... POUR UNE SORTIE DE CRISE DEFINITIVE EN RCA

Lundi 11 Décembre 2017 : 09H36

L’UNION AFRICAINE TENTE LE TOUT POUR L’ULTIME MEDIATION, POUR UNE SORTIE DE CRISE DEFINITIVE EN RCA

La CEMAC, la CEEAC s’alignent derrière l’Union Africaine (UA) pour une médiation de la dernière chance. La Mission de l’UA bénéficie du soutien logistique de la Minusca. Les différents groupes armés, à travers leurs leaders ont été rencontrés. Au cœur de cette médiation, la mise en œuvre du Programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). La phase la plus importante concerne le Désarmement, ensuite le cantonnement. Le Programme DDRR est embourbé du fait de la versatilité des groupes armés. Il faut noter que certains groupuscules acceptent par-ci, par-là de se faire désarmer. La feuille de route de l’Union Africaine, élaborée depuis Libreville au Gabon, est en marche. Il faut une ligne de démarcation entre les Séléka et les Anti-Balaka, afin de faciliter le désarmement et le cantonnement.

Sur le terrain, les différents groupes sont si imbriqués dans toutes les régions occupées, qu’il est difficile d’engager le désarmement des combattants. Il faut choisir des préfectures éloignées les unes des autres pour le regroupement qui précède le Désarmement. L’Union Africaine entend réunir tous les groupes armés dans un dialogue inclusif, au cours duquel elle sonnera la fin de la recréation. Des accords de cessation des hostilités et de paix définitive boucleront la boucle. Rappelons que beaucoup d’accords ont été signés qui n’ont jamais été suivis d’effets. Birao, Brazzaville, Bangui, Sant’ Egidio, pour ne citer que ces quelques exemples, suffisent pour nous édifier. Les tendances se multiplient au sein des Séléka, d’où le FPRC, le RPRC, l’UPC, le MPC, les 3R ; c’est le même schéma du côté des Anti-Balaka, dont la tendance Ngaïssona, Mokom et le RJ qui a aussi deux (2) têtes. La course à l’enrichissement a émietté les groupes armés, en fonction des appétits des leaders. De deux (2) groupes, Anti-Balaka et Séléka, la RCA en est à quatorze (14) groupes armés, voire plus.

Lentement, mais sûrement, les forces de défense et de sécurité, montent en puissance. Le terrain ne sera plus même comme à l’âge d’or de la coalition Séléka. Les FACA formées par EUTM et en Guinée Equatoriale, dépassent la barre des 02 bataillons. Petit à petit, l’Armée Nationale et Républicaine se met en place, une mission extrême délicate, au regard des défis sécuritaires, dont le terrorisme, la transhumance. Les difficultés de cohabitation entre agriculteurs et éleveurs, alors qu’ils sont complémentaires en tout point de vue. La Médiation de l’Union Africaine saura apprécier le chemin parcouru et l’aspiration des Centrafricains à une paix définitive et à la réconciliation nationale.  

Julien BELA 

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