RCA : UN HELICOPTERE ECUREUIL (AU CAMEROUN), ...

Vendredi 23.03.2018 : 10H03

RCA : UN HELICOPTERE ECUREUIL (AU CAMEROUN), UN TRANSALL HERCULE C-130 (AU PORTUGAL), ET POURTANT…

Arme russe 2Certains bataillons des Forces Armées Centrafricaines (FACA), sont arrivés au terme de leur processus de formation militaire (techniques de combat, logistique, entretien et réparation de tout engin militaire) et enfin, adaptation aux armes de fabrication russe. Ces bataillons sont prêts à être redéployés sur le théâtre des opérations afin de protéger la population civile. Seulement,  ils n’ont pas de véhicules blindés (chars, tanks, chenilles) pour une plus grande mobilité sur le terrain. Les FACA, c’est l’armée nationale, donc elles ne peuvent utiliser les moyens des Nations Unies. La Minusca vient en appui pour soutenir les FACA en cas d’affrontements.

Selon nos investigations et nos champignonnades, l’hélicoptère écureuil, utilisé par feu Kolingba, est immobilisé au Cameroun. Incroyable, mais pourtant vrai, surtout bizarre, quand on sait que l’Etat, c’est la continuité. Il y a également un Transall Hercule C-130 qui moisit au Portugal. Il vous souviendra que des malins avaient vendu en son temps, le « Mystère 20 » de feu ex-empereur Bokassa 1er, au détriment des caisses de l’Etat. A ce jour, ni l’Etat, ni la justice, encore moins les enfants Bokassa n’ont pu clarifier la lanterne des Centrafricains. Selon un expert en aviation que nous avons pu consulter, il faut vendre dès maintenant, l’hélicoptère écureuil et le Transall Hercule C-130. Au delà de 2018, ils perdront de leurs valeurs et n’apporteront pas grand chose dans la caisse de l’Etat. Au moment où nous écrivons, chaque appareil en termes de valeur, dépasse un milliard de francs CFA.

Avec l’argent de ses deux (2) appareils, le ministère de la Défense peut acheter plusieurs véhicules BG-80 et des (4x4) qu’on peut équiper de mitrailleuses. Les FACA sur le terrain seront mobiles, efficaces et percutantes. La RCA avait toujours sous l’ex-empereur Bokassa, une caravelle. Cet avion a été désossé et vendu en pièces détachées aux « matawa » (fabricants de marmites). Quant à la coque, le moteur et les hélices, ils ont moisi dans la nature. Les Centrafricains ne veillent nullement sur leurs patrimoines, même les biens de grandes valeurs. Le quotidien Centrafric Matin, suite à ses investigations, voudrait attirer l’attention des gouvernants sur cette situation. Encore une fois, nous insistons pour que ces appareils soient vendus dans un bref délai et que l’argent soit utilisé pour doter les FACA en moyens roulants. C’est une question d’extrême urgence et de survie du peuple centrafricain en proie aux massacres et exactions de toutes sortes, notamment des incendies des villages.

Toujours dans nos escapades, nous avons appris que les deux (2) Mig des FACA, ont été réparés. Mais à quoi sert un avion, s’il ne peut décoller car son champ d’action, c’est l’espace ? Il faut y mettre du carburant, mais cela ne suffit pas pour autant. Il faut recruter deux (2) pilotes de chasse pour rendre opérationnelle ces deux (2) Mig et qu’ils servent réellement les intérêts de la République. Doit-on toujours tout mâcher avant de mettre dans la bouche des Centrafricains ? A quoi sert l’armée de l’air ? Les officiers supérieurs de ce corps n’ont-ils rien dans la tête ? Que font-ils au sein de l’armée de l’air ? La patrie est en danger mais ils se taisent, alors qu’ils peuvent faire des suggestions, des propositions qui peuvent mettre leur corps en exergue. Le peuple centrafricain a réclamé contre vents et marrées, son armée, les FACA. Il revient désormais aux FACA de mériter cette confiance que le peuple a placée en elles, afin de sauver la patrie en danger. Les autorités du pays peuvent aussi négocier avec les Russes, la formation des pilotes d’hélicoptères et des bombardiers ou avions de chasse, afin de renforcer les aéroportés des FACA. Le levier de la défense doit être activé à fond pour protéger le peuple centrafricain.

D’après le chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis en Centrafrique, la RCA doit être dans un avenir proche, « militairement indépendante, capable de se défendre par elle-même, sans avoir à recourir à une armée étrangère pour sa sécurité… ». C’est dans cette optique que les Etats-Unis ont pris en main la formation des FACA dans le domaine de la logistique. La formation des officiers supérieurs pour l’encadrement d’une armée véritablement républicaine pour l’éternité. En observant la hiérarchie des FACA, nous avons fait ce constat amer qu’il n’y a pas d’ambitions, de rêves, sur fond de manque de détermination afin de profiter de toutes les opportunités.

Cependant, nous jetons des fleurs à la dame de fer du ministère de la Défense qui se bat comme une lionne pour pousser la lourde machine de la défense nationale. La Police Militaire (PM) est encore trop timide, alors qu’il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. La discipline doit être de fer après ce Tsunami qui a ébranlé l’armée. C’est aux Centrafricains (civils et militaires), selon les postes de responsabilité, de prendre le destin du pays en main. Il y a des gens encore solides, qui ont été mis à la retraite sous Bozizé pour des raisons ethnico-politiques. L’état-major général des armées aurait dû proposer un repêchage de ceux qui peuvent servir encore dix (10) ans, afin de renforcer l’effectif et l’ossature de l’armée nationale, car la patrie est en danger.

Un chef doit réussir la mission qui lui est assignée par les plus hautes autorités du pays. En RCA, les chefs sont lourds comme un bulldozer, inefficaces, et surtout manquent cruellement de génie inventif et créateur pour impulser la dynamique du progrès. Or, un chef doit creuser chaque jour ses méninges, pour réformer, révolutionner et innover le service pour le bonheur du pays, des autorités et du peuple. Ne faille-t-il pas ressusciter le « Régiment de Défense Opérationnelle du Territoire » ? C’est un corps d’élite genre « Force Spéciale (BIRD) » au Cameroun, au Rwanda, en Ouganda. Les officiers généraux doivent avoir des ambitions, un esprit inventif et créateur, avoir des objectifs à atteindre. C’est dans cette perspective que les Centrafricains peuvent pousser la Communauté internationale à faire davantage, mais aussi à plaider la cause centrafricaine dans tel ou tel domaine, militaire ou civil, auprès des partenaires et d’autres bailleurs de fonds.

Julien BELA

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