REMANIEMENT MINISTERIEL : VIENDRA OU VIENDRA PAS ?

Jeudi 22.12.2016 : 09H30

REMANIEMENT MINISTERIEL : VIENDRA OU VIENDRA PAS ?

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Après la nomination de Simplice Sarandji comme Premier ministre, chef du gouvernement par le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, au lendemain de son investiture, celui-ci a formé son gouvernement composé de 19 personnalités dont quatre (4) femmes. Certaines sont issues des partis politiques qui ont soutenu Touadéra au second tour de l’élection présidentielle de février 2015. D’autres sont coptés par-ci, par-là. Huit (8) mois après leur prise de fonction à la tête de différents départements ministériels, les Centrafricains ne se retrouvent pas. Les uns sont cloués dans leur bureau climatisé. On ne les entend pas. Les autres voguent au gré du vent. Ils ne savent exactement quoi faire, puisque n’ayant aucune expérience, aucune vision pour hisser leur département au top niveau. Les Centrafricains sont restés sur leur soif depuis le retour à l’ordre constitutionnel, le 30 mars 2016.

Certains ministres sont incompétents, incapables de répondre aux besoins monumentaux des Centrafricains. C’est dans ce contexte que le peuple centrafricain réclame à cor et à cri le remaniement ministériel pour donner un coup de pouce aux actions gouvernementales dans certains départements ministériels. Car, sans se voiler la face, beaucoup de ministres du gouvernement Sarandji sont médiocres, nuls, et que savons-nous encore ?

Et pourtant avant leur nomination à ces différents postes, à en croire leur curriculum vitae, l’on pouvait dire qu’aucun centrafricain ne les égalait. Sur ce, on pouvait lire, « doctorat en sciences politiques, en économie, en informatique, en urbanisme… » ; « ressortissant de l’Université de Sorbonne à Paris… » ; « cinq (5) ans, dix (10) ans, voire quinze (15) ans dans tel ou tel domaine ». Mais sur le terrain, leur expérience,  leur compétence laissent à désirer. Comment comprendre qu’un individu sorti d’une grande université du monde, n’arrive pas à mettre en pratique ce qu’il a appris dans cette grande école ? C’est toute la question qui se pose avec tant d’acuité. Mais, sans vous mentir, ces gens-là qui se font appeler « les Centrafricains de la diaspora », passent tout leur temps à se saouler la gueule quand ils sont en Europe, en Amérique et en Asie. Ont- ils mis pied réellement dans ces universités ? Dieu seul le sait.

Mais à l’approche des élections en RCA, ils se retournent dans leur carapace, montent dans les avions et prennent le chemin du pays de Barthelemy Boganda, paix à son âme. Leur vision première, c’est la recherche d’un poste ministériel. Une fois qu’ils sont nommés, les diplômes obtenus çà et là, les expériences acquises dans tel ou tel domaine, disparaissent comme une traînée de poudre ou se diluent comme du beurre au soleil. Etaler ses compétences au grand jour, est devenu un serpent de mer difficile à avaler. Et c’est ce que nous observons  aujourd’hui avec certains ministres dans le gouvernement Sarandji. La « rupture » prônée par le président de la République tarde à venir, alors que le peuple centrafricain l’attend. Le slogan, « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », ne se fait  pas sentir dans l’actuel gouvernement. D’où nécessité  de le bêcher, sarcler, bref le remanier. Car dans ce gouvernement, rares sont ceux qui sont de vrais maçons au pied du mur.

 L’attente des Centrafricains sont multiformes et variées. Pour ce faire, il nous faut des ministres compétents, travailleurs, capables de relever les défis qui s’offrent à la RCA. Les bras cassés, les profito-situationnistes, les invalides n’ont plus leur place dans le gouvernement. Nous disons pour notre part que « mieux vaut nommer des Centrafricains, des vrais fils de ce pays qui à un moment donné de l’histoire ont prouvé ce dont ils sont capables », au lieu de cueillir les fruits pourris et de les mettre parmi les bons. C’est ce que nous observons aujourd’hui avec les ministres qui sont issus de la diaspora centrafricaine. Les ministres qui ne voient que leurs intérêts personnels et non l’intérêt national, doivent disparaître et laisser leur place à ceux qui veulent faire sortir la RCA du fond du gouffre.

La situation a trop duré. Le chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, doit offrir aux Centrafricains en guise de cadeau de Noël, le remaniement ministériel.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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