble de ces grands projets vont nous permettre d’augmenter nos capacités en production d’électricité », a fait savoir Touadéra.

Quant aux journalistes, il leur a demandé de bien parler de la RCA. « Il ne s’agit pas seulement de critiquer mais de tout faire pour attirer les investisseurs. Dire plutôt « Bangui la coquette ». Les journalistes et tout le peuple centrafricain doivent contribuer au développement de la RCA, ce n’est pas l’affaire du gouvernement. On me reproche de ne pas communiquer mais d’autres communiquent à l’envers, surtout les médias en ligne. Les journalistes doivent être des acteurs de développement, de cohésion sociale », a martelé Touadéra.

Le dernier point était axé sur le social. Et Touadéra a souligné que tout ce qui arrive au peuple centrafricain qui l’a élu, le gène, le dérange. « Je veux tout faire pour que les Centrafricains soient à l’aise. Je travaille pour les Centrafricains. Je ne suis pas lié. C’est le peuple qui m’a élu et je dois répondre à ses exigences. Ceux qui sont venus (Casques Bleus), c’est sur notre demande. La Minusca est ici pour nous aider. Nous ne devons pas s’en prendre aux Casques Bleus de la Minusca », a-t-il noté.

La flambée de prix des denrées alimentaires sur les marchés, selon le président de la République est due aux nombreuses barrières illégales, érigées ça et là par des groupes armés. Quant à l’éducation, Touadéra a affirmé que celle-ci lui tient au cœur et qu’il fera de son mieux pour relever l’Université de Bangui.

C’était sur des conseils prodigués au peuple centrafricain par le président Touadéra que la conférence de presse s’est achevée dans une ambiance fraternelle.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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