TANT QUE SIDIKI, NOURREDINE, ALKHATIM, ALI DARAS… NE

Mercredi 11 Janvier 2017 : 11H45

TANT QUE SIDIKI, NOURREDINE, ALKHATIM, ALI DARAS… NE VONT PAS INTEGRER LE DDRR, LE PEUPLE CENTRAFRICAIN SERA CONDAMNE A VIVRE LA MISERE, LA SOUFFRANCE, LA PAUVRETE ET LES MALADIES. N’EST-CE PAS UN PEU TROP ? 

Sidiki 1

 

A l’allure où vont actuellement les choses, la souffrance du peuple centrafricain est encore loin de voir le bout du tunnel. Les actes de violences qui se poursuivent dans certaines régions du pays avec des tueries, des viols, des pillages, des incendies de villages et maisons, des destructions massives des ONG nationales et internationales, des biens de l’Etat ainsi que des particuliers en sont les exemples palpables. Les cris de détresse, les pleurs, les lamentations sont le lot au quotidien des Centrafricains qui vivent dans l’arrière-pays et notamment dans les régions de Koui, Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo, Bria, Bambari et bien d’autres villes. Qu’à cela ne tienne, l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), de joseph Kony, prend en otage toute la population des régions du Sud-est du pays, en déportant des femmes et mineurs, en incendiant de villages et maisons, des champs et greniers agricoles. C’est la véritable traite humaine que les Centrafricains vivent en ce moment dans l’ arrière-pays à cause des sanguinaires tels Sidiki, Nourredine, Alkhatim, Ali Daras, Zoundéko et certaines branches des Anti-Balaka qui demeurent toujours réfractaires au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) dont les chantiers sont en exécution.

Nous osons croire que ces leaders des groupes armés que nous avons cités avec leurs éléments, tant qu’ ils ne vont pas intégrer le programme DDRR pour déposer les armes, le peuple centrafricain sera condamné à vivre toujours la misère, la souffrance, la pauvreté et les maladies. C’est le cas patent des réfugiés et déplacés internes qui, jusqu’ à la date d’aujourd’hui, continuent de mener une vie difficile sur des territoires étrangers et dans les sites des déplacés. Les actes de violences que les groupes armés réfractaires au programme DDRR continuent de poser en RCA  empêchent les refugiés de retourner sur leur territoire et de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes. Pourtant, ces réfugiés se sont massivement mobilisés le jour des élections pour aller choisir leurs futurs dirigeants. Ils espéraient qu’après le retour du pays à l’ordre constitutionnel, leur calvaire va prendre fin et qu’ils peuvent retourner dans leur pays d’origine. Malheureusement, les réalités du terrain démontrent une autre chose. Il en un de même des déplacés internes qui continuent encore aujourd’hui d’errer dans la brousse ou dans les sites des déplacés à la recherche d’un endroit sûr pour se mettre à l’ abri des exactions et violences de ces va-t-en-guerre , ces hors-la-loi qui écument la population civile. Leurs conditions de vie deviennent de plus en plus alarmantes, du fait qu’ils sont exposés à tout : famine, maladies, misère, bref la souffrance la plus ordurière. N’est-ce pas un peu trop ?

Depuis bientôt quatre(04) ans, le sang a déjà trop coulé, et les larmes ont aussi beaucoup coulé. Tous les tissus socio-économiques du pays sont à terre à cause des pillages et des destructions des biens de l’Etat et des particuliers. Faut-il continuer dans ce cas d’espèce à enfoncer le clou et plonger le pays au fond du gouffre ? Non, non, et non. Depuis  les consultations populaires à la base, le Forum National de Bangui, le vote référendaire puis la tenue des élections couplées de 2015  - 2016, le peuple  centrafricain veut tourner la page sombre de son histoire et n’aspirer qu’à la paix, rien que la paix. Aujourd’hui, le pays s’est doté de nouvelles institutions démocratiquement élues et reconnues dans le monde entier. Pourquoi  le FPRC, le MPC, l’UPC, le RPRC, les 3R, et certaines branches  des Anti-Balaka continuent de prendre tout un peuple en otage ? Nous leur disons que c’est inutile de poursuivre le vent. La guerre a déjà pris fin. Le temps est à la reconstruction et au développement. Tous les groupes armés doivent déposer les armes et intégrer sans condition les vastes chantiers du pré-DDRR pour que la paix revienne sur l’ensemble du territoire, permettant à tout un chacun d’apporter sa modeste contribution dans la reconstruction du pays.

On ne construit jamais un pays avec les armes. C’est lorsqu’il y a la paix, la sécurité, la cohésion sociale, le vivre ensemble, et la réconciliation nationale qu’on peut parler du développement. C’est dans cette optique que les nouvelles autorités du pays ont toujours choisi la voie du dialogue pour discuter avec les groupes armés afin de résoudre la crise. Onze (11) groupes ont profité de l’occasion pour renoncer à la violence et faire la paix en intégrant sans condition le pré-DDRR. Malheureusement, un petit groupe  constitué des mercenaires étrangers s’entête et bloque inutilement le processus DDRR. Pour quelle raison ? Dieu seul le sait.

Nous exhortons les autorités camerounaises, tchadiennes, soudanaises et nigériennes de prendre leurs responsabilités vis-à-vis des crimes que ces mercenaires étrangers commettent sur les plus pauvres populations civiles centrafricaines en détresse. Les bonnes relations que nous entretenons ne doivent pas être boycottées par les va-t-en- guerre. Il y a urgence d’intensifier les contrôles au niveau de nos frontières.

 

Bénistant MBALLA

 

 

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