QUI A DONC PLANIFIE ET COORDONNE LES MASSACRES..

Mercredi 29.05.2019 : 09H17

QUI A DONC PLANIFIE ET COORDONNE LES MASSACRES DE PAOUA ?

Massacre paoua 22 05 2019« La Minusca est particulièrement indignée par le caractère cruel et délibéré de ces attaques qui, en plus d’être planifiées et coordonnées, témoignent de l’intention des auteurs à infliger des atrocités entraînant la mort d’une large partie de la population présente dans les villages Koundjili, Ndjondjom Lémouna et Bohong », lit-on dans un communiqué de presse publié par la Minusca, suite aux massacres perpétrés par les éléments des 3R de Sidiki sur les paisibles populations civiles de l’Ouham et l’Ouham-Péndé. Face  à cette déclaration de la Minusca, nous posons la question de savoir : qui  a donc planifié et coordonné ces massacres ?

«Il n’y a pas de fumée sans feu », dit un adage bien connu de tous. Quelque chose planifiée et coordonnée est minutieusement préparée avant d’être exécutée. Sidiki et ses éléments auraient dû certainement bénéficier du soutien des forces occultes, afin de commettre ces actes barbares, odieux sur ces populations civiles centrafricaines. Nous osons croire que l’enquête parlementaire lancée par les élus de la nation,  établira toute la lumière sur ces graves violations des droits humains commises par les éléments des 3R de Sidiki. De tels crimes ne peuvent demeurer impunis.

Sidiki et ses éléments ont bel et bien commis un crime contre l’humanité. On parle d’un crime contre l’humanité, lorsqu’une attaque généralisée ou systématique est lancée contre une population civile, bien entendu avec l’intention de le commettre.  Dans le cas d’espèce, les attaques lancées par les hommes des 3R sont systématiques et visent les populations civiles des villages Koundjili, Ndjondjom, Bohong et Lémouna. Et le fait que ces attaques soient planifiées et coordonnées, témoigne de l’intention des auteurs de les commettre. Selon la Minusca, « il s’agit là d’éléments constitutifs de crimes graves impliquant à la fois la responsabilité de leurs auteurs et du commandement des 3R, c’est-à-dire de Sidiki ».

Alors, pourquoi assiste-t-on à toutes les tracasseries du gouvernement et de la Minusca ? Les faits sont là. Point n’est besoin d’aller sur la planète Jupiter pour chercher des preuves. Il s’agit des crimes flagrants commis par les combattants des 3R dont Sidiki Abass est le responsable numéro 1. Et comme la Minusca l’a si bien souligné, Sidiki et tous les auteurs de ces atrocités criminelles doivent être arrêtés et traduits devant la justice, afin qu’ils puissent expliquer au peuple centrafricain en général, aux parents des victimes en particulier, la raison de ces massacres. Fort malheureusement, le peuple centrafricain est en train d’assister, semblerait-il, à une comédie qui se joue par le gouvernement et la Minusca. Comment peut-on demander à Sidiki qui, pourtant est le responsable premier de ces massacres d’arrêter les autres auteurs ?

A Zoukombo, la Minusca n’a pas demandé à Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, leader du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC),  de quitter le Congo afin de venir en RCA pour arrêter ses éléments qui barricadaient l’axe Bé                                                                           loko-Garoua-Boulai et empêchaient la libre circulation des personnes et des biens. Le reste se passe de commentaire car, tout le monde sait ce qui s’est passé l’autre jour. Or pour Sidiki Abass, il s’agit des massacres commis par ces hommes sur des pauvres populations civiles. Malgré cela, la Minusca se contente simplement de condamner ces crimes et d’exiger à Sidiki, un criminel réputé, de procéder à l’arrestation de ces bouchers humains. Pourquoi cette politique de deux poids, deux mesures ?

Même si Sidiki est nommé Conseiller Militaire ou quoi, cela n’empêche pas la justice de faire son travail. La loi qui a institué la Cour Pénale Spéciale (CPS) est claire, limpide comme l’eau de roche : il n’y aura ni grâce, ni amnistie, ni immunité pour les présumés auteurs, co-auteurs ou complices des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crime de génocide commis sur le territoire de la RCA depuis le 1er janvier 2003 à ce jour. Ceci étant, Sidiki ne peut prétendre bénéficier d’une immunité quelconque afin d’échapper à la justice. Le gouvernement doit prendre ses responsabilité vis-à-vis de ces crimes crapuleux. L’ultimatum n’est pas une chose mauvaise en soi. Mais ce qui est important, c’est de prendre des mesures rigoureuses qui s’imposent, afin que celles-ci servent d’exemple aux autres groupes armés qui persistent et signent dans les exactions sur les civils. Voilà ce que le peuple centrafricain attend réellement du gouvernement.

Mais, ce qui choque, c’est l’attitude de la Minusca qui n’agit jamais en temps réel pour protéger les populations civiles, conformément à son mandat. « La Minusca tient particulièrement à souligner que rien ne saurait altérer sa détermination à mettre en œuvre son mandat de protection des populations civiles pour faire cesser immédiatement  toute menace à leur égard. A ce titre, la Minusca a initié des mesures idoines pour la sécurisation des villages affectés et leurs environs, et la facilitation de l’assistance aux blessés ».

De quelle protection des populations civiles parle la Minusca ? Cette même Minusca affirme que les attaques menées par les éléments des 3R sont planifiées et coordonnées. Qu’est-ce qu’elle a fait pour empêcher ces criminels de passer à l’acte ? Voilà comment la Minusca assiste sans réagir aux massacres des populations civiles centrafricaines et joue au médecin après la mort.

L’urgence de l’heure, c’est de procéder purement et simplement à l’arrestation de Sidiki et ses éléments qui ont commis un crime contre l’humanité, contre les populations civiles de l’Ouham et l’Ouham-Péndé. C’est ce que doivent faire le gouvernement et la Minusca.

 

Bénistant MBALLA

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