SOUS LE FEU DE LA MINUSCA ET DES FACA,...

Jeudi 16 Fév. 2018 : 10H02

SOUS LE FEU DE LA MINUSCA ET DES FACA, LES REBELLES PARTIRONT

COMME JACOB ZUMA  SOUS LA PRESSION DE L’ANC

Minusca 12Jacob zumaPartira, partira pas ? Finalement, le président sud-africain, Jacob Zuma est parti. Il a démissionné dans la nuit du mercredi 14 février 2018 sous la pression de son parti, le Congrès National Africain (ANC). Il est devenu l’ex-président, tout comme son prédécesseur Tabo Mbéki qui avait lui aussi démissionné en 2018. C’est pour autant dire que les démissions des présidents en fonction en Afrique du Sud s’enchainent à n’en point finir.

Pour Jacob Zuma, depuis qu’il fut président sud-africain en 2008, il a échappé à plusieurs motions de censure déposées par l’opposition. A chaque fois, ce sont les députés de son parti qui le sauvaient. Cette fois-ci, les hauts dirigeants de l’ANC ont pris la ferme décision de le faire déguerpir, ce qui fut fait le mercredi dernier. Mais pourquoi l’ANC a poussé Jacob Zuma à la démission ?

Depuis plusieurs mois, Jacob Zuma a été accusé par l’opposition d’avoir utilisé l’argent public pour la réhabilitation de sa luxueuse villa. Certains Sud-africains sont allés jusqu’à dire qu’il a commis des viols. Mais ce qui a précipité sa démission est sa relation avec les Gupta, les riches industriels Sud-africains d’origine indienne qui ont amassé beaucoup d’argent en Afrique du Sud et qui influenceraient les décisions politiques prises par Jacob Zuma. D’après les Sud-africains, c’est cette famille indienne qui dicte ses lois au président et il ne fait que les exécuter sans tenir compte des directives du parti. Pour tout dire, c’est le scandale financier qui a éclaboussé Jacob Zuma. Et le dicton, « ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous le fasse », s’est concrétisé en Afrique du Sud. Si Zuma n’avait pas participé activement au départ de Mbéki, nous pensons pour notre part qu’il ne devrait pas être poussé aussi à la démission par l’actuel président de l’ANC, Cyril Ramaphosa. La Bible n’a-t-elle raison de dire que tout se paie ici-bas ?

De même que Jacob Zuma a annoncé sa démission le mercredi 14 février 2018 sous la pression de son parti, l’ANC, les groupes rebelles qui se sont divisés en Centrafrique comme des ténias, prendront aussi la tangente sous le feu de l’armada des soldats onusiens et des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui se redéployent progressivement sur le terrain. Car, il est dit que « chaque chose a un début et une fin ». Jacob Zuma avait-il cru un jour qu’il allait être poussé à la démission ? C’est désormais chose faite. Les groupes armés qui se croient tout permis et au-dessus des lois centrafricaines, seront un jour rattrapés par les Casques Bleus de la Minusca et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) intérieures. Leurs exactions sur les populations civiles ont débordé le vase. Leur double langage a franchi monts et océans. Les Centrafricains et toute la Communauté internationale connaissent parfaitement leur manière de faire, d’agir. Ils disent qu’ils sont pour le DDRR, mais en réalité, il n’en est rien. Ils roulent les autorités du pays, la Communauté internationale, le peuple centrafricain dans la poussière. Ils poursuivent allègrement leurs exactions sur les populations civiles au vu et au su de tout le monde.

Grâce à la fourniture des armes et munitions par la Russie de Vladimir Poutine, les groupes armés qui s’entêtent à déposer les armes, les feront dans un avenir proche. Car dans le monde où nous vivons, aucun individu ne pourra affirmer qu’il est plus fort que les autres et invincible. Chaque personne ou un animal a son prédateur. Jacob Zuma a défié à maintes reprises la justice sud-africaine et les députés de l’opposition. Il a fini par être rattrapé par les hauts dignitaires de son parti. Donc, qu’il pleuve, neige, vente, les combattants récalcitrants des groupes armés tomberont dans le filet des forces onusiennes et centrafricaines. Ils seront capturés dans leur dernier retranchement, présentés à la justice pour répondre de leurs actes.

Jacob Zuma, le président démissionnaire, sera lui aussi poursuivi en justice pour le scandale financier dont il fait l’objet aujourd’hui. Zuma a quitté son fauteuil présidentiel. Les groupes armés qui pullulent au pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda déposeront aussi les armes sous la puissance de feu de la Minusca et des FACA, s’ils ne cherchent pas à cultiver la paix. Les Centrafricains en ont marre d’eux, exactement comme les Sud-africains ont dégoûté leur président démissionnaire, Jacob Zuma.

La rédaction de Centrafric Matin souhaite bon vent à Cyril Ramaphasa qui prendra la destinée de l’Afrique du Sud dans les heures ou les jours à venir !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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