POURQUOI DES PROJETS FICELES TRAINENT EN LONGUEUR ...

Mercredi 25 Janvier 2017 : 14H35

POURQUOI DES PROJETS FICELES TRAINENT EN LONGUEUR QUANT A LEUR REALISATION CONCRETE SUR LE TERRAIN ?

Touadera 9  

La RCA est le pays par excellence des paradoxes. Les négociations certes, il y a de rares initiatives ça et là. Dès qu’un projet est ficelé, il a du plomb dans l’aile quant à sa phase exécutoire sur le terrain. Dans nos précédentes éditions, nous avons cité les précédentes éditions, nous avons cité le cas de la Radio-télévision centrafricaine. La télévision centrafricaine a déménage pour se loger dans les locaux de Radio Centrafrique. la communication est essentielle et fondamentale dans tous les pays démocratiques à l’instar de la RCA. Un tel projet revêt un caractère d’extrême urgence, car une bonne partie de la population n’accède pas à l’information à temps réel. L’enclave en terme d’information est plus cruel dans notre monde. Après plus de cinquante d’indépendance, il est inconcevable et inadmissible que la Radio et la télévision ne puissent pas couvrir l’ensemble du territoire national. L’ex-empereur Bokassa, dans le domaine de la communication, était en avance sur son temps et sur la génération des dirigeants qui ont suivi jusqu’à nos jours.  La RCA est le premier pays à avoir la télévision en Afrique Centrale grâce à Papa Bok. Trente sept ans plus tard après le régime Bokassa, la Télévision, la Radio, l’Université de Bangui, sont restées ce qu’elles étaient depuis la date originelle de leur création. Les régimes politiques se suivent, se succèdent, avec une marge de manœuvre aux jeunes, mais hélas, rien ne bouge. La jeunesse est plus vorace, plus gloutonne, plus rapace que les vieux crocos de la vieille garde politique.

Les jeunes contrairement aux autres, pays qui nous entourent, sont les vrais fossoyeurs de leur propre pays. Les programmes emplois ne reflètent en rien ce que l’on veut, faire. Soit, les factures sont gonflées, soit le contenu du programme – emploi, est détourné de son objectif. La RCA est un pays où les instances de contrôle sont toutes mortes et il y a aucun suivi des dépenses dans les différentes entités de l’Etat. Ce qui laisse les mains libres aux directeurs généraux, de piller financièrement leur propre pays sans scrupule. Même quand les instances de contrôle sont au courant d’une malversation financière, elles ferment les yeux. C’est ainsi que beaucoup de société d’Etat et offices publics ont fait naufrage : Centrapalm en est une parfaite illustration. Des sociétés d’Etat et offices publics véritables piliers des caisses de l’Etat, sont dans le coma, soit pour s’en débarrasser, on brade un patrimoine national au premier venant. C’est le cas de SUCAF qui privilégie le sucre importé du Brésil au détriment du Complexe sucrier de Ngakobo, avec en plus, monopole absolu.

D’autres projets portent sur les logements sociaux, avec le Maroc et le Nigeria, mais à ce jour, rien ne pointe à l’horizon. Les secteurs  de l’agriculture depuis un an, pas un projets de grande dimension alors que, dans ce domaine, la RCA peut se targuer d’avoir beaucoup d’agronomes, des nutritionnistes, pour se préoccuper en urgence du ventre des Centrafricains, car ventre plein, nègre content. Le café, le coton, le cacao, la cola, les cultures vivrières, sur fond de mécanisation, mais l’horizon demeure sombre, obscur, bouché totalement. Aucun ministre ne rêve de porter son pays au firmament dans son département, aucune vision, aucune ambition, aucune détermination, aucune révolution qui colle à la rupture prônée par le Chef de l’Etat. Qui fait quoi, comment il est difficile de le dire, tant la communication est morte en RCA. Où va le gouvernement ? Quelques ministres qui se comptent sur les doigts d’une seule main, animent la galerie gouvernementale. Le gros lot du gouvernement n’a pas encore décidé de prendre la couleur locale. Où en sommes-nous avec les logements sociaux, seul le ministre de l’habitat et des Edifices publics peut balbutier quelques mots.

A l’allure où vont les choses, Touadéra s’achemine vers un échec cuisant. D’où la nécessité de rechercher les oiseaux rares de vrais patriotes qui peuvent se sacrifier pour leur pays. Les mentalités sont non seulement obsolètes, mais tordues et difficiles à redresser. Un ministre attend que le pays lui donne tout, malgré son état déconfiture très avancée. « Les Etats-Unis d’abord et avant tout », a déclaré Donald Trump, chef de l’exécutif américain. C’est cette vision qui va présider à la destinée des Etats-Unis durant son mandat. Il a imprimé la marque, l’Administration doit exécuter. En RCA, Touadéra a dit la rupture, mais dix mois plus tard, la rupture ne transparaît nulle part. Or, la rupture est un vaste programme, l’axe central du mandat Touadéra. Le gouvernement demeure étranger à la rupture. Dès qu’un projet est en vie on bloque l’avancement du dossier pour attendre un copieux dessous de table. Dommage pour un pays qui veut se reconstruire, se développer.

Julien BELA

 

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