Jeudi 28 Décembre 2017

LA LIVRAISON D’ARMES PAR LA RUSSIE POUR LE REARMEMENT DES FACA, FAIT TREMBLER CERTAINS LEADERS DES GROUPES ARMES

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a donné son feu vert à la Russie de Vladimir Poutine de fournir des armes, munitions et autres effets de guerre à la RCA pour le réarmement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Cette décision a été saluée par les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Car vous êtes sans ignorer que lors du Forum National de Bangui, tenu du 04 au 11 mai 2015, les participants avaient, dans une recommandation forte, demandé au gouvernement de réarmer les FACA et de les déployer dans les villes de l’arrière-pays.

Depuis cette date jusqu’à nos jours, les éléments des FACA ne sont pas réellement opérationnels, compte tenu de l’armée nationale qui est tribalisée par les précédents régimes, ce qui avait permis aux combattants Séléka de renverser le régime de Bozizé le 24 mars 2013 et de mettre en déroute nos forces de défense. L’Armée Nationale n’existait que de nom.

Aujourd’hui, la Mission européenne de Training (EUTM-RCA) a pris à bras le corps la formation et l’entraînement des éléments des FACA. Deux (2) Bataillons d’Infanterie Territoriale (BIT 3 et BIT 1) qui comptent en leur sein 1.300 militaires centrafricains ont déjà été formés, entraînés et mis à la disposition du gouvernement. Pour que le vœu des Centrafricains soit traduit dans les faits, il faut que le gouvernement réarme et redéploye les FACA à l’intérieur du pays. C’est dans ce sens et grâce à la diplomatie agissante du président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra que la Russie a livré des armes à la RCA.

Force est de constater que cette livraison d’armes et munitions par la Russie fait trembler certains leaders des groupes armés, en l’occurrence Nourredine Adam du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), sans oublier Mahamat Alkhatim... Depuis sa base de Tiringoulou, située dans la préfecture de la Vakaga, Nourredine Adam fait des déclarations fracassantes qui n’ont aucun fondement. Tantôt il se dit être prêt pour la paix, tantôt il projette de marcher sur Bangui, la capitale. Peut-on vouloir une chose et son contraire à la fois, le beurre et l’argent du beurre ? A vrai dire, Nourredine Adam tient des langages diamétralement opposés. Et son double langage est connu de tous les Centrafricains même dans les ambassades, les chancelleries, les organismes internationaux, la liste n’est pas exhaustive.

Nourredine Adam s’est même permis le luxe de traiter Touadéra de criminel. Et les Centrafricains se demandent entre Nourredine Adam et Faustin Archange Touadéra, qui est criminel ? Vraiment, les gens ont raison de dire que le bossu ne voit pas sa bosse. Cet adage est devenu réalité en Centrafrique avec Nourredine Adam. En outre, Nourredine Adam s’oppose catégoriquement au déploiement des FACA et des instructeurs militaires russes dans le Nord de la RCA. De l’autre, il souhaite que les militaires français soient déployés dans la région en lieu et place des FACA. Que veut et que cherche Nourredine Adam, la paix ou la guerre ? Difficile de comprendre les agissements de ce seigneur de guerre tchadien.

A en voir de plus près, Nourredine Adam campe  toujours sur sa position : la partition de la RCA. Et pourtant, plusieurs cadres de son mouvement politico-militaire sont dans le gouvernement. D’autres occupent des postes juteux dans l’administration centrafricaine. Tout ceci ne suffit pas. Nourredine Adam veut aller au-delà. Son rêve de devenir un jour président de la RCA plane encore dans son esprit. Après avoir pris le pouvoir de Bangui, qu’est-ce que Nourredine Adam, ministre d’Etat à l’époque, avait fait pour le bonheur du peuple centrafricain ? Rien et absolument rien. Jusqu’à l’heure actuelle, Nourredine et ses éléments continuent toujours de tuer, massacrer les civils, incendier les maisons et villages. Est-ce de cette façon qu’on bâtit un pays ? En plus, un Etat digne de ce nom peut-il rester pendant plus de cinq (5) ans sans son armée, l’un de ses instruments de souveraineté ?

Les éléments des FACA déjà formés doivent être rééquipés et redéployés dans l’arrière-pays pour défendre l’intégrité du territoire national et de ce fait, assurer la libre circulation des personnes et des biens, et aussi protéger leurs concitoyens. Le gouvernement centrafricain n’a pas de leçon à recevoir de la part d’un rebelle. Il a tout fait pour les groupes armés mais certains ne reconnaissent pas les efforts qui ont été menés par l’Exécutif à leur direction. Ils persistent et signent dans la violence, comme Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Ali Daras et tant d’autres. Le redéploiement de l’autorité de l’Etat dans les villes de provinces (préfets et sous-préfets) est mal perçu par ces derniers. Il en est de même pour le réarmement et le redéploiement des FACA. C’est trop et c’est déjà trop. Notre armée doit être opérationnelle, un point un trait.

