OBO : « 400 FILLES AGEES DE 08 A 15 ANS..

Mercredi 07.06.2017 : 10H38

OBO : « 400 FILLES AGEES DE 08 A 15 ANS VIOLEES PAR DES ADULTES, LES UNES PAR LEURS PROPRES PERES », SELON DES SOURCES LOCALES 

D’après des sources judiciaires et des ONG humanitaires émanant d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, située à l’extrême Sud-est de la RCA,  il est fait état de ce que, « 400 filles âgées de 08 à 15 ans sont violées par des adultes, les unes par leurs propres pères. Un cas troublant parmi tant d’autres, c’est le viol d’une fillette âgée de 07 ans par un jeune homme de 22 ans. Et cette fillette est décédée des suites de son viol. Ces filles mineures violées ne bénéficient d’aucune assistance et le tribunal de Grande Instance d’Obo est totalement débordée par les multiples cas de viols à répétition ». Incroyable, mais pourtant vrai.

Nul n’ignore que la préfecture du Haut-Mbomou en général, et la sous-préfecture d’Obo en particulier, sont sous la coupe réglée des rebelles ougandais de la LRA du tristement célèbre pasteur Joseph Kony, depuis plus d’une décennie. Ces rebelles de la LRA ont commis et continuent de commettre des violences basées sur le genre (viols, abus et exploitations sexuels) sur les filles et femmes, sans perdre de vue les autres exactions de tout genre sur la population civile. Qu’à cela ne se limite là, malheureusement, ce sont des adultes centrafricains, conscients et responsables qui ont pris le relais de viols des filles mineures aux rebelles de la LRA à Obo.

Des pères qui violent leurs propres filles qui n’ont pas encore l’âge de puberté (18 ans), prévu dans le Code de la Famille de la RCA, cela dépasse tout entendement humain et relève de la pire espèce animale. D’ailleurs, une telle infraction qualifiée «  d’inceste » est prévue et punie par les lois de la République, tout comme les autres formes de violences basées sur le genre. Pour remédier à de telles pratiques déshumanisantes et déshonorantes en RCA, il va falloir travailler en synergie en associant les autorités locales, les religieux, la société civile et les services décentralisés de l’Etat dans la lutte sans merci contre les violences basées sur le genre. Et surtout en dénonçant les auteurs, coauteurs et complices de ces violences basées sur le genre aux autorités judiciaires, afin que la justice fasse son travail.

 

Le Petit YEKOA

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