SIDIKI ET LE RRR SEMENT LA TERREUR ET LA DESOLATION A KOUI :

Jeudi 22 Décembre 2016 : 09H40

SIDIKI ET LE RRR SEMENT LA TERREUR ET LA DESOLATION A KOUI : DES PERSONNES ASSASSINEES, DES MAISONS INCENDIEES …

Sidiki

Depuis le mois d’août jusqu’au jour d’aujourd’hui, rien ne va plus dans le Nord-ouest de la RCA, principalement dans la ville de Koui, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé. Tout comme Ali Daras, Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim qui tuent, pillent, incendient des maisons et villages entiers, les hommes du nouveau groupe armé, dénommé RRR (Retour, Réclamation, Réhabilitation) du camerounais Sidiki, sèment la terreur et la désolation à Koui et ses environs.

Créé par Sidiki, dans le but de défendre et de protéger les peuhls qui seraient constamment menacés par les Anti-Balaka, le RRR s’est transformé en un laps de temps en une machine des exactions de tout genre sur les populations civiles. Des scènes d’horreur inqualifiables, dignes  des hommes du Moyen-âge ont eu lieu dans cette localité, perpétrées par les hommes du RRR. Ceux-là mêmes qui prétendaient assurer la protection des peuhls, se sont lancés dans des tueries, des incendies des maisons, des destructions à grande échelle. Plus de cinquante (50) personnes ont péri dans les exactions inouïes des hommes de Sidiki. Même les peuhls que ces criminels patentés disent vouloir les protéger, ont été aussi assassinés sans aucune forme de procès, parce qu’ils étaient considérés par les hommes du RRR comme des traîtres. Ont-ils trahi qui ? Leurs soi-disant protecteurs ? Difficile de le dire. Mais nous pensons que ce sont les peuhls centrafricains qui ont été abattus par ces malfrats.

Car, vous êtes sans ignorer que Sidiki qui n’est pourtant pas un Centrafricain mais plutôt un camerounais, a fait venir des peuhls camerounais dans cette ville. Ils y font paître leurs bœufs et sont lourdement armés jusqu’aux dents. Ce sont eux qui ont participé activement aux tueries et aux incendies des maisons. Des peuhls qui sont éleveurs de nature, peuvent-ils s’en prendre aux populations qui sont pourtant les consommateurs de la viande de bœufs ? A notre humble connaissance, Sidiki et ses éléments n’ont pas envahi la ville de Koui pour protéger les peuhls. Ils ont une idée derrière leur tête. Et cette idée n’est rien d’autre que le grignotement d’une partie de la RCA par les Camerounais. Et c’est ce qui se fait aujourd’hui par ces derniers dans les préfectures de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré, frontalières avec le Cameroun. Si nos mémoires sont bonnes, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les Camerounais sont rentrés sur le territoire centrafricain, dans un rayon de 15 Kilomètres. Ils y construisent des maisons sans oublier que cette terre annexée appartient aux Centrafricains. Si aujourd’hui, plus de dix-sept mille Centrafricains ont quitté la ville de Koui et ses alentours pour se refugier soit à Bocaranga, soit à Bouar, c’est la preuve tangible de l’annexion d’une région de la RCA par le Cameroun. Et personne ne peut lever le petit doigt pour nous dire le contraire.

Sidiki et ses éléments doivent déguerpir de cette ville pour laisser les Centrafricains en paix. Car, il est inadmissible que les peuhls camerounais qui ont envahi la ville de Koui et le village Dégaulle puissent continuer inlassablement à paître leur troupeau de bœufs sur le sol centrafricain. Le Cameroun est vaste et peut contenir ces peuhls et leurs bœufs. La raison évoquée par Sidiki pour prendre le contrôle de Koui n’est pas tenable, dans la mesure où ces mêmes peuhls sont aussi tués à longueur de journée. On ne peut  prétendre protéger une ethnie et en même temps tuer ces membres. Aucun individu au monde, doué de bon sens et de raison, ne peut agir de la sorte. C’est vraiment impensable.

Ali Daras qui a élu domicile dans la ville d’Alindao, s’est autoproclamé aussi protecteur des peuhls dans la région de la Ouaka et ses environs. Sidiki en a  fait autant. Mais depuis que les peuhls existent en RCA, ne sont-ils pas protégés par leurs concitoyens centrafricains ? Un crapaud qui veut se faire aussi gros  qu’un bœuf, se lève un petit matin et déclare qu’il est le protecteur des peuhls, alors qu’il profite de sa soi-disant protection pour massacrer les populations, semer la terreur et la désolation. Dans les jours à venir, une tortue ou un escargot, venu d’un autre pays dira aussi qu’il est protecteur des peuhls dans la préfecture du Haut-Mbomou. Les autres ethnies de la RCA ne peuvent-elles pas être protégées aussi par ces seigneurs de guerre ? Le peuple centrafricain les connaît et leurs acolytes. Leurs ambitions sont dévoilées. Tôt ou tard, Sidiki et ses hommes quitteront la RCA.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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