Le président Touadéra que Nourredine traite de criminel n’a nullement l’intention de s’en prendre aux groupes armés. C’est pourquoi il a instauré le dialogue pour résoudre pacifiquement la crise centrafricaine. Le réarmement et le redéploiement des FACA ne doivent pas être perçus par Nourredine Adam comme une déclaration de guerre. Les FACA ont opté pour les armes. C’est leur métier. Donc nos militaires doivent être équipés de leurs outils de travail pour mener à bien leur mission. Pourquoi Nourredine Adam se dresse sur ses ergots pour s’opposer au réarmement et au redéploiement des FACA ? Ce sera une peine perdue.

 

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LA BDEAC FOURNIT DES EQUIPEMENTS ROULANTS A LA MAIRIE DE BANGUI

 

La cérémonie officielle de ces équipements roulants s’est déroulée dans l’enceinte de la mairie de Bangui et a été présidée par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, le mardi 26 décembre 2017, à 09 heures 45 minutes. Y ont pris part le premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Aurélien-Simplice Zingas, la représentante résidente de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) en RCA, Nadège Bongouandé, certains ambassadeurs accrédités en RCA, quelques membres du gouvernement et les membres des cabinets de la Primature, du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, ainsi que  ceux de la municipalité de Bangui.

A cette occasion, les mots introductifs du maire Emile-Gros-Raymond Nakombo, l’allocution de la représentante résidente de la BDEAC, la démonstration artistique par le groupe de danse traditionnelle « Ouaka », le discours du Premier ministre, la remise des clés au maire et la conduite d’un engin lourd (chargeur) par le Premier ministre Sarandji ont été les temps forts marquant ladite cérémonie.

Pour votre gouverne, il s’agit de huit (08) camions-bennes, de deux (02) camions-citernes et de deux (02) chargeurs Caterpillar.

Pour Emile-Gros-Raymond Nakombo, « la ville de Bangui s’est confrontée à d’énormes problèmes des moyens et des équipements de travail. Cela est dû aux actes de vandalisme dont elle a été victime lors de la récente crise militaro-politique que le pays a connue. Après des plaidoyers et négociations faits auprès de nos partenaires au développement, la BDEAC s’est engagée de doter la mairie de Bangui avec des équipements roulants pour la collecte et le ramassage des ordures à Bangui, Bimbo et Bégoua. Donc, il faille sensibiliser les ménages afin de payer à la mairie de Bangui les taxes de collecte des ordures.

Et je demande à l’équipe technique de la mairie concernée de faire bon usage de tous ces équipements roulants et j’adresse mes sincères remerciements à la BDEAC, à l’Agence Française de Développement (AFD), à l’Union Européenne (UE) et à la France pour leurs appuis multiformes à la mairie de Bangui ».

A en croire Nadège Bongouandé, « après la cérémonie de lancement des travaux de construction de la clôture de l’aéroport  Bangui-M’Poko en mars 2017, projet cofinancé par la BDEAC à hauteur de 3 milliards de FCFA et la remise d’équipements au Groupement d’Intérêt Economique pour le Service Commun d’Entretien des Voies Navigables (GIE-SCEVN) à Brazzaville et à Bangui en juillet dernier, dont le financement s’élève à 4 milliards 500 millions de FCFA, nous voici rassemblés ce jour afin de procéder à la remise des équipements d’assainissement en faveur de la mairie de Bangui. En effet, en référence à la convention de financement n° 164/RCA-16/03-INFRA, la BDEAC a octroyé une subvention de 2 milliards 250 millions à l’Etat Centrafricain pour le financement de deux (02) activités à savoir : la fourniture des équipements d’assainissement pour la mairie de Bangui et la réhabilitation de l’avenue Idriss Déby dans le cadre du Projet de Reconstruction Economique et Sociale en milieu Urbain (PRESU), projet financé avec notre partenaire traditionnel, l’AFD dont je salue au passage la collaboration. Permettez-moi de terminer mon propos en invitant les usagers de ces équipements à se laisser guider par un souci d’intérêt général, pour une utilisation efficace et efficiente afin de concourir au bien-être de la population de la ville de Bangui et en vous souhaitant à tous d’excellentes fêtes de fin d’année ».

Quant au premier ministre, « il est question de remettre la RCA en chantier et d’offrir des cadres de vie décente à tous les Centrafricains. Et c’est l’une des priorités politiques du président de la République Faustin-Archange Touadéra. Je salue la Coopération agissante avec la signature de quatre (04) conventions entre la BDEAC, l’AFD et le gouvernement de la RCA. Par la fourniture de ces équipements roulants par la BDEAC à la mairie de Bangui, elle doit prendre ses responsabilités pour assainir toute la ville de Bangui et ses environs. Car, il n’y aura plus d’excuses pour la mairie de Bangui dans la collecte et le ramassage des ordures. Un point sur le ramassage des ordures devait être fait de manière régulière par le maire de Bangui aux conseils des Ministres. J’adresse mes vifs remerciements à tous nos partenaires traditionnels, y compris la France. Bonne et heureuse année 2018 à tout le monde ».

