PIERRE MOUSSA, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE CEMAC,...

Lundi 09.01.2017 : 10H04

PIERRE MOUSSA, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE CEMAC, EN VISITE A BANGUI, A ETE REÇU EN AUDIENCE PAR LE MINISTRE DES FINANCES

 

A la fin de la matinée du jeudi 05 janvier 2017, le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra, a reçu en audience dans son cabinet, le président de la Commission de CEMAC (Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale), Pierre Moussa. Les deux (2) personnalités ont passé en revue l’état des infrastructures du siège de la CEMAC à Bangui, les engagements pris par les Etats membres en faveur de la RCA. Au sortir de cette audience, le président de la Commission de CEMAC a accordé une interview aux journalistes dont voici l’intégralité.

 

Journalistes (J) : Bonjour monsieur le président !

Pierre Moussa (PM) : Bonjour !

 

J. : Vous résidez dans la zone CEMAC. Et ce matin, vous avez été reçu en audience par le ministre des Finances, peut-on avoir l’objet de votre visite ?

PM : On ne devait pas être étonné de me voir à Bangui, puisque c’est notre siège. C’est le siège statutaire de notre Communauté. Donc, c’est normal que je sois permanent à Bangui.

J’ai voulu réserver à notre siège statutaire ma visite. C’est la 1ère visite de l’année, parce que c’est important que je visite un peu toutes les infrastructures de la CEMAC qui sont ici à Bangui. Il y en a un certain nombre : le siège de la commission elle-même. Et ce siège que vous avez-là, il y a quelques dégradations. Vous avez aussi l’école inter-états des douanes qui est en pleine rénovation grâce au partenariat de l’Union Européenne. Il y a la cité de la CEMAC qui abrite ses pairs et qui est en dégradation.

Et donc, on devait faire un plan de rénovation de tous ces patrimoines et cela dans la perspective du retour à Bangui. Ensuite, je devais faire avec les autorités une revue des principaux engagements qui ont été pris par les autres pays de la CEMAC lors du sommet de Malabo, le 30 juillet. Les autres pays avaient pris un certain nombre d’engagements en faveur de la République Centrafricaine dans le cadre de l’assistance qu’ils se doivent toujours d’accorder à la RCA. Donc, nous avons fait les points avec les autorités ici, de ce qui avait été déjà fait au titre de ces engagements, et de ce qui est entrain de se faire. Je crois que ces perspectives semblent bonnes.

 

J. : Monsieur le président, vous avez parlé de multiples sommets de Malabo, du Tchad, de Yaoundé. Il s’agit des engagements des Etats de la CEMAC en faveur de la RCA, où en sommes-nous avec le niveau de contribution de tous ces engagements ?

PM : Non, c’est-à-dire qu’il faut bien me comprendre. J’ai parlé par rapport à ce que vous dites, du sommet de Malabo. C’était un sommet des chefs d’Etats de la CEMAC à Malabo. Et au cours de ce sommet, les chefs d’Etat avaient pris un certain nombre d’engagements en faveur de la RCA. Par exemple, rétrocession de la vente due par les divers pays à la commission de la CEMAC, contribution à l’opération DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) qui devrait avoir lieu d’ici peu, l’engagement pour la formation de certains contingents des FACA, la facilité de la banque centrale au profit de la RCA. Je ne peux pas tout vous énumérer. Au moment où nous parlons, certains pays se sont acquittés largement de leurs engagements, d’autres partiellement. Et donc, les autres engagements sont en cours. Donc, c’est une opération qui se déroule.

Mais n’oublions pas non plus que les autres pays eux-mêmes sont en crise économique et financière. D’où d’ailleurs le sommet de Malabo et le sommet de Yaoundé sont consacrés en large partie, pour ne pas dire l’essentiel de ces discussions des chefs d’Etat aux voies et moyens pour la sortie de cette crise au sein de la CEMAC, l’Afrique Centrale, crise due au choc exogène en rapport avec la baisse de prix des matières premières et surtout dans ces zones. Donc, il faut constater que notre sous-région est en crise. Mais la volonté des chefs d’Etats, c’est de sortir rapidement de cette crise, d’où le sommet de Malabo et le sommet de Yaoundé.

 

CM : Dans votre propos, vous avez parlé de la recherche du renouvellement des infrastructures du siège statutaire de la CEMAC et de la TCI. De quoi avez-vous discuté avec le ministre

PM : Avec le ministre, nous avons discuté des infrastructures communautaires qui existent ici à Bangui et qui sont les patrimoines de la CEMAC. Le siège de la CEMAC qui est situé sur le boulevard des Martyrs que vous connaissez, et il y a une cité qui héberge les cadres de la CEMAC. Toutes ces infrastructures aujourd’hui sont quand même en dégradation. C’est dans la perspective du retour de la commission à Bangui, qu’il faut réhabiliter ces infrastructures. Nous en avons parlé avec l’Union Européenne pour qu’elle contribue significativement à la rénovation des ces infrastructures, et éventuellement à leur extension. Donc, j’ai rendu compte de ces perspectives de partenariat avec l’Union Européenne.

Quant à la TCI (Taxe Communautaire d’Intégration), c’est la contribution que chaque Etat doit apporter au budget de la communauté pour le fonctionnement des structures de la communauté. Vous savez que la communauté a des organes et commissions. Vous avez la commission elle-même, les institutions spécialisées inter-états. Vous avez des organes comme le Parlement communautaire , la Cour communautaire de justice qui est à Ndjaména, au Tchad etc. Donc, tous ces institutions et organes, pour fonctionner, ont besoin d’un budget. Et ce budget est alimenté par les Taxes Communautaires d’Intégration, les recettes d’Importation de la CEMAC.

Donc, nous avons fait le point avec le ministre sur la contribution de la RCA par le biais de cette Taxe Communautaire d’Intégration.

 

J. : Je vous remercie !

PM : C’est moi qui vous remercie. Et bonne année à vous tous !

Propos recueillis par

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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