SUR 15 GROUPES ARMES, 11 ONT REJOINT LE PROCESSUS DDRR :

Mercredi 30 Novembre 2016 : 12H12

SUR 15 GROUPES ARMES, 11 ONT REJOINT LE PROCESSUS DDRR : AU NOM DE QUOI LES 4 AUTRES JOUENT AUX RETARDATAIRES RECALCITRANTS ?

Nourredine et ali daras 1

Le FPRC, le RPRC, le MPC et la branche Mokom des Anti-Balaka font la sourde oreille aux gémissements de la population centrafricaine. Les onze (11) groupes armés qui ont adhéré au processus DDRR, ont mesuré le degré des souffrances de leurs compatriotes. La population rurale plus touchée, les populations déplacées vivant sur des sites  de fortunes, les populations exilées qui n’en peuvent plus, de mener une vie bestiale. Le pays est par terre. L’économie nationale est en déliquescence. Les écoles, les hôpitaux, les conditions de vie sont extrêmement difficiles, à tous les niveaux. Les autorités font des pieds et des mains pour essayer de relever le pays. C’est ce qui explique la forte mobilisation nationale à Bruxelles, l’« Union sacrée ». Tous ces efforts se heurtent à un groupuscule de récalcitrants qui prennent leur nombril pour le bout du monde. Onze (11) groupes armés sur quinze (15), la balance est claire pour que les autres s’alignent.

Un Centrafricain mort aujourd’hui, c’est un mort de trop. L’Archevêque de             Bangui, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, a lancé un appel vibrant au reliquat de groupes armés qui continue de prendre les populations en otage. Aucune raison ne justifie leur posture dans la mesure où la majorité a franchi le cap. Le Comité Consultatif et de Suivi est à pied d’œuvre. Malheureusement, les récalcitrants font traîner les travaux, alors que les autres attendent depuis longtemps. Bruxelles a favorablement répondu au chapitre du processus DDRR. Il faut quitter la guerre avant qu’elle ne vous quitte, car il y a un temps pour toute chose, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. L’ex-coalition Séléka n’a pas su gérer le pouvoir, ce n’est pas la faute des Centrafricains, encore moins de la classe politique actuelle, ni de Touadéra. La Séléka doit s’en prendre à elle-même et accepter les solutions de sortie de crise proposées par un gouvernement démocratiquement élu qui n’a de compte à rendre qu’au peuple centrafricain, au bout de cinq (5) ans de mandat. Le pouvoir actuel n’est pas la cause des malheurs des Séléka, ni des Anti-Balaka.

Le Km5 s’est autorégulé et a pu amoindrir tous les risques dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, parce que nous aspirons tous à la paix et rien que la paix. Touadéra vient d’affirmer dans une interview que nous ne voulons pas de désarmement forcé. Qui dit désarmement forcé, dit affrontements, alors que le sang ne doit plus couler sur le sol centrafricain. C’est un clin d’œil fraternel que Touadéra adresse à ce résidu de groupes armés. C’est une main tendue à des frères qui doivent entendre raison. Jonas Savimbi en Angola, a tellement tiré sur la ficelle qu’elle s’est rompue et l’a emporté, dans le royaume des ombres. Le M23 a brillé dans la barbarie en RDC, mais a fini par y laisser sa peau. Les exemples foisonnent. Il est question de bon sens, de sagesse et d’intelligence. Les quatre millions de Centrafricains ne peuvent pas demeurer éternellement les otages d’une horde de bandits sans foi, ni loi, accrochés à de petits intérêts personnels et égoïstes. La guerre a un début et une fin. Les FARC en Colombie ont combattu plus de cinquante (50) ans, aujourd’hui ils aspirent à la paix. La vie au maquis n’est pas gaie. Il faut une vie de famille normale, humaine et civilisée.

La CEEAC tient à partir de ce jour mardi 29 novembre un sommet extraordinaire sur la RCA. Il est encore très tôt pour savoir ce que pourra accoucher ce sommet, pour mettre un terme définitif au règne des armes. Les défis sont monumentaux, le chantier est vaste et multiforme et la tâche très ardue. Il n’est plus question de tergiverser autour des brebis galeuses, incapables de faire la différence entre le jour et la nuit. La page est tournée définitivement pour les charlatans politiques, les pistoleros, les justiciers de la jungle. La RCA est aujourd’hui un Etat de droit qui doit se consolider, s’affermir et se hisser au diapason des nations modernes. Des abrutis qui ne savent même pas écrire leurs propres noms, et ce sont les quatre (4) groupes armés récalcitrants qui veulent imposer leur volonté aux onze (11) autres groupes et à tous les Centrafricains, c’est ridicule de leur accorder un (1) centime.

 

Julien BELA

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