C’est sur ce que ladite cérémonie a pris fin à 12 heures 25 minutes, avec la démonstration de conduite d’un chargeur et d’un Camion-benne.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

NOURREDINE ADAM A FRANCHI LE RUBICON : RETRAIT DU FPRC DU DDRR ET DECLARATION DE GUERRE

Nourredine Adam, le second patron de l’ex-coalition Séléka  a franchi le Rubicon. Il y a de cela un mois, Nourredine Adam a annoncé le retrait de son mouvement, le Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) du processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Aujourd’hui, ce même Nourredine  déclare la guerre et prétend, « marcher sur la ville  Bangui ».

L’attitude belliqueuse de Nourredine Adam compromet désormais tous les efforts entrepris par les autorités centrafricaines et la Communauté internationale qui tentent de ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire. Pourquoi attendre juste le réarmement des Forces Armées Centrafricaines pour faire une telle déclaration ? Nourredine Adam bénéficie-t-il du soutien d’une puissance étrangère pour prétendre marcher sur la capitale centrafricaine ?

Une analyse profonde de la déclaration de Nourredine laisse démontrer qu’il y a des mains invisibles qui le soutiennent. Cela n’étonne personne puisque toutes les rebellions qui naissent en République Centrafricaine sont les œuvres de certaines puissances étrangères, à l’exemple de la France, du Tchad et du Soudan. Après la conquête du pouvoir de Bangui par l’ex-coalition Séléka, le 24 mars 2013, Michel Djotodia, dans son premier discours à la nation, a remercié tous ceux qui l’ont soutenu à prendre le pouvoir, en citant  nommément la France et certains pays d’Afrique Centrale.

La France ne joue pas franc-jeu dans la crise centrafricaine. Toutes les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU sont taillées sur-mesure par la France. Ce sont les Français qui s’opposent à la réhabilitation et au redéploiement des Forces Armées Centrafricaines. L’embargo suspendu comme l’épée de Damoclès sur la tête de l’armée nationale est un prétexte monté de toutes pièces par la France pour maintenir le peuple centrafricain en otage. La France croise  les bras et observe les pires exactions des groupes armés sur la population civile, sans tousser un seul mot sur la réhabilitation des FACA. Et pourtant la France est le pays colonisateur de la RCA.

Il y a des pays amis de la RCA à l’exemple des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie, du Royaume du Maroc, du Rwanda, de l’Angola…, qui sont attentifs aux cris de détresses de la population civile centrafricaine. L’armée centrafricaine est entrain de renaître peu à peu de ses cendres. Certains éléments des FACA sont en phase de recyclages sous d’autres cieux. Les casernes militaires, occupées par les ex-combattants ont été libérées et réhabilitées par les Nations Unies pour faciliter le redéploiement des FACA. La Russie vient de couper l’herbe sous les pieds des criminels de guerre et leurs commanditaires à travers la dotation de l’armée nationale en armes et munitions.

C’est dans ce contexte précis que Nourredine Adam fait la déclaration de guerre et prétend marcher sur la ville de Bangui. Entre temps, la France et sa politique de l’Autruche promet de  vendre des armes à la RCA. Ce qui n’a jamais été fait, malgré que les Centrafricains sont massacrés par les groupes armés au su et au vu de tout le monde. Selon certaines informations qui nous sont parvenues, l’Opération Sangaris se redéploye discrètement  à l’Est du pays, notamment dans la ville de Bria. Or, la ville de Bria est le fief des mouvements FPRC et MPC de Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène, ainsi que Mahamat Alkhatim. Donc il est bien possible que la France agirait à travers Nourredine Adam pour manifester son mécontentement par rapport aux armes fournies à la RCA par la Russie pour réarmer les FACA.

La Communauté internationale est témoin oculaire de tout ce qui se passe actuellement en RCA. Juste après la fin de la rencontre du panel des facilitateurs de l’Union Africaine avec les leaders des groupes armés, Nourredine Adam vient de donner un coup de pied dans la fourmilière. Qu’en sera-t-il de l’avenir de la feuille de route pour la sortie définitive de la crise en RCA ?

 Il  faut éviter le pire dès maintenant. Selon Nourredine Adam, « si les FACA sont déployées dans nos zones, c’est le chaos ». Cela est bien possible puisque l’effectif des deux bataillons des FACA formées par l’EUTM n’est pas suffisant pour affronter Nourredine Adam et ses éléments qui sont armés jusqu’aux dents. Certes, la Minusca n’est pas une force combattante. Mais les Nations Unies doivent prendre des mesures d’accompagnement pour soutenir le redéploiement des FACA, surtout dans les zones rouges où les rebelles sont très actifs. Dans le cas contraire, ce sera le chaos comme l’a annoncé Nourredine.

