PALAIS DE LA RENAISSANCE : ETAT DE DEGRADATION

Lundi 10.07.2017 : 09H38

PALAIS DE LA RENAISSANCE : ETAT DE DEGRADATION AVANCE DU BATIMENT ABRITANT LES BUREAUX DE CERTAINS CONSEILLERS, CHARGES DE MISSION…

Nous étions au Palais de la Renaissance, pendant que la pluie diluvienne et interminable s’abattait sur la ville de Bangui, ce  jeudi 06 juillet 2017 à partir de 10 heures 50 minutes. Sur place, grande a été notre surprise de constater que la quasi-totalité du personnel était debout dans le couloir entrain d’échanger de vive voix. De quoi à attirer notre attention sur ce qui se passe exactement.

Alors que nous nous approchions d’un groupe de personnels, une personnalité nous a lâché, « monsieur le journaliste, suivez-moi et allez voir de vos propres yeux la réalité des faits ». Chose dite, chose faite.

Ensemble, en qualité de journaliste, nous avions visité cinq (5) bureaux. Nous sommes totalement surpris de ce que nous avions pu constater. La toiture suinte de partout, les documents et autres consommables bureautiques sont totalement imbibés d’eau et les salles inondées. Incroyable, mais pourtant vrai.

Selon des informations recueillies sur place, il s’est avéré que, « c’est un marché de gré à gré confié à une entreprise centrafricaine NDONGO – RE, pour les travaux de réhabilitation de ce bâtiment dont son Directeur Général a un lien de parenté avec le Directeur de Cabinet à la Présidence de la République ». 

Allez-y donc comprendre le reste car cette procédure d’attribution de marché de gré à gré à cette entreprise NDONGO – RE est tout à fait contraire à la loi relative à la passation des marchés publics en RCA. Logiquement, cela devait faire l’objet d’Appel d’Offre aux entreprises BTP de la place pour souscription. Le marché sera attribué à l’entreprise ayant rempli toutes les conditions de cet Appel d’Offre. Malheureusement, dans le cas d’espèce, tel ne semble pas être le cas.

Voilà comment certaines personnalités dans l’entourage du président Touadéra, foulent aux pieds le principe de « RUPTURE » tant prôné par le locataire du Palais de la Renaissance. C’est pour autant dire que « le mal centrafricain, c’est le Centrafricain lui-même ».

Le Petit YEKOA

 

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