PENDANT QUE THEODORE JOUSSO TRAINE LA PRESSE..

Jeudi 18/10/2018 : 12H20

PENDANT QUE THEODORE JOUSSO TRAINE LA PRESSE EN JUSTICE POUR DIFFAMATION, LE SYNDICAT DU PERSONNEL DU MINISTERE DES TRANSPORTS LE POUSSE A LA DEMISSION

Theodore jousso 2Rien ne va plus au ministère des Transports et de l’Aviation Civile dont le ministre Théodore Jousso est aujourd’hui à la commande. Après la révélation de détournement de deniers publics faite par la presse dont le membre du gouvernement, Théodore Jousso serait présumé coupable, le personnel dudit département ministériel est entré en grève depuis quelques semaines pour réclamer son départ. Son syndicat persiste et signe.

Dans la journée du mardi 16 octobre 2018, au cours d’une conférence de presse, le syndicat hausse le ton et monte au créneau. Selon Denis Narcisse Bazanguélé, syndicaliste, délégué du personnel du ministère des Transports et de l’Aviation Civile, sur Radio Ndéké Luka, dans le journal parlé du mercredi 17 octobre, à 6 heures du matin,  « Théodore Jousso doit démissionner pour népotisme, clientélisme, etc., qu’il entretient au sein de ce ministère ». Il entend même passer à la vitesse supérieure si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités. « Nous allons paralyser le ministère des Transports et de l’Aviation Civile en demandant aux conducteurs de bus, taxis, taxis-motos ainsi qu’aux transporteurs fluviaux et au personnel de l’ASECNA d’observer des grèves pour contraindre Jousso à partir ».

Face à la situation qui prévaut au ministère des Transports, les carottes sont-elles définitivement cuites pour Théodore Jousso ? Difficile de le dire. En attendant, le  syndicat du personnel de ce département ministériel ne baisse pas les bras. Il dit poursuivre leur mouvement de mécontentement jusqu’à obtenir la démission de Jousso. Le bras de fer est déjà engagé entre Jousso et le syndicat dudit département. Qui de Jousso ou du syndicat sortira vainqueur dans ce bras de fer ? Un avenir proche nous le dira.

Mais ce qui nous parait obscur dans ce dossier de détournement de deniers publics dont Jousso serait le présumé coupable, le gouvernement n’a pas encore réagi. Alors que les résultats des enquêtes parlementaires remis au gouvernement sont en défaveur du ministre Jousso. Qu’attend l’Exécutif pour prendre une décision courageuse ?  Si le torchon brûle entre Jousso et le personnel du département dont il a la charge, cela ne prouve-t-il pas à suffisance qu’il y a anguille sous roche ? Pourquoi les ministres centrafricains ne veulent-ils pas démissionner quand ils sont embourbés dans des scandales financiers ou pris la main dans le sac ?

Malgré tout, le ministre Théodore Jousso traine la presse à la justice pendant que sa maison brûle. La presse n’a fait que son travail, celui de chien de garde. Elle a mis au grand jour et relayé au grand public ce qui se passait au sein du ministère des Transports et de l’Aviation Civile. Où est le mal ? Si Théodore Jousso n’avait pas plongé sa main dans la caisse de l’Etat et n’avait pas pratiqué le népotisme, le clientélisme, comme le souligne le syndicat du personnel de son département, ce dernier ne pourrait demander sa démission. Un adage dit, « Il n’y a pas de fumée sans feu ». Si la fumée s’élève au-dessus dudit ministère, c’est dire qu’il y a feu et que cet incendie n’est pas involontaire mais il est provoqué par un individu. A quoi sert de trainer la presse dont le quotidien Centrafric Matin devant la justice, sachant d’avance que les faits sont là ?

Le gouvernement que dirige Simplice Mathieu Sarandji, sous la très haute impulsion du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, doit intervenir le plus rapidement possible pour régler les litiges qui opposent le ministre Jousso au personnel du département des Transports. Le peuple centrafricain attend la concrétisation de la « Rupture » avec les vielles pratiques du passé, prônée par Touadéra. Force est malheureusement de constater que les jours passent et se ressemblent. Les malversations financières sont observées çà et là. Personne au sein de l’Exécutif ne tousse. C’est un statu quo. Où va la RCA de feu président fondateur Barthelemy Boganda ?

Mais quand il s’agit de trainer la presse qui ne fait que son travail, devant la barre, les personnalités sont les premières, oubliant qu’elles sont pleinement impliquées dans ces scandales financiers. En outre, les menaces pleuvent de part et d’autre. Quel péché mortel Centrafric Matin a commis dans les scandales financiers qui éclaboussent Théodore Jousso ? Qu’on le dise pour que cette rédaction ait un cœur net.

Seule l’issue des grèves enclenchées au ministère des Transports et de l’Aviation Civile par le syndicat pour obtenir la démission ou la destitution de Jousso nous dira la vérité sur ce que cette personnalité a fait. Car, le syndicat campe toujours sur sa position. La rédaction de Centrafric Matin suit de près l’évolution de cette grogne du personnel au ministère des Transports.

Quand sa maison brûle, il ne faut jamais accuser ses voisins d’être à l’origine de cet incendie. Les soupçons de malversations financières de Jousso ne sont pas dans la presse mais plutôt au ministère dont il a la commande.

Qui vivra, verra, dit un sage dicton populaire.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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