 Le seul problème de la RCA demeure l’arrestation des Chefs de guerre pour couper l’herbe sous les pieds des criminels. C’est depuis fort longtemps que nous avons attiré l’attention de la Communauté internationale sur cet aspect. Hélas, peine perdue. Profitant de cette occasion, les rebelles font ce qu’ils veulent. A qui la faute ?

 

Amedé NGUETE

 

 

L’ARRIVEE DU MOBILE MONEY EN RCA INQUIETE LES BANQUIERS

 

Lancé en grande pompe depuis 2016 et 2017, par l’opérateur de téléphonie mobile Orange Centrafrique, ce nouveau-né inquiète les Banquiers de la place: CBCA, Ecobank et autres.

Le mobile money semble  devenir aujourd’hui l’une des principales préoccupations des banques centrales sur le continent africain  et particulièrement en RCA. Au cours de ces dernières années, le nouveau système a connu une progression fulgurante dans plusieurs pays et tend désormais à rivaliser avec les banques traditionnelles.

Au départ, pour s’implanter solidement sur le marché, les opérateurs de téléphonie mobile ont dû nouer des partenariats avec des banques classiques pour étendre et faire connaitre leurs services. C’est ainsi qu’au Cameroun par exemple, Orange s’est associé à la Bicec et à Ecobank. Afriland First Bank et son principal concurrent, MTN Cameroun (2,6 millions d’utilisateurs) sont également en partenariat avec la banque Afriland. Seulement, avec le temps, les opérateurs ont de plus en plus migré vers plus d’autonomie vis- à-vis de leurs partenaires bancaires, ce qui devient une concurrence déloyale notifiée par ces banques traditionnelles.

En Afrique centrale également, preuve de son agressivité commerciale, MTN Cameroun a suspendu en partie le portail «Express Union mobile», du nom du leader du marché camerounais du transfert d’argent. Une suspension dénoncée par Express Union, qui a obtenu gain de cause auprès du régulateur des télécoms ainsi que devant la justice qui a statué en sa faveur. Seulement, les acteurs du système financier classique voient d’un mauvais œil cette expansion du mobile money et estiment que leurs pratiques sont en marge de la réglementation. Une plainte dont s’est saisie la Banque des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) qui a interdit les opérations de transferts de fonds de Orange money entre les pays de l’UEMOA et la France, juge la pratique non autorisée.

Pareillement, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) menace d’être beaucoup plus stricte concernant  le mobile money, notamment les transferts en dehors de la zone CEMAC: «Mais logiquement, ce sont les banques qui doivent se charger des transferts en dehors de cette zone. Vous avez des opérateurs de téléphonie mobile qui, sans avoir l’autorisation ou les contraintes auxquelles sont soumises les banques, font exactement l’activité des banques. Il faut mieux assurer ça », expliquait le gouverneur. Selon lui, il est impératif d’encadrer le mobile money pour éviter des risques de blanchiment et d’évasion fiscale ou même le financement du terrorisme. Des propos qui augurent certainement un renforcement de la réglementation en matière de mobile money aussi bien en Afrique centrale qu’en Afrique de l’Ouest.

Aujourd’hui, la crainte est vraiment perceptible dans le milieu bancaire centrafricain, car ces derniers voient d’un mauvais œil l’arrivée  en force de cette étoile filante, qui rase tout sur son passage.  Avec le faible taux de bancarisation dans le pays, s’il faut conjuguer avec le Mobile money qui n’est pas du tout réglementé, cela mettrait à mal le secteur bancaire de la République centrafricaine.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

LE TABAGISME GAGNE DU TERRAIN EN RCA, COMMENT ARRETER DE FUMER ?

 

« Il faut arrêter de fumer… », « Penses-tu que c'est facile d'arrêter »? Des propos que l'on entend à longueur de journée entre fumeurs et non-fumeurs. Il est vrai que cette pratique gagne du terrain au sein de jeunes de moins de 18 ans en Centrafrique. C’est un constat. Il est plus facile d'apprendre à fumer que d'arrêter. Cependant, éviter d’être accro à la cigarette se présente comme une alternative pour les nombreux fumeurs.

Il existe différentes causes qui poussent le sujet au tabac. Une fois le mécanisme enclenché, le besoin de fumer va croissant avec l’usage. Parmi ces causes, on note le mimétisme. Par exemple l’imitation des parents, des frères, des sœurs, des amis, la timidité ou le manque de confiance en soi, enfin la difficulté à supporter le stress.

Le sevrage tabagique, une issue

Le sevrage se définit comme l'arrêt progressif ou immédiat de la consommation d’une substance dont le sujet est dépendant. Dans le cas du tabagisme, la substance mise en cause est essentiellement la nicotine. Pendant le sevrage tabagique, l’organisme réclame sa dose de nicotine pour satisfaire une certaine sensation de bien-être, c’est l’état de manque. La dépendance s’explique par des phénomènes purement biologiques. Mais, il est indispensable de tenir compte du rôle de l’environnement qui entoure le fumeur.

