QUAND LA DEFENSE DES INTERETS...

Mercredi 04/10/2017: 07H54

QUAND LA DEFENSE DES INTERETS REGIONAUX ET PARTISANS PREND LE DESSUS, QUEL SERA L’AVENIR DE LA NATION CENTRAFRICAINE ?

Meck et ass 3Le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, n’est pas uni, ni soudé face aux massacres des civils, aux incendies des maisons et villages, aux pillages et destructions des édifices publics et privés dans l’arrière-pays, par les différents groupes armés non conventionnels qui écument la RCA. Pire encore, certains leaders des partis politiques, malheureux candidats à la présidentielle de 2015-2016, heureusement élus députés de la nation dans leurs circonscriptions électorales, ne font que défendre leurs intérêts régionalistes et partisans à l’Assemblée Nationale. De telles personnalités politiques sont-elles dignes d’être appelées leaders de partis politiques et élus de la nation ? Où est donc le sens de la défense de l’intérêt général ? Et que dire aussi de la notion de la solidarité nationale, lorsque la nation toute entière est en péril ?

Sur ce, nous partons de trois (03) faits patents pour étayer notre article. Le premier a trait à l’épineux problème d’embargo sur l’importation d’armes, de minutions et autres effets militaires à destination de la RCA, par le Conseil de Sécurité de l’ONU depuis la transition. Cet embargo a pour conséquence immédiate, la non réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et leur non redéploiement dans les villes de provinces. De ce fait, l’Exécutif légitime est privé de l’un de ses attributs de souveraineté, à savoir son armée nationale.

Dans ce cas d’espèce précis, comment l’Exécutif peut-il protéger son peuple et défendre l’intégrité du territoire national contre les groupes armés et autres mercenaires ? Or, il appartient aux élus de la nation qui sont aussi les représentants du peuple, de faire des mains et pieds en faisant des pressions et en utilisant tous les voies et moyens légaux et démocratiques dont ils disposent sur le Conseil de Sécurité de l’ONU, afin que cet embargo soit levé définitivement et totalement. Et ceci pour permettre à nos FACA d’être opérationnelles sur toute l’étendue du territoire national.

Fort malheureusement, tel ne semble pas être le cas avec nos députés, car étant très enclins dans des divergences politiques stériles, des querelles partisanes inutiles… au grand dam de l’intérêt général de la nation.

Le deuxième est le fait que nul n’ignore que les élèves du Fondamental 1 et 2 de la région n° 6 (Basse-Kotto, Mbomou et Haut Mbomou) et ceux de la ville de Bria dans la Haute-Kotto, n’ont pu jusqu’à ce jour passer les différents examens et concours, au titre de l’année scolaire 2016-2017. Aujourd’hui, nous sommes au début de la rentrée des classes 2017-2018. Quelle est la réaction et la prise de position de nos députés sur cet aspect précis des choses ? Ont-ils interpellé le ministre en charge de l’Education Primaire, Secondaire et Technique, afin de l’auditionner et de savoir davantage sur cette question de scolarisation de nos enfants de la région n° 6 et de Bria ? A vous de deviner le reste.

Et le troisième, ce sont les récents évènements malheureux endeuillant les villes de Bouar et de Bocaranga, qui avaient fait réagir les députés de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré, ainsi que leurs ressortissants à Bangui qui sont entrain de se mobiliser pour organiser des manifestations pacifiques. Ceci pour exiger de l’Exécutif la protection de leurs populations et à la Minusca l’application effective des diverses résolutions contenues dans son mandat.

Eu égard à tout ce qui précède, quand la défense des intérêts régionalistes et partisans prend le dessus sur l’intérêt général du peuple, à l’Assemblée Nationale, quelle sera l’avenir de la nation centrafricaine ? C’est bien dommage pour l’Assemblée Nationale, cette deuxième institution démocratique de la République. C’est une honte nationale ! Et les députés n’ont pas froid aux yeux pour dire qu’ils sont des leaders politiques, des élus de la nation,  patati, patata.

Le Petit YEKOA

 

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