PARFAIT ONANGA-ANYANGA A LAMENTABLEMENT...

Vendredi 16 juin 2017 : 08H52

PARFAIT ONANGA-ANYANGA A LAMENTABLEMENT ECHOUE DANS SA MISSION : INCOMPETENT, INCAPABLE, NON CREDIBLE

LOnanga 1es contingents de la Minusca ont des multiples facettes. Etre musulman pour un Casque Bleu, ne veut pas dire s’adosser aux musulmans contre un camp. Dans nos provinces, le niveau de compréhension n’est pas le même qu’à Bangui. C’est ce rapprochement confessionnel qui est à la base de l’attaque de certains contingents, notamment marocain, mauritanien, bangladeshi  et autres. Voir ces contingents ensemble avec les musulmans locaux, à la mosquée, est interprété comme une complicité, une entente en sourdine, un parti pris. Il est difficile d’enlever une telle perception dans la tête de nos compatriotes qui sont dans l’arrière-pays. D’où ces contingents précités ci-haut ne font qu’un avec les groupes rebelles, notamment l’UPC. Parfait Onanga-Anyanga ne pouvait perdre de vue cet aspect hautement sensible.

Selon les populations locales, ces mêmes contingents s’intéressent aux pierres précieuses. Parfait Onanga-Anyanga a-t-il mené des enquêtes sur ces propos ? C’est au regard de toutes ces accusations que nous estimons que Parfait Onanga-Anyanga a lamentablement échoué dans sa mission de Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique. Une équipe qui échoue aussi lamentablement doit être remplacée, afin de rebâtir une nouvelle équipe. Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies à Bangui n’a pas la capacité de management qu’il faut. Il est encore pire que le général Lamine Cissé. Il y a beaucoup de morts, beaucoup de carnages, la violence a atteint son point culminant. La RCA, comme le reconnaît le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, est au bord de l’embrasement généralisé. Et pourtant, la Minusca ne cesse de claironner « sa montée en puissance », mais les Centrafricains ne voient rien.

De la guerre pour le contrôle des zones minières, la crise prend dangereusement l’allure d’une crise intercommunautaire. Et c’est là le risque de l’embrasement généralisé. La Minusca a opté pour l’« impunité zéro », c’est-à-dire la traduction en Justice des criminels patentés, des bouchers humains, des charcutiers humains. Les groupes armés ne l’entendent pas de cette oreille et sont soutenus par le Tchad, l’Union Africaine, les Chefs d’Etats africains dictateurs. Comment la Cour Pénale Spéciale (CPS) va-t-elle arrêter les croque-morts qui hantent le pays ? Il n’y a aucun signal fort de la Minusca pour rassurer et renforcer le pouvoir judiciaire de la CPS, faut-il parler de justice ? Quelle force sera utilisée pour collecter les malfrats, les bandits de grand chemin, ces criminels ? Les partisans de la CPS ont l’impression de n’avoir pas la force de coercition nécessaire pour faire aboutir la force du droit. Ceux qui soutiennent l’Amnistie, le Tchad et l’Union Africaine, sont plus forts car ce sont eux qui tirent les ficelles des groupes armés, qui leur fournissent armes, munitions et argent pour recruter.

Depuis que la CPS est mise en exergue et non négociable, les violences ont redoublé d’intensité, de cruauté, d’horreur sans épargner les Casques Bleus. La Minusca est pourrie par la tête, car les propos de Parfait Onanga-Anyanga n’ont jamais été suivis d’effets. C’est l’homme d’action, un pragmatique, un homme d’honneur. Anyanga est à bout de souffle, il n’a plus de recettes dans sa besace. Il faut le changer. Onanga-Anyanga a assez joué aux sapeurs-pompiers après l’incendie.

Avant les élections, la Minusca, pour se cacher derrière le doigt de sa main, réclamait qu’il faut des autorités légitimes et donc élues. Comment comprendre qu’après quatorze (14) mois, la violence monte crescendo, alors que le pays s’est doté des autorités légitimes ? Touadéra a très vite noué le dialogue avec les groupes armés. Un seul groupe armé, le FPRC, joue les récalcitrants, endurci, bouche ses oreilles et entraîne une frange des Anti-Balaka de Mokom dans son sillage. Le FPRC traîne les pas et tente de distraire la galerie par des affrontements avec l’UPC. Les peulhs éleveurs centrafricains sont confondus avec les peulhs guerriers venus du Tchad qui se sont implantés dans les zones minières.

Les partisans de l’Amnistie sont à l’affût pour embraser le pays, mettre une pression étouffante afin d’amener les autorités centrafricaines à reculer pour faire la part belle à l’impunité. En face de l’Amnistie et de ses alliés, c’est le vide, le néant, alors qu’il y a les Etats-Unis, la France, l’Union Européenne, les autorités centrafricaines, la société civile, et la Minusca moribonde, édentée, flegmatique qui ne peut faire mal à un moucheron. Du côté de la CPS, ses acteurs et ses partisans, il n’y a aucune force de dissuasion, encore moins pour traquer les criminels. Les innocents continuent de payer un lourd tribut à ces cafards boiteux, ces damnés de la terre, ces excréments de l’enfer. Bangui n’est pas la RCA et la Minusca manque de stratège…

 

Julien BELA

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