Les gestes et les petites habitudes associés au tabac sont perçus par le cerveau comme autant de signaux capables de provoquer une envie irrépressible de fumer. Pour peu que la consommation du tabac reste régulière, une dépendance imputée à la nicotine s’installe. Cette composante du tabac fait ressentir ses effets sur une zone du cerveau associée au plaisir et à la gratification, et ce, quelques secondes après l’inhalation de la première bouffée. Le fumeur ressent alors une agréable sensation de détente et de satisfaction. Le cerveau en demande rapidement plus. Le fumeur développe alors le besoin d’une dose régulière qui finira par l’enfermer dans un cycle vicieux. Certains diront dans un cycle infernal.

La décision d’arrêter de fumer

La décision d’arrêter de fumer par soi-même n’a pas toujours marché pour ceux qui le désirent. Si d’aucuns ont réussi à s’en sortir, d’autres, par contre, après une certaine période d’abstinence, se sont replongés dans la dépendance de la nicotine. Pour pallier cette situation des substituts nicotiniques qui leur sont proposés, ils sont ainsi soumis à un sevrage tabagique. Il est à noter que le sevrage tabagique, pouvant conduire à l’indifférence au tabac, nécessite un certain temps dont la durée est fonction de la susceptibilité individuelle.

Comme on peut le constater, l’arrêt du tabac n’est pas chose aisée. Cependant, à force de volonté, aucun obstacle n’est infranchissable surtout lorsqu’il s’agit d’un tabagisme dont les méfaits sont bien connus: responsable d’un grand nombre de maladies (cardiovasculaires, respiratoires, cancers…), avec au finish beaucoup de décès par an. Les autorités en charge de la santé doivent sensibiliser les jeunes sur les méfaits de la cigarette sur la santé.

 

Sinclair ARIES

 

LE PERSONNEL D’AZUR-CENTRAFRIQUE EN GREVE

Le personnel d’AZUR Centrafrique réclame ce mardi 27 décembre le payement de six (6) mois d’arriérés de salaires. Ces derniers ont barricadé l’entrée de la concession de ladite société. Les stigmates du mécontentement sont encore visibles sur le mur de la concession.

Le personnel de l’opérateur de téléphonie mobile AZUR se met une fois de plus en grève . Des tam-tams, des sifflets, des cris des casseroles, des danses, c’est l’ambiance devant la concession de la Direction Générale d’AZUR-Centrafrique.

A ces 06 mois d’arriérés de salaires viennent se greffer le payement des 13ème mois 2016 et 2017. Le personnel dit être à bout de souffle par ce qu’il appelle l’indolence du Directeur General Chaou Morel, car ajoute-t-il, à cause de ce dernier il a connu le paroxysme de la misère.  Sur les murs de la concession, on peut lire « personnel d’AZUR en grève, encore en grève et toujours en grève; Morel Chaou l’homme au-dessus de la loi en Centrafrique; payement de 06 mois d’arriérés de salaires; Morel Chaou tyran et bourreau des centrafricains d’AZUR; Morel Chaou insécurité sociale...

Nous avons tenté sans succès d’avoir la version des faits des responsables de la société. En l’espace de deux mois, le personnel d’Azur s’est mis en grève deux fois. La dernière grève remonte au mois de novembre où le personnel réclamait 13 mois de retard de salaires.

 

Félicien Nzapayeke Mamadou

 

 

UN ANCIEN SULTANAT AUX RACINES DES REVENDICATIONS DU NORD DE LA CENTRAFRIQUE

La majorité des revendications des populations des régions du nord de la Centrafrique, enclavées et peu développées, prennent leurs racines dans l'histoire du sultanat du Dar-el-Kouti deeno Mohammed Sussi, à la fin du XIXè siècle, dont elles se réclament héritières.

Senoussi était l'adjoint d'un influent marchand d'esclaves devenu sultan, Rabah, installé dans l'actuel Etat du Borno, au Nigeria, dans la région d'implantation du groupe jihadiste Boko Haram.

Il se sépare, dans les années 1880, de Rabah et s'installe à Ndélé, dans l'actuelle RCA, ville située à environ 600 km au nord de Bangui, où il prend le contrôle de cette région d'affrontements et d'insécurité généralisée. En 1890, il prend la tête du sultanat du Dar-el-Kouti.

Entre le Soudan et le Tchad, el-Kouti est une localité du nord-est de la République centrafricaine, dans la région de Ndélé. Le nom Dar-el-Kouti vient du mot arabe signifiant "pays" et de kouti, qui désigne une forêt en langue locale runga.

"Fondé au XVIIIe siècle, le sultanat du Dar-El-Kouti fut porté à son apogée politique et économique par Mohamed Senoussi", explique Bernard Simiti dans son livre référence "Le Dar-el-Kouti : empire oubanguien de Senoussi : 1890-1911".

Senoussi y régnait en maître et pratiquait la traite des esclaves à grande échelle vers l'Afrique du Nord, qu'il chassait parmi les populations autochtones dans toute la région de Ndélé et au-delà.

