PRESTATION DE SERMENT DE LA COUR PENALE SPECIALE :

Mardi 07.11.2017 : 11H24

PRESTATION DE SERMENT DE LA COUR PENALE SPECIALE (CPS) :

LA COLLECTE DES CHENILLES TOXIQUES POUR BIENTOT

Touad et procureur cps 1Les juges de la Cour Pénale Spéciale (CPS) ont prêté serment ce jour, lundi 06 novembre 2017 au Tribunal de Grande Instance de Bangui. Les Consultations Populaires à la Base ont exprimé leurs vœux de justice. Le Forum National de Bangui (FNB) a imprimé dans du marbre, la justice et la création de la CPS. Contre vents et marrés, cette institution judiciaire a vu le jour pour traquer les grands criminels, les indésirables, les damnés de la terre. La voix du peuple centrafricain a été entendue et ses vœux exaucés à la lettre. L’impunité zéro est en marche. La collecte des chenilles toxiques et venimeuses va bientôt commencer. Le droit va réguler les distorsions que nous observons en terme de criminalité, de destruction, de perte de la dignité humaine.

Les groupes armés qui se croient invincibles, se trompent et se fourrent le doigt dans l’œil. La CPS a des compétences très étendues et personne, où, qu’elle se trouve, n’y échappera. Même caché dans les glaciers de la Sibérie, ou au pôle Nord, la CPS vous rattrapera. Mieux encore, la RCA bénéficie d’une coopération judiciaire avec tous les Etats voisins, notamment le Tchad. Qu’il pleuve, qu’il neige, le rouleau compresseur de la CPS est désormais en marche. Les manipulateurs, les pêcheurs en eau trouble, les requins bleus, les sous-marins torpilleurs seront tous démasqués. Ils seront étalés sur la place publique,  à la vindicte populaire. Ceux qui ruminent les coups d’Etat à longueur de jour et de nuit, doivent s’inquiéter. Le FPRC, l’UPC, les 3R, le MPC et les Anti-Balaka avec leurs chefs suprêmes, leurs commanditaires, sont dans le collimateur de la justice. A chacun son tour à la barre pour répondre des actes posés.

Touadéra, humaniste a tendu une main fraternelle à ses frères en colère qui ont pris les armes. Il a engagé le dialogue et non la violence dès son investiture. Les groupes armés ont répondu par le mépris, le dédain, la négligence. Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Alkhatime, Sidiki et les Anti-Balaka se croyaient trop forts. Abdoulaye Hissène a osé dire qu’en cas de justice, qu’on aille le chercher chez lui à Bria. Il peut se tenir tranquille, la CPS ira le chercher où il se trouve, dans son bunker, sous terre, sur mer, sur la lune,  le soleil, ou sur mars. Les jours des hommes forts sont désormais comptés. L’heure de la justice a sonné. Les criminels, les assassins, les destructeurs, les hommes forts n’ont plus droit de cité dans notre société. L’heure est venue de purger la société, de la tamiser et de triller les mauvaises graines, de les jeter à la poubelle de l’histoire. Ce sont les forces spéciales qui vont collecter les chenilles toxiques pour les remettre à la CPS. Les commanditaires et manipulateurs seront à la disposition de la Cour Pénale Internationale (CPI). La justice transitionnelle prendra le relais pour les menus fretins, les combattants, hommes de rang.

Avec la prestation de serment de la CPS, l’espoir d’une paix durable, de la stabilité, de la sécurité, de la réconciliation nationale, pointe à l’horizon. Après les élections de décembre 2015, les groupes armés n’avaient d’autres alternatives que de déposer les armes purement et simplement, car aucune revendication politique n’était possible. La poursuite de la violence ne se justifiait plus. C’est une rébellion dans une rébellion contre les autorités légitimes, démocratiquement élues. Nourredine Adam et Bozizé ont tellement tiré sur les ficelles de la violence, qu’aucune circonstance atténuante ne saurait leur être garantie. Les victimes de la violence outrancière peuvent se frotter la main, se rincer la bouche, faire du footing pour être en forme afin de voir les bourreaux dans les yeux, rendre compte des carnages, des massacres, des incendies des villages. Le « Procès Bokassa, de Nuremberg » à la Centrafricaine est en chantier. C’est le droit qui tonne en lieu et place des armes.

Les vieux souvenirs du procès Bokassa vont refaire surface. Les juges nous graveront d’expressions retentissantes comme celles de l’époque du procès historique. Certains magistrats et certains avocats de ce procès sont encore vivants. D’autres avocats de la belle époque auront encore des dossiers à défendre. Le FPRC, l’UPC, les 3R, le MPC et les Anti-Balaka de Bozizé méritent-ils d’avoir des avocats pour les défendre ? Tout le monde a subi d’une manière ou d’une autre, dans son âme et dans sa chair, les affres de la crise, les atrocités, les horreurs les plus insupportables, les carnages à notre Dame de Fatima à titre d’exemple. Peut-on défendre les créatures de l’enfer, ceux qui ont vendu  leurs âmes au diable ? Ceux qui traitent leurs semblables, leurs compatriotes comme du gibier, des moins que rien ? Bozizé, Nourredine, Abdoulaye Hissène, Alkhatime, Sidiki, ont-ils droit vraiment à un avocat ? Les avocats n’ont-ils pas la possibilité de refuser leurs offres ? Les ordures de la planète ont toujours des avocats pour les défendre, quand bien même leurs dossiers sont répugnants.

La RCA vit et a besoin des investisseurs pour sa reconstruction. Chaque centrafricain doit se sentir concerné pour une contribution aux activités de relèvement du pays. Ce pays appartient à tous les Centrafricains, opposants comme partisans, ce qui compte c’est la RCA avant tout et les Centrafricains d’abord. La paix est le dénominateur commun, l’unité nationale est le socle du développement. Soyons des patriotes, les défenseurs acharnés de notre patrie. La paix et la réconciliation nationale sont à ce prix. 

Julien BELA

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