RCA : TENSION A LA GENDARMERIE SUITE A DES MOUVEMENTS DU DG

Lundi 06.02.2017 : 08H50

CENTRAFRIQUE : TENSION A LA GENDARMERIE SUITE A DES MOUVEMENTS DU DIRECTEUR GENERAL

 

Les mouvements des gendarmes faits ces derniers jours par le directeur général Thierry-Marie Metinkoe, sont bloqués. Plusieurs commandants de brigade et des hommes de rang, ont refusé de céder leurs postes.

De sources concordantes, les mouvements faits par le directeur général de la gendarmerie, seraient dictés par des proches du chef de l’Etat. Selon un document dont le RJDH a eu copie, le ministre conseiller au DDRR, Séléson a saisi le directeur général par un courrier confidentiel à la date du 19 janvier pour lui faire part des doléances des proches du chef de l’Etat qui souhaiteraient que des gendarmes dont la liste est jointe au document, soient nommés à des postes de responsabilité.  Le bras de fer entre Jean Serge Bokassa, ministre de la Sécurité Publique et le directeur général de la gendarmerie, Thierry-Marie Metinkoe serait lié à cette affaire. Le directeur général, d’après nos sources, aurait rejeté plusieurs instructions du ministre qui, à son tour aurait fait bloquer les mouvements opérés par le général Metinkoe.

De sources bien informées, le ministre Jean Serge Bokassa aurait demandé sans succès au directeur général de la gendarmerie d’arrêter les mouvements du personnel, « par message porté, le ministre a demandé la suspension des mouvements mais le directeur n’a pas voulu. Il y a des collaborateurs du ministre qui n’ont pas été reçus par le DG sur cette affaire », a expliqué une autre source.

Le 31 janvier 2017, le général Metinkoe a pris une note de service pour interdire l’accès des casernes de la gendarmerie au lieutenant-colonel Roger Koi-Kouassi, chargé de mission défense globale au ministère de l’Intérieur et au chef d’escadron Roger Toukia, inspecteur central. Ce sont ces deux personnalités que le ministre avait envoyées au directeur général pour traiter de la question des mouvements.

Dans l’entourage du directeur général de la gendarmerie, on évoque la tentative du ministre de manipuler la gendarmerie à des fins politiques. « La réalité est là. Le ministre veut tout contrôler et utiliser son influence pour des fins politiques », a confié un proche de Thierry-Marie Metinkoe.

Le ministre de la Sécurité Publique n’a pas été joignable. Le directeur général de la gendarmerie, contacté n’a pas souhaité faire des commentaires. La gendarmerie est aujourd’hui divisée à cause de cette tension.

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