Ndélé était alors une ville de commerçants où accouraient les aventuriers en tout genre depuis les régions et royaumes voisins du Sila, de Sokoto, du Fezzan, du Ouaddaï et de Kano.

En 1891, le sultan massacre la mission de l'explorateur français Paul Crampel, un ancien secrétaire particulier de Pierre Savorgnan de Brazza, alors qu'il tentait de relier le bassin de l'Oubangui (l'actuelle RCA) à celui du Chari (le Tchad).

A la fin du XIXè, de nombreux explorateurs français: Léon de Poumayrac, Alfred Fourneau... meurent ou échouent dans cette région, embarquées dans de périlleuses expéditions vers le lac Tchad.

Un seul réussit, en 1897: Emile Gentil, qui deviendra plus tard commissaire général du gouvernement au Congo français. La même année, il signe la naissance d'un protectorat français avec le sultan Senoussi.

Les troupes coloniales françaises tuent pourtant en 1911 le sultan Senoussi à Ndélé. Le Tata, son ancien palais fortifié, occupe une plate-forme au dessus de la colline surplombant la ville de Ndélé et se visite encore. Il a été soumis en 2006 par la RCA à l'Unesco pour être désigné "patrimoine mondial" de l'humanité.

"Nous étions là bien avant les Centrafricains de Bangui", déclare aujourd'hui à Birao un haut gradé du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), groupe armé qui se réclame du sultanat d'antan pour asseoir sa légitimité dans le nord.

Son chef, Noureddine Adam, longtemps défenseur d'une sécession du nord et d'un retour au Dar-el-Kouti, aime à montrer à ses visiteurs une photo noircie par le temps du sultan Mohammed Senoussi.

 

AFP

 

 

 

LA BAD OCTROIE 16 MILLIONS D’EUROS ET L’UE 30 MILLIONS D’EUROS POUR L’INSTALLATION DE FIBRE OPTIQUE EN RCA

Cette bonne nouvelle pour l’Exécutif de la RCA et de tout le peuple centrafricain est tombée à point nommé, juste à  quatre (04) jours de la fin de cette année 2017. Elle a été diffusée officiellement sur les ondes de la Radio France Internationale (RFI) par nos confrères, ce mercredi 27 décembre 2017.

En effet, la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Union Européenne (UE) se sont engagées à octroyer respectivement 16 millions et 30 millions d’euros pour l’installation de fibre optique en RCA. C’est pour autant dire que le projet initié fort longtemps par l’Etat centrafricain  sera finalement effectif au cours de cette année 2018. Et cela va permettre à la RCA d’être connectée de manière permanente à de hauts débits tant au niveau national qu’international. Il est donc évident qu’avec l’installation de cette fibre optique, le pays ne va pas connaitre assez de problèmes en matière de réseau de communication et de connexion à l’internet, tributaires de l’Energie Centrafricaine (ENERCA). De quoi donner du baume au cœur des utilisateurs de téléphones mobiles, des internautes, des opérateurs économiques, des chercheurs… en RCA.

Car dans ce troisième millénaire où nous vivons, marqué par la mondialisation et la compétions rude entre les Nations, notre pays, la RCA ne peut rester éternellement à la traîne des autres pays dans tous les domaines de la vie active. Et surtout dans le domaine des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), indispensables dans les échanges internationaux à divers degrés.

Gageons que, pour cette année 2018, le projet de la fibre optique va se réaliser en RCA. Ce n’est pas de l’utopie mais plutôt de la réalité. Vive la coopération agissante entre la BAD, l’UE et la RCA et que celle-ci se pérennise dans d’autres domaines productifs nationaux. Et tout cela au profit du peuple centrafricain.

 

Le Petit YEKOA

 

 

CENTRAFRIQUE : 2017 MARQUEE PAR UNE ECONOMIE EN BERNE

La Centrafrique a vécu une année 2017 compliquée avec une économie soutenue de bout de bout par la communauté internationale plus précisément les institutions de Bretton Woods, à cause surtout de l’occupation de plus de 80 % du territoire par des groupes armés qui perçoivent les taxes et autres impôts dus à l’Etat, privant le pays de ressources financières.

Cette morosité économique, induit une baisse sensible du taux de croissance en 2017

De 5,2% en 2016 selon les prévisions de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), ce taux de croissance chute à 4,8 % en 2017.

Le FMI a conclu un programme économique avec le pays qui l’a bien respecté. Ce qui lui a valu l’octroi de plusieurs facilités élargies de crédit en 2017.

En dépit de conditions de sécurité et humanitaires difficiles, le pays mène son programme économique conclu avec le FMI de manière satisfaisante explique un communiqué de presse de cette institution financière dont le conseil d’administration a pris la décision d’appuyer encore le gouvernement en vue de juguler les dettes sociales et commerciales afin de soutenir la croissance économique et la cohésion sociale dans le pays.

Ainsi, au cours de cette année 2017, près de 100 milliards de FCFA ont été octroyés à la RCA par le FMI.

