PLUSIEURS OFFICIERS ET LEURS ....

Mercredi 18 Oct. 2017 : 09H13

UNE LUEUR D’ESPOIR ET DE PAIX POINTE A L’HORISON : PLUSIEURS OFFICIERS ET LEURS COMBATTANTS SE RALLIENT ET ADHERENT A LA PAIX

General achafi daouad assabourLe MLCJ est le premier groupe armé a adhéré au processus de paix, de la réconciliation nationale et du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Le MLCJ est resté fidèle à sa conviction, depuis bientôt deux ans. Il y avait dans la suite, une frange des Anti-Balaka. A l’exception des Anti-Balaka de l’ethnie de Bozizé, le FPRC, le MPC, les 3R, l’UPC et le RJ, hostiles à tout processus de paix. Certains officiers conscients et patriotes, rallient la cause du MLCJ qui œuvre sans relâche pour la paix. Une guerre n’est jamais éternelle. Il y a un début et une fin quelque part. Quelle que soit la durée de la guerre, il y a toujours une fin. La vie au maquis n’est pas gaie comme à la maison en famille.

Le général de Brigade Achafi se rallie avec tous ses combattants au MLCJ groupe pionnier de la paix. C’est un choix de raison et de bon sens. A quoi sert-il de transformer les bras valides en chair à canon ? Le pays aura besoin d’eux pour sa reconstruction et son développement. La crise est devenue stérile et sans objectif à atteindre. Il faut rendre au peuple sa liberté, la liberté d’aller et venir, la liberté de vaquer à ses occupations. La paix, c’est l’affaire des Centrafricains et eux seuls. L’avenir du pays et celui de nos enfants nous interpellent tous, hommes, femmes, jeunes et enfants, ainsi que tous les combattants. L’exemple du MLCJ mérite d’être suivi par tous les autres groupes armés sur le territoire national.

Le MLCJ se bat pour réhabiliter un parc où vivent les cerfs et les tortures géantes, des espèces en voie de disparition. Ce sont les combattants qui assurent la sécurité et nous osons croire que les investisseurs dans ce projet, ne pourront pas s’inquiéter pour la sécurité. A côté du parc, il y a le développement des projets d’élevage de poulets de chair, des pondeuses, la pisciculture car il y a un lac intarissable dans le parc. Le tracé des pistes à l’intérieur du parc permet aux combattants de s’occuper et gagner un peu d’argent. Certains combattants seront retenus pour être formés comme guides de chasse, spécialisés dans la surveillance, la lutte contre le braconnage et l’entretien du parc. Le Bamingui-Bangoran qui abrite un grand parc national, aurait dû s’inspirer de l’ingéniosité du MLCJ, pour donner du travail aux ex-combattants du FPRC, MPC et RPRC. Les autres combattants pourraient être reversés dans le programme DDRR. Les Centrafricains doivent s’approprier des richesses de leur pays et en être jaloux.

Le Tchad a acheté en Afrique du Sud des rhinocéros pour repeupler son parc, pourquoi pas la RCA où vivaient plusieurs rhinocéros ? Au Kenya, en Afrique du Sud, en Ouganda, la RCA peut racheter les espèces éteintes. Ce n’est pas le travail qui manque dans la Vakaga et le Bamingui-Bangoran. Les projets ne font guère défaut, pourvu qu’on y pense et qu’on y réfléchisse, un trésor est caché là dedans. Malheureusement, beaucoup de combattants ne voient que des postes dans la fonction publique qui sont éphémères. Les Anti-Balaka sont dans les régions fortement agricoles et pastorales. La RCA est encore un pays vierge où toutes les voies mènent à la réussite : agriculture, élevage, commerce, artisanat, les nouvelles technologies, l’industrialisation.

La RCA aujourd’hui n’a besoin que de paix pour enclencher  son développement économique et social, voire culturel et sportif. La RCA a tous les atouts pour résorber le chômage en un temps record. Mais il faut la paix, la stabilité et l’harmonie au sein de l’ensemble de la société centrafricaine. Il y a en Afrique du Sud une société spécialisée dans la protection des parcs et qui fournit aux populations l’eau potable, les soins sanitaires, les écoles, les routes, tout ce qui concourt au bien être des populations riveraines des parcs. Le processus de désarmement se fera volontairement sans aucune pression. La volonté de faire la paix se dessine peu à peu au sein des groupes armés. C’est avant tout notre pays, le pays de « Zo Kwè Zo ». la RCA a toujours été un havre de paix, la Suisse Africaine où les communautés vivaient en harmonie. D’où sont sortis ces démons du mal, ces démons de la division, ces démons du tribalisme, ces démons de l’exclusion ? Les Centrafricains doivent revenir à eux-mêmes, unis et ensemble, nous vaincrons ces virus du mal. Il faut du temps, beaucoup de temps pour retrouver la cohésion d’antan. Ce n’est plus le moment de persévérer dans l’erreur, dans la haine et dans la division. La RCA est une et indivisible, si nous y croyons, nous devons avoir honte de nous mêmes, car ce qui se passe, ne nous ressemble véritablement pas du tout. Les Centrafricains n’ont pas une tradition de violence. Il est donc temps d’anéantir ce virus passager qui a empoisonné la population centrafricaine. L’heure est venue de se ressaisir pour appréhender l’avenir en rose. Les enfants lancent et continuent de lancer un cri de cœur, car ils veulent reprendre le chemin de l’école. Même si le père n’a jamais mis pied à l’école, il a des enfants, des cadets, des cadettes qui veulent aller à l’école. L’ignorance est la pire des choses au monde.

 

Julien BELA

 

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