Le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) présenté aux bailleurs de fonds à Bruxelles en 2016 connait des difficultés de financement.

Selon le Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, «les décaissements en 2017 ont atteint 138 milliards de F cfa, soit environ 210 millions d’euros», alors que les bailleurs ont promis 2,5 milliards de dollars.

La Banque Mondiale et l’Union Européenne, la Banque Africaine de Développement ont annoncé l'augmentation de leur aide à la RCA afin de faciliter son relèvement économique.

Ainsi, les infrastructures routières et des bâtiments administratifs et scolaires sont reconstruits grâce au financement de ces institutions.

Ajoutons que plusieurs personnalités qui dirigent ces institutions financières ont visité la RCA pour toucher du doigt les réalités des difficultés que le pays le traverse.

C’est le cas en janvier de Christine Lagarde directrice générale du FMI. Il a été suivi par Moctar Diop, directeur zone Afrique de la Banque Mondiale, en mars dernier

Grace à ces institutions financières internationales, l’Etat arrive à faire face à ses obligations régaliennes à savoir le paiement des salaires, pensions et bourses.

En novembre dernier, un forum des investisseurs a été organisé par le ministère du commerce en vue d’améliorer le climat des affaires et faire revenir les bailleurs qui ont fui le pays à cause de l’insécurité qui a détruit leurs outils de productions.

Les productions agricoles connaissent des difficultés à cause des violences des groupes armés qui empêchent les activités champêtres.

La culture du café est presque abandonné par les paysans puisque la production est fortement taxée par les groupes armés si bien qu’ils sont découragés.

Le coton et le cacao renaissent mais doivent être subventionnés pour avoir un meilleur rendement.

Concernant les mines, une partie du pays, l’ouest, est autorisée par le processus de Kimberley, pour exploitation et exportation.

Pour cette année, l’Etat a fixé une nouvelle taxation de ces pierres précieuses afin d’avoir des recettes dans ses caisses, car l’ancienne taxation qui date de plus de trente ans constitue un manque à gagner pour l’Etat.

La RCA et l’Afrique du Sud ont aussi signé un protocole d’accord dans le domaine de mines au mois d’aout.

Il s'agit pour l'Afrique du Sud d’aider la Centrafrique à apprendre et à adopter les meilleures pratiques en matière de réforme législative et de législation minière.

L'accent est mis dans le protocole sur les institutions de géologie, l’échange d’expérience, de compétence et le renforcement des capacités en ressources humaines dans le secteur minier en faveur des Centrafricains

 

APA-Bangui

 

 

 

CENTRAFRIQUE : BIRAO, CAPITALE A LA DERIVE DU NORD « ABANDONNE »

L'Etat, c'est comme le sable", dit un vieil homme assis à l'entrée du marché, "il s'envole quand le vent fait son entrée". Et à Birao, l'Etat semble s'être envolé dès l'indépendance, en 1960. Dans cette région isolée du nord de la Centrafrique, les habitants se sentent "abandonnés".

Ici, pas de préfet, de médecin, d'enseignant, de douanier, de gendarme, de juge... La liste des absents est longue et les vieux bâtiments administratifs - construits sous la colonisation française - sont vides et décrépis.

"L'Etat ne regarde pas la Vakaga, et ça dure depuis 57 ans", date de l'indépendance de cette ancienne colonie française, raconte Moussa Issa, député suppléant de Birao, autour d'un verre de thé.

L'enclavement de la région empêche son développement. Six mois dans l'année, le temps de la saison des pluies, la Vakaga est une île, livrée à elle-même et coupée du monde par les eaux des rivières en crue.

"Les routes sont coupées, on ne peut circuler qu'à dos d'âne, de chameau ou à cheval, ce n'est pas normal!", peste Abdelkarim Moussa, commerçant.

Alors, faute de pouvoir se déplacer hors de la ville - où il y a à peine une vingtaine de voitures -, la population d'environ 14.000 personnes palabre à l'ombre des manguiers en buvant du thé à grand renfort de salamalecs.

L'installation de deux opérateurs téléphoniques a bien suscité de l'espoir, mais l'absence de source d'électricité permanente limite leur fonctionnement.

"Je suis pessimiste pour la Vakaga", soupire Oumar Garba, notable qui reçoit chez lui, dans l'une des rares maisons en dur de Birao. La majorité des habitations y sont faites de torchis et de paille.

- Sur le dos du Soudan-

"Nous vivons sur le dos du Soudan, sans la route vers là-bas on ne pourrait pas vivre", ajoute-il, lui-même propriétaire de six camions et grand commerçant de la région.

Située dans une zone grise aux confins des frontières du Tchad et du Soudan, au carrefour d'antiques routes commerciales et au cœur de trafics bien actuels - armes principalement -, la Vakaga s'est tournée vers le Soudan depuis que N'Djamena a officiellement fermé sa frontière centrafricaine, en 2014.

A Birao, sur le marché et dans les rues de sable, on parle arabe autant que sango et français, les langues nationales centrafricaines. L'accès à Nyala, la grande ville soudanaise située à 300 km, est bien plus simple que la route dangereuse vers Bangui, longue de 1.000 km, où les combats font rage par endroits et où la soldatesque impose partout sa loi.

"Je me sens plus chez moi à Nyala qu'à Bangui. Au Soudan, je peux sortir en ville sans problème. A Bangui on doit rester au PK5", l'enclave musulmane de la capitale, poursuit le commerçant Moussa.

C'est dans cette poudrière sociale de Birao qu'est né le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), groupe armé emmené par Nourredine Adam. Sur ce terreau de chômage et de frustration, le chef de guerre a recruté à tour de bras, cofondé avec d'autres groupes armés la Séléka en 2012, et lancé sa marche vers Bangui, pour faire entendre ses revendications et renverser le président François Bozizé en 2013.

La prise du pouvoir par la coalition rebelle, marquée par d'innombrables exactions et pillages, a entraîné une profonde crise sécuritaire et humanitaire en Centrafrique.

"Si on avait été traité d'égal à égal avec les autres préfectures du pays, les habitants de la Vakaga n'auraient jamais pris les armes", veut aujourd'hui penser un conseiller municipal.

- 'Bangui se joue de nous!' -

Bon gré mal gré, le FPRC a pignon sur rue dans Birao. En vertu d'un accord avec la force de l'ONU, la Minusca, en RCA depuis 2014, ses hommes n'arborent pas d'armes en ville, mais le groupe - et ses revendications populistes - bénéficie du large soutien de la population locale.

"C'est grâce au FPRC que nous sommes sécurisés. Depuis qu'ils sont là, il n'y a plus ni braconniers ni bandits qui viennent chez nous tuer nos habitants", assure le sultan de la Vakaga, Ahamat Moustapha Am-Gabo. Des braconniers qui au fil des ans ont massacré les grands animaux - en particulier les éléphants - des parcs de la région, laissant la brousse vide d'une faune autrefois luxuriante.

A d'autres médias, il y a dix ans, le père d'Ahamat, lui aussi sultan, tenait le même discours. Si le nom du groupe armé a changé, les peurs et le sentiment d'abandon sont restés les mêmes.

Tous les habitants rencontrés adhèrent aux positions anti-Bangui et pro musulmanes du groupe armé. La ville, ancien haut-lieu d'un sultanat musulman prospère et esclavagiste, n'a vu depuis 1960 que désespoir et pauvreté, selon ses habitants.

Pis, l'armée nationale y a commis des exactions qui reste gravées dans les mémoires, en 2006 notamment. Alors, quand le pouvoir central a voulu réinstaller un préfet en septembre, ancien militaire autrefois déployé dans la Vakaga, les habitants et le FPRC ont refusé net.

"Bangui se joue de nous, ce n'est pas possible!", lâche Moustapha Fadoul, la trentaine, au chômage. Lui ne voit pas de solution à "cette situation caduque". Seule raison de sourire selon lui: deux ONG, une américaine et une française, qui interviennent dans l'éducation et la santé.

"Elles sont indispensables", dit-il, en ajoutant : "C'est dommage que la Vakaga ne puisse pas s'occuper de ça elle même".

 

AFP

 

 

TOUTE L’AFRIQUE

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Tchad

: Une quinzaine de morts dans des affrontements entre orpailleurs dans le Nord

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Algérie- Maroc

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L’armée sahraouie "est prête à faire face" (…) pour arracher le droit du peuple sahraoui à l'indépendance" et "ne peut être confinée éternellement dans un statut de réfugié", a averti lundi soir Abdullahi Lehbib, "ministre de la Défense" du Front Polisario, cité par l'agence algérienne APS. "L'… AFP

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Côte d’Ivoire 

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Le procès de l’ex-ministre de la Fonction publique de Laurent Gbagbo, jugé pour « complicité d’assassinat » depuis le 18 décembre, s’est achevé ce mardi par une condamnation à vingt ans de prison ferme. Ses avocats comptent interjeter appel devant la cour de Cassation.

Vingt ans de prison ferme pour Hubert Oulaye et pour son coaccusé Maurice Djiré, un villageois de 37 ans originaire de Guiglo (la ville natale de Oulaye, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire), accusé d’être un exécutant.

La justice soupçonnait le baron du Front populaire ivoirien (FPI-tendance Aboudramane Sangaré), jadis très actif dans la région de l’Ouest, d’avoir financé, à hauteur de 2 millions de francs CFA (3 000 euros), un groupe armé composé de mercenaires libériens et de miliciens autochtones guérés accusé d’avoir tendu, le 8 juin 2012, une embuscade mortelle à des casques bleus de l’ex-Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

Sept casques bleus nigériens et un soldat ivoirien avaient été tués dans l’attaque. Le même jour, dans une opération distincte mais en lien avec la première, au moins huit civils ivoiriens avaient été tués – quinze, selon d’autres informations… Jeune Afrique

 

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